‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 49 sur 396 · Op. cit., p. /[Q · texte numérisé non relu

Op. cit., p. /[Q

A. Ceux de N. Goustou à l'aile Est de la cour du Louvre et de G. Goustou aux deux hôtels de la plaèe Louis XV, ceux de l'église des Filles de Saint-Ghaumont, de Saint-Philippe du Roule...

5. Voir le précieux dessin encastré en médaillon dans le cadre du portrait de Soulïlot (Louvre, salle XV) ; au musée Garnavalet le dessin de G. de Saint- Aubin, l'aquarelle de Meunier, l'estampe de Demachy, le dessin de Lagrenée fils gravé par Miger...

6. Le dessin original a été brûlé en 1871 avec une partie de la collection

LES TRAVAUX d'aRT ET EMRELLISSEMENTS DE PARIS 4 7

1818, à laquelle Quatremère a contribué. Détournelle le décrit dans son Journal', le 3 frimaire an II Grégoire demande au Comité d'instruction publique de la Convention qu'on nomme des commissaires pour le visiter officiellement; Romme fait étendre l'invitation à tous les patriotes et amateurs d'art. Sur l'invitation de Moitte, le 21 frimaire an II le Comité décide d'aller lui-même le visiter ^ Le curé philanthrope Chaisneau en commente la signification et en évoque les formes ^ Il fait désormais partie des curiosités de Paris. Même après qu'il est voilé, Lebreton se charge de rappeler à l'Empereur, en 1808, que derrière la toile grise se cache (( le plus beau fronton moderne », et du reste « le seul de son espèce ». Quatremère lui-même, aux funérailles de Moitte (18 10), compense par un bel éloge \ 011 il se sent intéressé, le tort fait à l'œuvre de son collaborateur par la réaffectation de l'édifice au culte.

En vertu de cet exemple le fronton de l'Empire aura peu de plans, peu de personnages, et sera de rythme assez calme '^ . Le motif du milieu, sculpté à même le massif, car on ignore encore qu'aux frontons du Parthénon de véritables statues étaient posées sur le large entablement dorique, sera un groupe trinaire, de costume héroïque, allégorique, le personnage abstrait du milieu distribuant des couronnes. Ce dernier est un lieu commun que Quatremère et Moitte, qui l'ont pris à l'antiquité', remettent en vogue : on le retrouve dans le fronton dessiné par Molinos et Legrand (1791) pour la Madeleine aménagée en Palais législatif, dans le bas-relief

Gatteaux. Cf. au musée Carnavalet le dessin d'Abr. Girardet, l'apothéose de J.-J. Rousseau ; la Description de Paris, le Recueil de Durand, etc..., et ci-dessous.

1. Prof'ès-verbanx du comité d'Instruction publique de la Législative.

2. Le Panthéon français..., Dijon, 171)2 (Bibl. Nat., Lb^o 5^58).

3. D'un commun accord la classe le pria de se charger de ce devoir, bien que Quatremère ne fût pas de ses membres.

4. « Il n'est pas dans la nature de la sculpture de représenter des actions composées et multiples » (Arch. Littéraires, p. 279).

5. N'y aurait-il pas dans le fronton de Moitte des réminiscences des dessins de Carrey que Quatremère et lui connaissaient .^* (publiés en 1788 dans l'atlas du Voyafje d'Anacharsis par Barbie du Bocage).

48 l'intervention dans les oeuvres

de Cartellier au porche est du Louvre (1810), dans celui de Ramey père à l'aile sud de la cour, dans le projet de Peyreneveu (180/i) pour le fronton du temple de la Gloire \ dans le dessin du fronton du Palais Législatif ou Palais Bourbon (côté cour) gravé par Landon sous les auspices de Quatremère pour la monographie qu'écrit celui-ci (1808), et dans le bas-relief de Chinard destiné à l'arc de triomphe de Bordeaux (Sal. 1808) : ici surtout la réminiscence est évidente^ Brisé en 1828, le fronton de Quatremère et de Moitte ne perd pas sa vertu d'enseignement ; le modèle original était déposé depuis longtemps à l'école des Beaux-Arts, les débris sont conservés sous la garde de Gaulle au dépôt des marbres, rue de l'Université, et les moulages à l'île des Cygnes. C'est d'après ces moulages que L.-P. Baltard, qui l'a dessiné une première fois au crayon noir^ puis l'a gravé dans une vue d'ensemble du Panthéon'^, fait une grande lithographie en trois pièces^ destinée à entrer dans son Essai méthodique sur la décoration des édifices (181 7), resté inachevé, et dans ses cours de l'Ecole. Gaulle, élève de Moitte, ne se borne pas à prôner le fronton à ses élèves, dont est Rude : il rêve de le rétablir. Alléguant la Révolution de i83o, il propose à Casimir Périer de réunir et de replacer les fragments tels quels, et joint à sa lettre trois croquis. La proposition est acceptée, et, sur la recommandation de Gaulle, c'est David d'Angers ^ qui est désigné pour surveiller le replacement et assurer l'homogénéité des parties par quelques restaurations ; ce n'est que plus tard que l'ambition de David se hausse à exécuter un bas-relief nouveau. Voilà pourquoi le motif cen-

I. AN, Est., Topographie, Seine, Va 284, et un autre de même destination et anonyme.

'1. Landon, Annales du Musée, Sal. 1808, t. II, pi. 34. — Dans le tableautin de Prudhon (Louvre, salle 111, 757), le mariage de Napoléon et de Marie- Louise, composé en bas-relief, le centre paraît être une autre réminiscence.

3. Inventaire des dessins du Louvre... de J. Guiffrey et P. Marcel, I, n" 190, désigné par erreur comme projet de fronton.

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