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quelques semaines auparavant de nous accorder l’appoint de son talent musical,est parti pour un monde meilleur et n’a pas laissé de remplaçant attitré. Qui prendra sa place ? Couture se dévoue et les résultat: rt très passables, beaucoup mieux en fait que le ct ut; chacun y met de la bonne volonté, mais après “ deux fois trente hivers ” on re chante plus guère, quoi qu’en dise la charson. La prière terminée, réunion à la grande salle du Château, mais plutôt grave. chacun, sauf l’excellent Fréchette, semble penser à son bonnet de nuit — c’est au point que le “Bonsoir, mes amis, bonsoir À de rigueur en pareil cas fut mis en oubli.
A dix heures chacun ronflait — même Bellerive, qui, dit-on, eut quelque peine à se caser — ‘ rapport “ aux loups-garous du troisième étage.”
Le 2 septembre s’annonce un peu mieux que son confrère de la veille — n'empêche qu’à cinq heures, les premiers pèlerins de la chapelle ont besoin de leurs parapluies. Les messes se disent dans un désordre un peu pittoresque qui ne semble pas nuire à la dévotion et, à sept heures et demie, Monseigneur Gagnon, notre digne président, commence la messe de communauté à laquelle tous assistent
pieusement. De vieux cantiques chantés par de vieilles voix firent perler des larmes à bien des paupières et l’allocution de l’abbé Scott ne fut pas de nature à diminuer l'émotion. (1)
Au sortir de la chapelle le déjeuner nous réclame et chacun s’efforçe de prouver, l’abbé Fréchette en tête, que les prouesses gastronomiques ne sont pas uniquement l’apanage des jeunes. Dix heures sonnent : le programme comporte une séance spéciale pour l’épuration des comptes, l'élection des officiers et la détermination de l’époque du prochain ‘“ conventum ”, le dernier, affirme un pessimiste. Notre dévoué président, Mgr Gagnon, fait lecture de quelques lettres provenant de confrères absents. MM. les abbés Delamarre et Marchand, et quelques confrères laïques s’excusent fort gentiment de nous fausser compagnie. Les officiers au présent Conventum, malgré leurs énergiques protestations, sont maintenus en charge en ajoutant à leur nombre l'abbé Fréchette préposé à la charge de la caisse. Ilest prévu qu’il y aura un excédent de recettes, toutes dépenses soldées, et l’on décide séance tenante de le consacrer à des bonnes œuvres dont le Séminaire pourra bénéficier. La prochaine réun'nn est fixée
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(1) On aimera à retrouver ici cette tauchante allocution.
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à l’année 1926, pour dignement célébrer le cinquantenaire de la classe de Rhétorique de 1875-76.
Il est midi: c’est le repas des adieux. La note triste en est absolument bannie. La bonne camaraderie d’autrefois s’y manifeste plus que jamais. De vénérables Grands Vicaires, des Prélats romains distingués, de savants Juges oublient volontiers leurs graves occupations pour échanger de joyeux propos avec les bons amis de jadis et de toujours. Le repas terminé, Monseigneur Pâquet, une de nos gloires théologiques et littéraires, veut bien prendre la parole, et ses douces réminiscences font vibrer délicieusement les fibres de nos âmes, en nous rappelant des incidents presque oubliés de notre vie d’écoliers.
En voiture! C’est l’heure du départ. Ces malheureux cochers, si en retard lors de notre arrivée, ne sont que trop ponctuels, maintenant qu'il s’agit de partir. Adieu, Petit-Cap ! Adieu, beau pays de liesse ! Dans quelques quarts d’heure nous sommes rentrés à Québec, moins l’abbé Louis Gagnon qui n’a pas dépassé St-Joachim. Notre “ Conventum à avait commencé par une séance chez le photographe, — cest par une séance chez le photographe que
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notre réunion dut finir, histoire d’un accident à réparer. C’est là, devant le personnel de l'atelier, quelque peu ahuri, que se firent les adieux.
“ Au revoir, se dit-on, le sourire sur les lèvres, au revoir... dans cinq ans.” Dieu veuille que personne ne manque à l’appel !
Ls-2. PARADIS, ptre.
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