‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 92 sur 396 · septembre (Arch. Nat., F^^ 583-1, et F · texte numérisé non relu

septembre (Arch. Nat., F^^ 583-1, et F

nistre du 22 juillet i822\ au nom de la section de sculpture de l'Académie augmentée de Peyre et de Hurteault, les deux sujets : un fait d'armes du roi guerrier, et une allégorie représentant le prince protecteur des lettres et des arts. Certes Bosio, impatient de surpasser les bas-reliefs de Lemot au piédestal du Henri IV, se piquait d'y mettre variété, vérité, richesse de détails^ ; il y avait chez le sculpteur italien, comme chez Ganova, un instinct pittoresque. Il y aura au passage du Danube, explique-t-il au ministre, quantité de personnages, tandis qu'au socle de Henri IV « le plus beau fait d'armes de ce siècle, l'entrée de Henri IV à Paris, est représenté par une patrouille I » ; il y aura six ou sept plans au lieu de trois, dix-sept chevaux, ce qui est une difficile entreprise, car « on fait plus facilement trois figures d'hommes qu'une de cheval » ; les costumes seront fidèles, et, dans l'Institution de l'ordre de Saint-Louis, les figures seront des portraits ^ Mais l'Académie veillait : c'est pourquoi le Rhin, « large comme l'Ilyssus ou comme la rivière de Bièvre..., beaucoup moins dangereux que le ruisseau de l'égout Montmartre après une averse », n'est, à franchir, qu'un jeu de gamins"^ ; les dix-sept chevaux sont évadés des Panathénées, et les assistants à la cérémonie de l'ordre de Saint-Louis forment le chœur d'apothéose du génie classique.

Le même rapport arrêtait définitivement, contre l'avis du directeur des travaux publics et celui de l'inspecteur général des bâtiments, Heurtier, que les bas-reliefs seraient en bronze, ^( pour l'harmonie de l'ensemble \ » Heurtier avait craint qu'ils ne parussent ainsi faire trou ou tache dans le bloc de marbre ; mais Quatremère se souvient des bas-reliefs en bronze dont Gytiadas avait revêtu le temple d'Athœna Ghalciœcos à Sparte, sans paraître y faire brèche. Enfin

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