‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 87 sur 396 · lettre à Canova · texte numérisé non relu

lettre à Canova

4. Bibl. Institut, Rec. Z 2^2^' (n" 2) : critique impitoyable des chevaux de Venise et de M. A.urèle, et des imitations qu'en ont faites les peintres romains, Raphaël tout le premier. — Cf. aussi Paillot de Montabert, Traité de Peinture, t. IF, p. 344. — Gericault se met à modeler d'après les cavaliers de la frise du Parthénon.

5. Lafolie, Mémoires histori<]ues relatifs à la fonte de la statue équestre de Henri IV, Paris, 1819.

LES TRAVAUX d'aRT ET EMBELLISSEMENTS DE PARIS i)3

qui avait dirigé Roguier dans l'exécution de la statue provisoire. En i8i5 le comité le nomme commissaire avec Dufourny et Pérignon pour suivre le travail du sculpteur ; il va voir le petit modèle en plâtre et en rédige un rapport déjà très élogieux^: tout en reproduisant dans l'ensemble l'ancienne statue de Franqueville, selon le programme, la nouvelle lui est supérieure par la vie et les formes plus choisies du cheval, par l'aisance et la noblesse du cavalier, par la légèreté de l'écliarpe. L'année suivante, après visite au grand modèle en plâtre qui doit servir à la fonte, il fait au comité un second rapport ", qui n'entre si intimement dans le délail des intentions de Lemot que parce qu'elles furent les siennes. Il est curieux de lui voir faire exception, en faveur de la physionomie si populaire de Henri IV, à sa théorie de l'idéalisation nécessaire des héros ; l'art académique s'est trouvé ici sollicité entre la vérité historique, qu'exigeaient une tradition familière à tous et le loyalisme monarchique, et la transposition néoplatonicienne, qui est la règle pour l'effigie des grands hommes. Il en arrive, lui, le héraut du style généralisateur et abstrait, à faire l'éloge des préoccupations archéologiques qui ont induit Lemot à chercher, sur les modèles mêmes, la couleur locale de l'armure et de l'équipement; il n'est pas jusqu'au « lourd cheval de bataille » qui ne lui paraisse beau de sa vérité^; il est vraiqu'il n'a pas vu encore le cheval du soleil au fronton de Phidias.

Mais l'apologie n'exclut pas la critique : il demande expressément à Lemot de rendre à Henri IV la couronne de laurier qu'il lui avait donnée dans le petit modèle et supprimée dans le grand. Ainsi fut fait : c'est donc grâce à Quatremère que le « bon roi », qui a monté en grade depuis Franqueville, est lauré comme un César romain ; laurés aussi, selon le style héroïque, le Louis XIII de G ortot et le Louis XIV de Bosio. Il demande aussi à Lemot de diminuer les orne-

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