‹ Quatrièmes mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 27 sur 79 · Le château des comtes de Soissons · texte numérisé non relu

Le château des comtes de Soissons

MELANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

1139. — Avant le i er août.

Joscelin notifie à Gui, abbé de Saint-Jean-des-Vignes qu’il a donné à son monastère l’autel de Latilly avec toutes ses dépendances, sur les instances de l’archidiacre Eble qui en tenait une partie de l’évêque, en bénéfice. Le chevalier Robert dit Meunier s’était emparé de l’autre partie, mais avait consenti à la rendre à l’évêque.

Joscelin confirme quelques autres donations faites à l’abbaye en même temps que la sienne : une dîme près de Bruyères et d’Aulnois, don du chevalier Hugue Pinard ; une rente d’un muid de froment sur le moulin sis près d’Oulchy-le-Château, don du chevalier de Villers ; une dîme au Mont-Saint-Gireillon, don d’un chevalier d’Oulchy-la-Ville ; une autre dîme, don de Frédésende et de Eude dit le Cordonnier ; une dîme à Montlevon, don du chevalier Àncoul qui partait pour Jérusalem, approuvé par Thibaud, comte de Blois ; une dîme à Droizy et à Villeneuve, don de Géroud de Tinneib.

L’acte est daté de la 2 e année du règne de Louis VII, de la i 3 e de l’épiscopat de Joscelin. Revu par Rohard.

Cop. Bibl. Nat., Cart. de S l -Jean des V., Latin, 11 oo 4 , f° 36 . — Cf.

Ch.-Ant. de Louen, H re de Vabb., p. 4 o (1710).

cm

1139. —Avant le I er août. — Le Charme.

Joscelin, évêque de Soissons, confirme à l’abbaye de Saint-Cré- ' pin-le-Grand, les autels de Bétisi avec leurs dîmes grosses et menues, et toutes les dépendances des autels ; il réserve les droits épiscopaux.

L’acte est daté de la i 3 e année de l’épiscopat de Joscelin, de la 2 e année du règne de Louis VII.

Cop. Arch. dép. Aisne, Cartul. moderne de Saint-Crépin le Grand, H.

455 , f° 348 . — Dom Hélie, Hist. de l’abb. de Saint-Crépin le G d ,

Ms. copie de la Bibl. municip. de Soissons, ad ppob., f° 525 . — Bibl.

nat., Coll. Grenier, t. m, f° 39. = Irtd. Carlier, Hist. du Valois,

I, p. 4 ïo.

ii 3 g. — Avant le 25 décembre.

Le desservîce de la paroisse de Saint-Léger est attribué aux religieux de la nouvelle abbaye par l’évêque Joscelin, le prévôt Ancoul, l’archidiacre Nivelon.

La cure paroissiale sera confiée par l’abbé à l’un de ses chanoines réguliers qui y exercera le ministère sitôt le départ du prêtre Roger qui jusque-là en était chargé.

La concession a été faite en présence de Gervais, abbé d’Arrouaise ; d’Aloul, abbé de Chauny ; de Henri, abbé de Saint- Nicolas-au-Bois ; de Roger, abbé de Saint-Crépin-en-Chaie ; du doyen Rohard ; d’Alvrède, prieur d’Arrouaise ; du prieur Philippe ; du sous-prieur Baudoin ; du comte Renaud ; de Gérard du Château.

L’acte est daté de la i 3 e année de l’épiscopat de Joscelin.

Cop. Bibl. nat., Coll. Grenier, t. ni, f° 38 (D’après le Cartul. de

Saint-Léger, f° n). = Éd. Pécheur, Cart. de Saint-Léger, p. 21.

1139. — 28 décembre. — [Poitiers.]

L’évêque Joscelin souscrit à une charte accordée à Sainte- Marie de Saintes, le jour de la fête des Saints-Innocents.

Ind. Gall. Chr., IX, 358 [donne la date du 28 décembre 1139].

Le rapprochement qui semble s’imposer entre cet acte et le suivant nous porte à croire que le 28 décembre ii 39 est la date du concile de Poitiers auquel Joscelin assista. L’évêque de Saintes fut, en effet, présent à ce concile.

1139. — [28 décembre]. — Poitiers.

L’évêque Joscelin assiste à un concile tenu à Poitiers dans le couvent de Saint-Hilaire, ainsi que nous l’apprend un acte de XX. — Luchaire. — 4 es Mélanges d’histoire. 5

MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

Geoffroi, archevêque de Bordeaux qui termine un différend entre l’abbaye de Fontevrault et l’abbaye de Saint-Florent de Saumur.

Cet acte nous fait connaître aussi la présence à ce concile de Geoffroi, évêque de Chartres, légat du Saint Siège; de Hugue, archevêque de Tours ; de Guillaume-Adelme, évêque de Poitiers; de Hamelin,. évêque de Redon ; de Guillaume, évêque de Saintes; de Brice, évêque de Nantes ; de Payen, évêque du Mans ; de Lambert, évêque d’Angoulême ; de saint Bernard, abbé de Clairvaux.

Sources: HF ., XIV, 3 n. — De la Mainferme, Clyp. nasc. Fonte brald. ord.y II, p. 87 (d'après le Cartul. de Fontevr.), II, p. 475 , lettres identiques de Geoffroi, évêque de Chartres.

HF. fait remarquer que ce concile ne peut avoir été célébré qu’avant n 4 o, date de la mort de Brice et de Guillaume Adelme (mort le 6 ocl. n 4 o, ex chronico Malleacensi). — Il nous semble que la date en est le 28 décembre 1139, jour de la fêle des Saints-Innocents: Cf. l'acte précédent.

Joscelin, évêque de Soissons, notifie à Galeran, abbé d’Ourscamp que le comte Renaud a donné en sa présence au monastère de Sainte-Marie d’Ourscamp, une terre de trois muids et demi que le comte possédait à Vassens.

L’acte est daté de 1139, i 3 e année de l’épiscopat de Joscelin.

Éd . Peigné-Delacour, Cartul . d’Ourscamp, p. 172.

Le « Feu des Ardents » qui avait sévi avec tant de violence dans le Soissonnais en 1128 [cf n° XIX] n’avait pas complètement disparu. Les chroniqueurs signalent des cas isolés; il y a quelques cas de peste à Jouy en ii 32 , selon ce que nous apprend Hugue Farsit. ,

En 1139, la peste apparaît de nouveau à Soissons. Le chroni-

queur anonyme de Saint-Médard constate une mortalité inaccoutumée. L’abbaye de Saint-Crépin-le-Grand perd son prieur et dix de ses religieux ; son abbé Téoul meurt cette même année, mais on ne peut affirmer qu’il a été emporté par le mal des ardents. Le silence des chroniqueurs à ce sujet paraît être une preuve du contraire. L’évêque Joscelin lui-même fut attaqué d’une plaie à la jambe qui pourrait bien avoir été le mal des ardents. Néanmoins le fléau eut beaucoup moins de violence qu’en 1128.

Comme en 1128, on le combattit surtout par la prière. Les chroniqueurs nous ont laissé le récit de l’entêtement des moines de Saint-Crépin-le-Grand, convoqués pour une procession solennelle et se refusant à marcher avec les reliques de leurs saints patrons au-devant des moines de Saint-Médard qui escortaient les reliques de saint Grégoire particulièrement invoqué contre la peste, sous le prétexte que l’on ne pouvait admettre que des martyrs vinssent au-devant d’un confesseur ! Le chroniqueur anonyme de Saint-Médard raconte qu’ils durent céder devant l’ordre formel de l’évêque ; mais, ajoute-t-il, avec une ironie méchante qui est bien de l’époque, « ils marchèrent, un peu de côté ».

De Soissons, que la peste paraît avoir quitté d’assez bonne heure, le mal se jeta sur Septmonts : les Septmontais s’en vinrent processionner jusqu’à Soissons; ils ne manquèrent pas de boire à la coupe miraculeuse dite de Saint-Médard.

Il y eut des victimes à Berzy-le-Sec.

D’ailleurs le mal ne disparut point subitement ; il semble qu’il y en ait encore eu des cas à Braine dans la seconde moitié du siècle.

Sources : Cf. n° XIX , et Pécheur, Op . cit. y II, p. 294-296.

iï 3 g.

A l’époque de la donation de Latilly à l’abbaye de Saint-Jeandes-Vignes, les religieux bénédictins de l’abbaye de Saint-Faron, du diocèse de Meaux, qui possédaient une ferme nommée Nadon, dans l’étendue de la paroisse de Louàtre, souhaitèrent pour la commodité de leurs frères et de leurs domestiques, d’avoir une chapelle dans cette ferme.

MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

Or les souverains pontifes avaient défendu expressément à qui que ce fût, de bâtir des chapelles ou oratoires sur les paroisses appartenant à Saint-Jean, sans le consentement des religieux de cette abbaye. Les religieux de Saint-Faron demandèrent donc cette permission a l’abbé Gui et à son chapitre. L’abbé la leur accorda du consentement de l’évêque Joscelin, à la charge néanmoins que l’on ne ferait dans cette chapelle aucun exercice paroissial qui pût préjudicier aux droits du curé.

Cf. Ch.-Ant. de Louen, Hist. de Vahh . de Saint-Jean des Vignes (17 10 ), p. 4i.

ex

L’évêque Joscelin confirme à l’église de Notre-Dame de Montmirail (dépendant du prieuré de Coincy), les biens qu’elle possède dans son diocèse.

Orig. Arch. Nat., K. a 3 , n° 4 4 . = Ind. Tardif, Monum. hist., n° 443 .

Vers ii 38 -ii 39 . — Sézanne.

Hugue, évêque d’Auxerre et Geoffroi, évêque de Châlons notifient que, sur l’ordre du pape Innocent II, ils ont convoqué à Sézanne, Manassès, évêque de Meaux, et Risende, abbesse de Faremoutier, afin de terminer par une sentence arbitrale le différend que l’abbesse avait avec l’évêque au sujet du prêtre desservant la paroisse de Faremoutier. Les évêques Hugue et Geoffroi appelèrent auprès d’eux en cette circonstance Joscelin, évêque de Soissons, les abbés Simon, de Chézy, Noël, de Rebais, Guillaume, de Saint-Martin-des-Aires.

Il fut décidé que c’était bien de l’évêque seul que le desservant recevait l’institution : il devait demander à l’église de Meaux le saint Chrême et l’eau pour la réconciliation des églises, s’il en était besoin.

Éd. Duplessis, Hist. de Véglise de Meaux (Paris, 1731, 2 volumes

in- 4 °), tome II (pièces justif.), p. 34 . = Mab., Ann. bened., VI, a 5 o et 342. — Ga.ll. Chr., IX, 358 , 43 1, 879.

Manassès, évêque de Meaux, donna en cette occasion une charte semblable. [Duplessis, loc. cit., II, 34 .]

L’acte n'est pas daté, mais le pape Innocent II donna confirmation de cette sentence le 23 oct. 1139 [decimo Kal. Nov. — Id., loc. cit.']. — Éd. Jaffé-Lœw., n° 8 o 5 o.

Vers 1139.

Le pape Innocent II, cédant aux instances du roi, autorise l’élection d’un archevêque de Reims ; l’élection sera faite par les chanoines de Reims sur le conseil des évêques de Chartres (Geoffroi, légat du Saint-Siège), d'Auxerre (Hugue), de Soissons (Joscelin), d’Arras (Alvise). Le pape demande qu’on élise une personne « idoine et honnête » qui ne soit point encore tenue par les devoirs de l’épiscopat.

Le pape met comme condition que le roi abolira la commune, de Reims récemment établie et qu’il fera réparer les dommages causés à l’église et au clergé par les communiers.

Sources : Jaffé-Lœw., n° 8067. — HF., XV, 394. — Baluze, Miscel., V, p. 4 io. — Migne, 179, p. 497. — Varin, Arch. adm. de Reims, I, p. 3 oi.

ii 39 -ii 4 o. — Du I er août 1139, au 6 avril n 4 o. — Paris.

[Extrait de: Luchaire, Louis VII (Étude sur les Actes de), n° 36 .]

Louis VII confirme en faveur de l’abbaye de Saint-Jean-des- Vignes de Soissons, la possession :

i° Du four situé à Soissons près la porte dite de l’Évêque et donné par Jean, comte de Soissons;

2° De la moitié d’un autre four situé à la Chaînée, cédé à l’abbaye par Lisiard.

Il approuve de plus l’accord conclu en sa présence, par la médiation de Joscelin, évêque de Soissons, entre la même abbaye et

Raoul, comte de Vermandois, sénéchal de France. Aux termes de cet accord, l’abbaye restait en possession de la terre de Edunnis, des bois de Lunnaubert, de Sec-Aulnois et d’une partie du Chènois ; du droit d’usage à Traslon, Chaudun, Dommiers et dans toute la forêt de Rest.

Louis VII confirme en outre les donations faites aux chanoines de Saint-Vulgis, de la Ferté-Milon, dépendant de l’abbaye de Saint-Jean, par Hugue le Blanc et sa femme Helvide : à savoir, l’arrière-dîme de leurs propriétés de la Ferté-Milon et de Mareuil, ainsi que les hôtes de Marolles et le droit d’usage dans les bois de la seigneurie de la Ferté-Milon. Il sanctionne enfin la donation de Chaudun, faite à l’abbaye de Saint-Jean-des-Vignes, par Ogive, abbesse de Notre-Dame de Soissons, et la donation de la moitié de Violaine faite à la même abbaye par Gervin et son fils Pierre.

Orig. Arch. Nat., K. i 85 , n° i 43 . = Cop. (Ibid.), JJ, 7, reg. C de Philippe-Aug., f° i 35 recto. — Bibl. Nat., Chartes et I)ipl., 58 , f° 94, d’après l’original, aux archiv. de la mense conventuelle de Saint-Jean des Vignes, layette 7. — Ibid., Baluze, 54 , f° 3 , d’après le reg. C. de Phil.-Aug. — Ibid., Coll, de Camps, Louis VII, 5 , f° 368 (d’après un reg. de Phil.-Aug., f° 177). — Ibid., Cartul. ancien de Saint-Jean des Vignes, Latin noo 4 , f° i 5 . — Au sujet de la donation faite à l’abbaye de Saint-Jean, par Gervin, et son fils Pierre, cf. n° XCIV.

n 4 o. — 2 juin. — Sens.

Joscelin, évêque de Soissons, assiste au concile qui condamne Abélard. Le roi et un grand nombre de seigneurs y étaient venus. L’évêque de Soissons, Alvise, évêque d’Arras, Geoffroi, évêque de Châlons, y accompagnaient leur archevêque nouvellement élu, Samson. On y voyait également, Geoffroi, évêque de Chartres, Hugue, évêque d’Auxerre, Élie, évêque d’Orléans, Atton, évêque de Troyes, Manassès, évêque de Meaux, avec leur métropolitain Henri Sanglier, archevêque de Sens. Derrière les prélats, se pressait une multitude d’ecclésiastiques, abbés, prieurs, doyens de chapitres, archidiacres, écolatres.

Sources : HF XIV, p. CV in præf., et 371 et 484 - — Lettres de saint

Bernard, ép. 187, 189, 191, 337 XV). — Vacandard, S l -Ber nard, II, i 44 . — De Rémusat, Abélard, I, 200 et seq.

n 4 o. — Après le 2 juin.

Les évêques de la province ecclésiastique de Reims, qui avaient assisté au concile de Sens : Samson, archevêque ; Joscelin, évêque de Soissons ; Geoffroi, évêque de Châlons ; Alvise, évêque d’Arras— écrivent au pape une lettre collective où ils racontent ce qu’a fait le concile de Sens contre les livres d’Abélard. Ils demandent au pontife d’apporter un prompt remède à la funeste contagion.

Éd. Labbe, Concil., X, 1021. — HF., XV, 397 (S l -Bern., ep. 191).

— Du Boulay, II, 179. — Vacandard, Saint-Bernard, II, p. i 5 i.

n 4 o. — Dimanche i 4 juin. — Saint-Denis.

Joscelin, évêque de Soissons, assiste à la cérémonie de la pose de la première pierre du chœur de l’église de Saint-Denis, faite par le roi Louis VII lui-même. Peu de temps auparavant, le 12 mars, Hugue, archevêque de Rouen, avait fait la dédicace de la nef de cette église que l’abbé Suger faisait reconstruire.

Sources : Cartellieri, Abt Suger, Gat. des Actes, n° io 4 , et p. io 5 . — IIF., XIV, 3 i 4 , Libellus de Gonsecratione ecclesiæ Sancti Dionysii. — Lecoy de la Marche, Œuvres de Suger, p. 223 et 226.

n 4 o. — Après le i 4 juin. — Saint-Denis.

L’abbé Suger prend différentes mesures pour améliorer la condition matérielle des religieux, des malades et des pauvres ; il augmente les revenus des offices de chévecier et d’infirmier, et renouvelle en même temps l’obligation de célébrer solennelle-

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ment l’anniversaire de l’empereur Charles le Chauve, bienfaiteur insigne de l’abbaye.

L’acte est daté de la dix-neuvième année de l’administration de Suger « ...cum eadem nova ecclesia a venerabi/i Rothomagensi archiepiscopo Hugone et aliis episcopis consecrari fecissemus. »

Ont souscrit l’acte : Milon, évêque de Térouanne ; Guérin, évêque d’Amiens ; Geoffroi, évêque de Chartres; Hugue, archevêque de Tours; Samson, archevêque de Reims; Joscelin, évêque de Soissons; Eude, évêque de Beauvais ; Robert, abbé de Corbie.

Oriy. Arch. Nat. K. a 3 , n° 5 ; = Éd. Doublet, op. cit., p. 871 ; —

Félibien, op. cit., prob. Cil, d’après l’original ; — Lecoy de la Marche, op. cit. y p. 349 - 36 o; — Cartellieri, op. cit., n° 108.

n 4 o. — Avant le I er août.

L’abbé de' Saint-Yved de Braine avait reçu pour son monastère, de la dévotion des fidèles, quelques terres sises sur la paroisse d'Ostel qui appartenait à l’abbaye de Saint-Jean-des-Vignes de Soissons. L’abbé y avait fait construire une ferme et y avait établi quelques-uns de ses religieux. Les dîmes de ces terres appartenaient partie à l’abbaye de Saint-Jean, partie au prêtre qui desservait l’autel. Afin d’assurer toute tranquillité aux religieux de Saint-Yved et d’éviter les contestations, Gui, abbé de Saint- Jean, du consentement du prêtre desservant, donne à Pierre, abbé de Saint-Yved toutes ces dîmes, moyennant un cens annuel de 4 sous.

L’évêque Joscelin et le prévôt Ancoul confirment la donation qui est approuvée par le chapitre de Saint-Jean.

Cop. Bibl. Nat., Cartul. de Saint-Yved, Latin, 5479 , 9 °*

L’acte est daté de la i 4 e année dë l’épiscopat de Joscelin, 3 e du règne de Louis VII. Le dernier chiffre de l’année de l’Incarnation est omis sur le manuscrit.

n 4 o. —Avant le i er août.

L’évêque Joscelin confirme à Pierre, abbé de Saint-Yved, le

don d’un muid de sel à prendre à Pâques au grenier du comté, que le comte de Soissons, Renaud, a accordé à l’abbaye.

Les témoins ecclésiastiques sont : Gui, abbé de Saint-Jean-des- Yignes ; Pierre, abbé de Saint-Léger ; Roger, abbé de Saint-Crépin-en-Chaie ; le prévôt Ancoul ; les archidiacres Nivelon, Raoul, Thibaud, Gautier ; le doyen Normand ; le chantre Barthélemy.

Parmi les chevaliers : Hugue Cigot ; Guermond et Gérard du Château ; Gui de Septmonts ; Enguerrand Matifart ; Diet de Vauxbuin.

L’acte est daté de n4o, Ind. 3 , i 4 e année de l’épiscopat de Joscelin, 3 e du règne de Louis VII ; revu par le chancelier Normand.

Cop. Arch. Nat., Cart. de Saint-Yved, LL, i 583 , f° 48 . [Remarquer que les listes de témoins données par ce cartulaire sont généralement plus complètes qué celles données poür les mêmes actes par le suivant.] = Bibl. Nat., Cart. de Saint-Yved, Latin, 5479 , 6°.

— Coll. Gaignières, Latin, 17028, f° 194. == Ind . Duchesne, Hist. de Chàtillon , p. 648.

[Noter qu’à partir de cet acte le chancelier de l’évêché et le doyen du chapitre est Normand qui a succédé à la fin de 1189 ou au commencement de n4o, à Rohard dont on ne trouve plus aucune trace.]

n 4 o. — Avant le I er août.

Joscelin, évêque de Soissons, intervient pour rétablir l’accord entre les religieux de Braine, et les chanoines du Mont-Notre- Dame.

Les religieuxde Braine, qui faisaient bâtir pour leurs religieuses des cellules à Bruyères l , avaient détourné vers le lieu où s’élevait le nouveau couvent, un cours d’eau qui faisait mouvoir le moulin de Jouy, appartenant aux chanoines du Mont-Notre-Dame. L’évêque devant qui fut porté le litige condamna les religieux de Saint-Yved à acquérir le moulin moyennant un cens annuel de 5 muids de blé et de 12 deniers.

Les témoins furent nombreux : l’archidiacre Raoul, le chape-

1. Bruyères était alors une ferme dépendant de Quincy-sous-le-Mont; elle appartenait à cette époque aux comtes de Braine. En ii 52 , la comtesse de Braine donna cette ferme à Saint-Yved, qui y avait déjà des possessions, pour y recevoir les religieuses qui quittaient définitivement l’abbaye de Braine.

lain Jean ; Godefroi, abbé de Château-Thierry ; Girelme, abbé de Chartreuve; pour les chanoines de Braine : l’abbé Pierre, le prieur Enguerrand ; pour les chanoines du Mont, le doyen Thomas, Técolâtre Pierre ; Gaucher de Bazoches et son neveu Hugue.

Cop. Arch. Nat., LL, i 583 , Gart. de Saint-Yved, f° 45 . — Bibl. Nat., Latin 5479, Gart. de Saint-Yved, f° 59. = Cf. l’analyse de Pécheur, II, p. 3 a 3 .

Les deux copies datent l’acte de la « 3 e année du règne de Louis VII, i 5 e année de l’épiscopat de Joscelin ». Il y a désaccord entre ces deux dates. L’un des premiers actes de la i 5 e année de l’épiscopat de Joscelin ayant été le transfert à Val-Secret des religieux de Château- Thierry, nous pensons, puisque Godefroi est appelé abbé de Château- Thierry, qu’il faut rapporter cet acte à la i 4 e année de Joscelin et le placer avant le I er août n 4 o. — Ind. Carlier, Hist. de Valois , I,

n 4 o. — Après le I er août. — Reims.

Saint Bernard obtient enfin de Louis VII l’autorisation de faire sacrer le nouvel archevêque de Reims, élu avant le 2 juin de cette même année.

Samson Mauvoisin est sacré par Joscelin, évêque de Soissons, en sa qualité de premier suffragant de la province de Reims.

Cf. Gall. Chr. y IX, 85 .

CXXIÏ

1 i 4 o. — Après le i or août ? — Reims.

En présence de Samson, archevêque de Reims; de Joscelin, évêque de Soissons ; de Barthélemi, évêque de Laon ; de Geof- - froi, évêque de Châlons ; de seigneurs laïques et d’abbés parmi lesquels Eude, abbé de Saint-Remi, — Hugue, comte de Roucy qui avait été excommunié pour ses exactions par Renaud, le prédécesseur de Samson, donne enfin satisfaction à l’abbaye de Saint- Remi et répare les dommages qu’il lui a causés, par le don d’un

cens de 20 sous, à Alemancour , du consentement de son épouse et de son fils Guiscarcl.

Ed. Mab., Ann. ben., VI, 329. — Marlot, Hist. Prov. Hem., II, p. 333 .

La présence de trois évêques de la province de Reims nous fait penser que cet acte dut être rédigé à l’occasion du sacre de Samson.

CXXIIÏ

n 4 o. — Après le 18 octobre.

Thibaud, « comte de Blois », notifie le transfert à Val-Secret des Prémontrés de Château-Thierry.

La charte rappelle comment le comte Thibaud avait rendu à l’évêque Lisiard l’église de Sainte-Marie de Château-Thierry, et comment cet évêque avait remplacé par des réguliers les chanoines séculiers qui desservaient cette église. A son tour, Joscelin remplaça les réguliers que Lisiard y avait placés, par des religieux Prémontrés.

Ces religieux demeurèrent quelque temps à Château-Thierry; mais se trouvant fréquemment importunés par les allées et venues du château du comte, ils souhaitèrent sitr le conseil de l’évêque Joscelin, se retirer en un lieu plus solitaire. C’est pourquoi, Thibaud leur concéda Val-Secret, leur y assurant en même temps des revenus suffisants ; le tout en présence de Joscelin, évêque de Soissons, de son archidiacre Gautier, et d’un grand nombre de chevaliers.

[Cf. an. n 33 , n° LIVJ\ L’acte est daté de la 4 e année du règne de Louis VII, i 5 c de l’épiscopat de Joscelin.

Ed. Gall. Chr., X, Instr. col. n 4 -n 5 . — Cf. Hébert, Mss. pour servir à l'hist. de Château-Thierry, I, 271 et 284.

[Cet auteur a par erreur rapporté cette charte à la 19 e année de l'épiscopat de Joscelin.] = Cf. Pécheur, op. cit., II, 353 .

*Note sur l'abbaye de Val-Secret.

Val-Secret appartenait à l'un des hommes de Thibaud au moment de la fondation de l’abbaye. Cet homme, nommé Eude, l’échangea au comte pour d’autres terres. La seule charge qu’il laissa subsister sur le domaine de l'abbaye fut une rente de 4 sous 3 deniers que l’abbaye devait payer à la terre que le comte avait donnée en échange à Eude.

MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

Quant à l’église de Notre-Dame de Château-Thierry, il fut arrêté que les Prémontrés la conserveraient et qu’ils y enverraient de leurs religieux.

(D’après l’acte du comte Thibaud, et l’acte suivant.)

n 4 o. — Après le 18 octobre.

Joscelin confirme le transfert à Val-Secret des Prémontrés de Château-Thierry ; il règle que les religieux n’en continueront pas moins à desservir l’église de Château-Thierry; il réserve ses droits épiscopaux.

L’acte est souscrit par l’évêque; les archidiacres Thibaud et Raoul; le chapelain Jean; Simon, abbé de Chézy; Pierre, abbé de Braine.

Revu par Normand.

Ed. GalL Chr.y X, instr. col. n 5 . — Cf. Hébert, Mss., etc..., I, p.

L’acte porte les mêmes dates que le précédent.

n 4 o. — Après le 18 octobre.

L’évêque Joscelin confirme la donation faite par Philippe, fils de Guérin, et son épouse Odeline, à Saint-Jean-des-Vignes, d’un moulin dit de novo manso et sis près de la Ferté-Milon, moyennant une redevance de 5 muids d’avoine et de 4 muids de froment, payables la moitié à la Saint-Jean et la moitié à Noël.

Témoins: l’évêque Joscelin; Gui, abbé de Saint-Jean-des- Vignes ; Hugue Farsit; Dreu, prieur d’Oulchy ; Eude, prieur de la Ferté; Eude, frère de Philippe, religieux; les chevaliers: Philippe et son frère Adam ; Eude le Champenois ; Guérin du Buisson ; Guérin de Marizy; Pierre le Roux; le vicomte Bernier ; Thierry Blondel.

L’acte est daté de n 4 o, 4 e année du règne de Louis VII, i 5 e de l’épiscopat de Joscelin.

Orig. Arch. Nat., L. 1007 1 . = Cop. Bibl Nat., Latin, noo 4 , Cart.

de Saint-Jean des Vignes, f° 37 verso. -

Vers n 4 o.

Vers n 4 o, Raoul, abbé de Lagny (diocèse de Paris), avait reçu du pape Innocent II une lettre toute pleine d'accusations.

On reprochait à l’abbé d’avoir refusé de recevoir dans son monastère le nonce apostolique; d’avoir ouvert une lettre du pontife qui ne lui était pas adressée ; d’avoir tenu quelques moines enfermés dans un cachot; enfin, d’avoir détourné au profit de ses parents, les biens de son monastère.

L’abbé eut recours à saint Bernard qui non seulement fit bonne justice de ces accusations, mais qui écrivit dans la lettre 23 i me , adressée au pape, un long éloge de Raoul.

Nous savons par cette lettre que Raoul s’était justifié de la dernière accusation, concernant les biens du monastère de Lagny, en présence de Joscelin, évêque de Soissons, de l’évêque d’Auxerre et du comte Thibaud, avoué du monastère.

Cf : Gall. Chr., VIII, 49 &.

a) Lettre d’innocent II, Éd. Jaffé-Lœw., n° 8270. — Martène, Vet. SS., I, 7 63 .

b) Lettre de saint Bernard, Migne, t. 182, p. 4 i 8 .

Vers n 4 o.

L’évêque Joscelin notifie que Gérard de Thorote, surnommé Niatel, songeant à se retirer à Ourscamp avec son fils Simon, donne à l’abbaye, du consentement de Hadvide de Thorote, tout ce qu’il possédait à Saint-Pierre et à Bitry; — du consentement de ses oncles Bernier et Eude, tout ce qu’il possédait à Attichy, donation cju’il fit confirmer par Gui d’Attichy de qui il mouvait; — du consentement de Jean le Turc de Pierrefonds et de Govin, ce qu’il tenait d’eux; — enfin, deux muids de froment, mesure de Soissons, sur un moulin sis au-dessous de Puisieux, un autre moulin, une terre de culture et des hôtes avec leurs cens à Saint-Pierre,

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tous biens qu’il avait reçus de Robert Cossez quand il avait épousé sa fille.

Éd . Peigné-Delacour, Carlul. d’Ourscamp, p. 267. L'acte n’est point daté ; Peigné-Delacour l'attribue à n4o environ.

CXXVIH

ii 4 i. — Avant le 29 mars. — Soissons.

Le comte Renaud, atteint de la lèpre et n’ayant pas d’enfants, voyait ses parents prêts h se disputer son titre. Il pria l’évêque Joscelin de convoquer à son tribunal tous ceux qui avaient quelques droits sur son héritage : la curie épiscopale trancherait l’affaire, et celui en faveur duquel elle se déciderait deviendrait le seul héritier de Renaud.

Au jour fixé, les parents du comte furent à Soissons: Geoffroi de Donzy, Gautier de Braine, Gui de Dampierre, Ive de Nesle.

Le tribunal .était formé par l’évêque de Soissons ; Samson, archevêque de Reims ; Simon, évêque de Noyon ; à côté d’eux siégeaient les barons de l’évêché et les ecclésiastiques de marque. Après avoir entendu les plaidoiries, les juges se retirèrent pour délibérer. Pendant ce temps, les amis des compétiteurs décidèrent Geoffroi, Gautier et Gui h se désister en faveur de Ive de Nesle, moyennant une somme d’argent dont ils convinrent. Ive prêta l’hommage a l’évêque. Mais Joscelin différa son acceptation jusqu’à ce qu’il eût été prononcé par le tribunal qu’il n’y avait point lieu de surseoir malgré l’absence de Mathieu de Montmorenci qui avait été prévenu à temps comme les autres.

L’évêque reçut donc l’hommage de Ive, mais à la condition expresse que si un jour Mathieu venait à plaider et à obtenir gain de cause, Ive n’exigerait aucune compensation.

Ive fit don en cette occasion à l’évêque de Soissons d’une rente annuelle de 60 livres soissonnaises et de 10 muids de sel.

Pour assurer l’exécution de cette convention, Ive, son frère utérin Evan de Ganlo, ses cousins germains Dreu et Raoul prêtèrent serment. En outre, Ive fournit des répondants qui, en cas de non-exécution, seraient tenus de le mettre en demeure dans les 4o jours de remplir ses engagements et sur son refus de les remplir en sa place. Ces répondants furent Raoul, comte de Ver-

mandoîs ; Thierry, comte de Flandre ; Baudoin, comte de Hainaut ; Enguerrand de Coucy ; Evrard de Breteuil ; Albéric de Roye.

Ive donna comme pièges : le roi lui-même : « Unde et regium præceptum scriptum suscepirniis », dit la charte; l’archevêque de Reims et l’évêque de Noyon. Si le nouveau comte ne tenait pas ses engagements et refus3it de s’amender, ces deux évêques devaient prononcer contre lui la peine de l’excommunication et mettre ses terres en interdit ; ils ne pourraient rapporter ces peines qu’avec l’agrément de l’évêque de Soissons.

L’acte donné en cette circonstance par l’évêque Joscelin et d'où nous tirons ce récit de la convention, est daté de ii4i, 4 e année du règne de Louis VII, i 5 e année de l'épiscopat de Joscelin.

Orig. Arch. Nat.,.K. 23 , n° 6 11 . — Ed. Tardif, Mon. hist., n° 456 . — Dormay, H Te de Soissons, II, p. 95. — Melleville, Dict. hist . du dép. de VAisne, II, p. 322 . (Le texte a été assez mal transcrit.) Melleville prétend que le plus clair de l’affaire est que l’évêque de Soissons a vendu à Ive de Nesle le droit de succéder au comte Renaud. Gela ne paraît pas très exact ; voici le passage de la charte, relatif aux 60 livreset aux dix muids de sel : « Cum in regno Fran corum moris et juris est guatinus ad hæreditatem ex caduco venientem, nullus accédai nisi prius ad arbitrium domini de eu jus feodum descendit, placitum fecerit, multa prece et supplicalione nos rogavit quod singulis annis... » = Cop. Bibl. nat., Coll. Grenier, t. ni, f° 4i, « Acluin Suessionis publiée... » [D'après les archives de l’évêché de Soissons.]

Ii 4 i. — Avant le 29 mars. — Soissons.

[Extrait de : Luchaire, Actes de Louis VII, n° 61.]

Louis VII confirme la convention conclue entre Ive de Nesle et Joscelin, évêque de Soissons, au sujet du comté de Soissons, et en vertu de laquelle, si le comte de Soissons, Renaud, vient à mourir sans enfants, son parent, Ive de Nesle, lui succédera dans la dignité comtale.

Orig. Arch. munie, de Soissons ; — Bibl. Nat., Chartes et Dipl., 59, f° i 4 (d’après les arch. de la cath. de Soiss., layette 93, liasse 3 ). = Ed. Regnaud, Hist. de Soiss., pr. 9 (d’après les archives de l’église de Soiss.). Cette copie ne donne pas les noms des grands officiers.

MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

— Cf. dans le Bulletin de la soc. acad. de Saint-Quentin, 2 e série, tome XVI, l’article sur les Comtes de Soissons, p. i4a.

M. Luchaire ( loc. cit.) place la rédaction de cet acte entre le I er août n4o et le 29 mars ii 4 i. Cette « confirmation » de l’acte de Joscelin pourrait bien être antérieure à l’acte lui-même en effet, et la charte de Louis VII ne serait autre chose dans ce cas que le regium praeceplum scriptum dont on vient de parler (n° CXXVIII), autorisant Ive à prendre le roi pour piège.

Ii4i. — Entre le 26 janvier et la Pentecôte (18 mai).

Saint Bernard écrit à Joscelin, évêque de Soissons, au sujet de l’affaire de l’élection épiscopale de Poitiers. Il plaide en faveur de Geoffroi du Loroux, archevêque de Bordeaux, et supplie Joscelin d’apaiser la colère du roi contre ce prélat, qui, confondant le droit de dépouilles volontairement abandonné par Louis VII dans toute la province de Bordeaux, avec le droit d’investiture, avait sacré le 26 janvier dans la cathédrale d’Angoulême, Grimoard, le nouvel évêque de Poitiers, sans attendre que le roi lui eût donné l’investiture.

Sources : HF., XV, 58i : Ép. 34a s. Bernardi. — HF., XII, 4o8 et s.eq., ex Chronico Malleacensi. — Vacandard, Saint-Bernard , II, p. 177. = Cf. Luchaire, Actes de Louis VII, n° 83, l’acte par lequel le roi abandonnait dans la province de Bordeaux son droit à l’hommage et au serment des évêques et abbés, et son droit de dépouilles. — Idem : HF., XVI, 2.

1141 - — 19 mai. — Soissons.

Le lundi de la Pentecôte, Joscelin fait la translation des reliques de Saint-Crépin et de Saint-Crépinien, en la présence de Samson Mauvoisin, archevêque de Reims, de plusieurs abbés du diocèse de Soissons, de Eude, abbé de Saint-Remi de Reims qui avait été abbé de Saint-Crépin-le-Grand, du comte Renaud, de Robert de Pierrefonds, vicomte de Buzancy, et d’une foule innombrable.

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ANNALES DE LA VIE DE JOSCELIN DE VIERZI 8l

Après la cérémonie, procès-verbal est dressé de la translation: l’acte fut signé par l’archevêque Samson, l’évêque Joscelin ; Gui, abbé de Saint-Jean-des-Vignes ; Ernaud, abbé de Saint-Crépinle-Grand ; le comte Renaud, le vicomte de Buzancy, « le maire, les jurats, les gens de la commune et du gouvernement de la ville ».

Cf. Recueil de choses mémorables sur Saint-Crépin le Grand, ms anonyme, Bibl. munie, de Soissons, p. iï 5 . — Dom Hélie, Hist. de S l -Crépin le G d , Ms., Bibl. Nat., Fr., 18777, *99 5 — Dormay,

Hist. de Soiss., II, p. iï 5 ; — Cabaret, Hist. de Soiss., I, p. 225 - 235 ; — Gall. C/ir., IX, 358 ; — Dom Louen, Hist de S l -Jean des Vignes, p. 42 ; — Pécheur, Ann. dioc. Soiss., II, p. 399.

Ii 4 i. — Avant le I er août. — Reims.

Au concile tenu cette année dans la ville métropolitaine de la province dé Reims, l’archevêque Samson confirme a la demande de Milon, évêque de Térouanne, les privilèges et les biens des chanoines de Saint-Pierre du Caislet (diocèse de Térouanne).

L’acte nous fait connaître la présence à cette réunion de Joscelin, évêque de Soissons; de Geoffroi, évêque de Châlons ; de Guérin, évêque d’Amiens; de Nicolas, évêque de Cambrai; d’Alvise, évêque d’Arras; de Milon, évêque de Térouanne, qui tous ont souscrit à l’acte de confirmation, en même temps qu’un grand nombre d’abbés du diocèse de Reims, les archidiacres Hugue et Guillaume, le doyen Léon et les autres dignitaires du chapitre de la métropole.

L’acte est daté de ii 4 i, ind. 4 , 4 e année du règne de Louis VII, 2 e de l’épiscopat de Samson.

Éd. Mansi, XXI, 573. — Il a édité Salvin, abbé de Saint-Thierry, au

lieu de Helluin.

ii 4 i. — Après le 18 octobre.

L’évêque Joscelin confirme à Pierre, abbé de Saint-Yved de XX. — LuchÀihe. — 4 e8 Mélanges d'histoire. 6

Braine et à son monastère, tous les biens qui lui ont été donnés par la libéralité des fidèles. La charte énumère ces biens.

Témoins: Hugue, abbé de Prémontré; Gautier, abbé de Saint- Médard; Ernaud, abbé de Saint-Crépin-le-Grand ; le prévôt Ancoul ; les archidiacres Thibaud, Gautier, Raoul ; le chapelain Jean ; le comte Renaud ; Gérard de Quierzy et 4 chevaliers, 5 bourgeois.

L’acte est daté de n 4 i, 5 e année du règne de Louis VII, i6 R de l’épiscopat de Joscelin. Revu par le chancelier Normand.

Cop. Arch. Nat., LL, i 583 , Cart. de S t -Yved, f° 49. — Bibl. Nat., Latin, 5479 , f° 6°- — Gaignières (coll.), Latin 17028, f° 191. = Éd. Gall. Chr., X, 116. = Ind. Carlier, Hist. du Valois, I,

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