TRAITÉ DE BONIFACE AVEC LE DOGE DANDOLO
« Pactum initum inter D. Enricum Ducem Venetiarum et Bonifacium Marchionem Montisferrati.
« Plerumque manifestum est evenisse, quod Hierosolymitana régie, etc., ut in instrumento retroscripto ad verbum, excepta suscriptione notarii, nam ubi in eo legitur, per manus Andrese Gorrado presbyteri, hic est , per manum Pasqualis Maure , cum subscriptione nihilominus alterius notarii, videlicet Viviani, ut rétro, eisdem anno, mense et die. »
On voit que ce traité de Boniface et du doge est la reproduction pure et simple du traité d'avril 1201. Le marquis de Montferrat ayant été élu chef des croisés, il était tout naturel que Venise tînt à lui faire garantir et confirmer le pacte précédemment conclu par les comtes de Flandre » de Champagne et de Blois. 11 va sans dire que ladite confirmation n'a pu avoir lieu aux mêmes mois et jour que le pacte primitif, comme le donnerait à supposer la dernière ligne précitée du second « Pactum ». Il doit y avoir là une erreur de copiste ou d'éditeur. On pourrait objecter, il est vrai, que le traité d'avril 1201 a été présenté plus tard, et tel quel, à la ratification de Boniface, sans qu'on se soit donné la peine de modifier une seule formule ou une seule date. L'hypothèse est-elle bien admis-
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sible? Nous voyons que la signature du chancelier n'est plus la même ; à la place du nom d'Andréas Corrado, qui figure au bas du « Pactum Balduini », nous trouvons ici le nom de Pasqualis Mauro. Il y a donc eu modification, au moins sur ce point ; et dès lors nous ne comprenons guère qu'on n'ait pas changé également les dates de jour et de mois.