‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 48 sur 396 · Lettre à Rœderer, AN, Fi · texte numérisé non relu

Lettre à Rœderer, AN, Fi

5. Discours aux funérailles de Moitte (^Mérn. Institut, 1808-18 10).

6. Discussions de la classe des Beaux-Arts sur le grand prix Décennal. Paris, 1810,

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leurs yeux, est d'être associée au monument, dont elle reçoit rythme, calme et majesté. Le Moniteur^ remarque en 1809 « le nombre considérable de bas-reliefs qui couvrent les monuments » qu'on élève, et qui font que « la sculpture française, comme le dira Quatrenière, peut se vanter d'être sans rivale en ce genre ^ ».

C'est surtout au Panthéon que le bas-rehef se fait plus saillaut qu'autrefois afin de ne pas se confondre avec les dégradations du tableau, et qu'il rompt avec la manie du pittoresque. C'est contre ce vice que Quatremère commence ici la lutte de toute sa vie, contre la confusion des deux techniques, contre les plans nombreux, contre l'air, le rayon et le nuage figés dans la pierre. L'architecte Fontaine, praticien de la ligne ferme, salue au Panthéon, avec la direction de son ami, « le rétablissement du bon goût dans l'architecture et dans la sculpture », qui ne vont plus chercher a (( représenter des effets et des couleurs, les contours tortillés et chinois^ ».

Dans l'art même du bas-relief, c'est le fronton qui a reçu au Panthéon le plus d'éclat. Ceux du xviii'' siècle* étaient tous de proportions beaucoup moindres, et dans celui de G. Coustou ' le sujet, presque négahf, n'occupait qu'une place réduite : une croix, des rayons, des nuées, quelques têtes d'anges émergeant à peine, ne sont pas des « figures » selon l'art néo-antique. C'est le tympan de Moitte qui, de 1791 à 1806, 011 il est voilé, sert de modèle \ et même jusqu'à la révélation des frontons du Parthénon entre 1816 et

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