RÊVE
Quelques jours après cet entretien, qui a eu lieu en mai, j’ai entendu, non de la bouche de S. A. R., mais parmi les personnes qui l’entouraient, raconter un rêve qu’on disait qu’elle avait eu, et qui fut imprimé dans le temps, non-seulement en prose, mais encore en vers. Le voici tel qu’il a été publié et tel qu’on me l’a raconté.
<r Cette nuit j’étais à l’Elysée ; je tenais par la main « mes deux enfants, ma fille et un jeune Prince : j’ai « vu alors très-distinctement St-Louis ; il voulait « couvrir de son manteau Royal Mademoiselle, je c lui ai aussi présenté mon fils et le Saint Roi nous « a enveloppés tous les trois dans son manteau, nous s a bénis et a couronné mes enfants. »
Je suis de mon naturel un peu incrédule, surtout quand il s’agit de rêves; je crois volontiers aux miens, parce qu’ils sont les miens, et que je puis apprécier les circonstances au milieu désquelles je les ai eus, mais j’avoue que je suis assez difficile quand il faut ajouter foi à ceux des autres.