partie, à la fin
/Jo L INTERVENTION DANS LES ŒUVRES
sur (( l'Utilité de l'Allégorie pour l'instruction du peuple », et invite celui-ci à se prononcer à son tour sur la question par la voie des journaux \ De là la froideur et la sécheresse du ciseau dans les bas-reliefs de Cliaudet et de Lesueur, qui nous restent, et dans celui de Moitte, dont nous avons les dessins. Ni la vie tumultueuse des événements, ni la ferveur patriotique des hommes n'y sont passées ; cela reste de l'art pédagogique, et aussi de l'art de pédagogue, où se reconnaît la marque personnelle de Quatremère : « l'édifice entier sera le catéchisme figuré des devoirs de l'homme en société. La coupole qui le couronne sera comme la péroraison de tout ce discours allégorique S) .
Cet art se donne aussi comme une réaction contre l'art du xviii'' siècle. Soufïlot, superficiel comme son temps, avait donné au Panthéon (( un air d'hilarité par suite de la trop grande division des voûtes et de toutes les parties » : ramenons tout cela à l'unité, et, pour que le Panthéon soit grave, concentrons la pensée \ Quatremère commence par faire éclaircir l'enroulement de la frise à rinceaux qui court autour de l'édifice \ Quel dommage que les colonnes de la première nef aient déjà été cannelées, et qu'il faille maintenant tout canneler, pour l'harmonie! Quatremère s'y résigne, par nécessité. D'ailleurs Soufllot, séduit par la richesse fallacieuse du corinthien semi-oriental deBaalbeck etde Palmyre, dont la vogue a été lancée en 1767 par Dawkins et Wood^ a (( brodé son monument », surtout les voûtes, d'un luxe de (( pauvretés. . . , mesquineries de détail, bagatelles, fleurs, bouquets, épis de blés, têtes de chérubins..., et autres puérilités inutiles ». Quatremère, d'accord avec Rondelet, stimule
1. Proces-verbaux de la Commune des arts, p. 33 1, 337 (®^ ^19^)-
2. i^'' Rapport, de 1791. — Il ne devait y avoir que deux exceptions: la frise des funérailles des grands hommes au stylobate du Dôme, et le bas-relief de Lorta : les femmes françaises apportant leurs bijoux à la barre de l'Assemblée. Quatremère avait assisté à leur démarche; Mme Moitié les conduisait, et Moitte grava la scène dans le style du bas-relief (A Z6u/n Dayot, p. i5i).