Journal de Paris, 7 juin
LKS TRAVAUX DAllT ET EMBELLISSEMENTS DE PARIS bC)
lui-mcine, Quatremôre conçoit, en somme, la cérémonie civique comme une frise en mouvement.
Ces décorations de la fête de la Loi et de la translation des cendres de Yollaire, dont il s'est fait le custode au Panthéon, il les prête en juillet 1792 aux ofliciers municipaux pour la fête de la Fédération ^ Le 9 mai, il avait été nommé par le Comité d'instruction publique commissaire avec Baudin, pour l'exécution du monument décrété en Thonneur de J.-J. Rousseau^. Le rapport ne fut pas présenté: Rousseau devait attendre jusqu'en l'an III, sous la Convention, les honneurs du Panthéon. L'année suivante, il est chargé par le département^ de l'exécution de plusieurs détails des funérailles de Lepelletier, sans doute du socle monumental, décoré de candélabres antiques, sur lequel fut déposé le corps, sous le dôme, et des « sépulture, sarcophage et peinture », dont il envoie un mémoire*. Il eut certainement à s'entendre sur tous ces points avec Chénier, rapporteur pour la cérémonie, avec David et Sargent, auxquels le Conseil exécutif et le département de Paris avaient confié les mesures àprendre\ C'est par Rondelet qu'il fait construire le sarcophage, en bois, recouvert de toile peinte (( en granit oriental », avec inscriptions sur les quatre faces. Il joint à sa lettre*^ un petit dessin des formes et des proportions ; « j'adopte cette forme, lui écrit-il, pour varier ces monuments ainsi qu'il est convenable ». Nul plus que lui, qui s'occupa de l'archéologie et de l'art des tombeaux, de celui de Mausole à ceux que sculpta Canova, n'était apte à trouver au thème des variantes. Variante fragile ! Quatremère éprouve ici pour son compte la nécessité qu'il déplore^ au sujet de Moitte, de Chalgrin, de
1. Lettre au département, juillet (Arch. Nat., F*^ 325''*/i07).