‹ Quatrième grossesse de la duchesse de BerryChapitre 16 sur 21 · CHOIX DÉFINITIF DE LA NOURRICE · texte numérisé non relu

CHOIX DÉFINITIF DE LA NOURRICE

Peu de temps avant de nous rendre au cabinet du Roi, pour entendre la lecture de l’acte de naissance de Monseigneur le Duc de Bordeaux et le signer, la faculté du Roi et celle de la Princesse réunies au Pavillon Marsan firent le choix de la nourrice, et Madame Bayart a été comme je l’avais prévu, désignée à l’unanimité pour donner le sein à Monseigneur.

Madame Bayart fut installée sur le champ près du berceau où, selon nous, reposaient les destinées de la France et peut-être celles de l’Europe (i).

Toutes les personnes dévouées à la famille Royale se réjouissaient de voir la Jeanne-d’Arc du Nord, veiller sur les jours du dernier rejeton de la Branche aînée des Bourbons,.et déjà on nous regardait comme un faux prophète, lorsque surgit tout à coup au milieu de la nuit, un bruit des plus sinistres qui jeta tout le monde dans la plus grande consternation ; mais n’anticipons pas sur l’avenir, et bornons-nous pour l’instant à dire que Madame Bayart ayant trop de lait pour lç nouveau-né on retint son enfant près d’elle (2).

(1) Voyez ce que nous avons dit à S. A. R. Madame la Duchesse de Berry pendant notre première visite le 6 novembre 1816 (manuscrit.)

(2) Cet enfant qui se nommait Charlés-Ferdinand-Henri, a habité la chambre de S. A. R. Monseigneur le Duc de Bordeaux pendant huit jours. Monseigneur était couché à la droite de sa nourrice et Charles à la gauche de sa mère.

C’est aussi à la suite du choix de la nourrice, que toute la faculté a rédigé le certificat qui constatait que le Prince était bien constitué et qu’il jouissait d’une parfaite santé. Ce certificat qui nous a été remis, n’étant qu’une formalité d’étiquette que nous étions en droit de réclamer pour mettre notre responsabilité à couvert, nous croyons in utile d’en faire connaître la teneur. Nous dirons seulement qu’il était signé : Portai, Alibert, Dystel, Thévenotde St-Blaise, Guérin, Baron, Bougon et Dupuytren.

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