Arch. Acad. B.-A., dossier 1822, et Arch. Nat., F
c'est lui qui arrête avec Alavoine le trait des inscriptions, en belles majuscules latines \
Il lui fut moins facile d'obtenir, en 1826, pour la ville de Montpellier un Louis XIV équestre selon son goût. La municipalité avait passé marché avec le sculpteur Debay et le fondeur Garbonneau ; mais Debay est d'origine flamande, et n'a été ni élève de l'Ecole des Beaux-Arts ni romain. Quatremère, nommé par le ministre de l'Intérieur^ à la commission chargée, avant la fonte du bronze, d'examiner son projet entre quelques autres, et de ((proposer toutes les modifications convenables », feint d'ignorer le choix déjà fait de Debay parla ville intéressée% néglige de communiquer à ses collègues la lettre déférente et inquiète 011 le sculpteur lui soumettait son modèle comme le seul en cause, et fait choisir celui de Pradier, (( ancien pensionnaire de Rome..., le seul susceptible d'être exécuté ». Le bronze devait être doré comme le Marc-Aurèle du Capitole, et (( le héros vêtu à la romaine». Debay, grâce à l'insistance de Montpellier, finit par l'emporter; mais, toujours déférent à l'Académie, il la priait de venir visiter dans son atelier l'œuvre modifiée selon l'idéal officiel. Après toutes ces interventions, Quatremère pouvait s'écrier en 1826 avec une joie oi^i entre de la fierté : « Les statues équestres se relèvent à l'envie \ »
Il en a eu d'autres. Nous n'avons pas retrouvé le procèsverbal de la séance 011 le Conseil général ', dont il est une des lumières, exprime en 1826 (( le vœu spontané » d'une statue de bronze sur la place du Palais-Bourbon, en l'honneur de Louis X VIII, qui serait assis, en grand costume royal, tenant le sceptre et la charte. Il serait curieux de connaître comment cette conception, renouvelée des diptypes bysantins ou des sceaux du moyen âge, a pu s'accorder avec la
1. F"^' 583-1. Quatremère collabore aussi à l'inscription elle-même, qui est || l'œuvre de la commission des Inscriptions et médailles,