‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 85 sur 396 · Annales françaises des Arts, t VJ, 1820, p · texte numérisé non relu

Annales françaises des Arts, t VJ, 1820, p

f\. Séance du 26 août 182 1 (Extrait des Proces-verbaux. aux Archives Nationales).

QO L INTERVEM'IOX D \>S LES ŒUVRES

est le héraut, fait-il un nouvel appel à la générosité du Ministère. En 1824, Bins-de-Saint-Victor \ renouvelant ces vœux, recopie encore simplement des pages de Quatremère. Celui-ci a si fortement marqué de son empreinte l'historique elles projets qu'on les lui emprunte. Lui-même ne se lasse pas : en 1826 dans le Dictionnaire encyclopédique d'architecture, en 1882 dans le Dictionnaire Historique d'architecture, en i835 dans les Souvenirs historiques du Vieux Paris, il rappelle aux Parisiens, avec une monotonie quasi-liturgique des idées et des termes, la beauté, le passé, le présent, l'avenir souhaitable du monument. A sa dernière notice il joint deux expressives lithographies de Lemercier^. En i83i il avait reçu une première satisfaction : Paris, grâce au nouveau Préfet, avait acquis les Thermes de Lutèce. Mais une amertume dut se mêler à sa joie d'archéologue : il n'avait voulu sauver qu'un édifice gallo-romain et n'y installer que des œuvres de la même civilisation ; le vœu de Grivaud de la Vincelle d'y joindre des objets purement celtiques n'avait pas eu d'écho. Mais, en i833, Albert Lenoir^ expose au Salon son projet de réunir aux Thermes le gothique hôtel de Cluny, quia « commencé, dit Quatremère, la dégradation de l'ouvrage des Romains )), pour en faire un musée du moyen âge. Voilà le moyen âge qui s'installe, contenant et contenu, à côté de l'antiquité : Alexandre Lenoir avait, par son fils, sa revanche, que Du Sommerard rendra complète.

Il reste que Quatremère a eu, dans la destinée des ruines et du musée des Thermes au xix*' siècle, un rôle très précoce et très éminent, que Du Sommerard signale à peine, qu'Albert Lenoir, ViLet \ Jollois ' et d'aulres taisent comme par complot. C'est que ce rôle était tout au profit de la sacrosainte antiquité, et de la plus dangereuse de toutes, celle qui

1. Tableau historique de Paris, 2^ édit., 1824, t. 3, p. 6/i4 sq.

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