CXXX 1 V
Ii 4 i. — Après le 18 octobre.
L’évêque Joscelin notifie que les religieux de Prémontré ont échangé à Lisiard, fils d’Ernaud de la Chaînée, la maison peu commode, parce que située dans un quartier trop fréquenté de la Chaînée, que leur avait donnée Ive, pour la partie de la vigne que Lisiard possédait en commun avec l’abbaye au lieu dit « le Clos ». Cette portion de vigne était la dot de l’épouse de Lisiard : la maison lui fut donnée en échange. L’abbaye paiera les cens dus par la vigne, sauf i 3 setiers de vinage dus à Hugue Pichet de Saint-Médard qui sont rachetés par Lisiard.
L’acte est daté de ii 4 i, 16 e année de l’épiscopat de Joscelin.
Orig . Arch. dép. Aisne, H. 825, liasse. Le sceau de Joscelin est perdu. = Cop. Bibl. munie, de Soissons, Cart. ancien de Prémontré, f° 68 verso. — Joscelin donna de cet échange une nouvelle confirmation en 1149 î C/. n ° CCXV.
ii 4 i. — Soissons.
Joscelin, évêque de Soissons, confirme la donation qu’ont faite en sa présence à l’abbaye de Valsery, les frères Eude et Bernier
annales dè La Vie de joscelin de vierzi 83
et leur parent Raoul, de tous les biens possédés par eux à Saint- Aignan ; l’abbaye paiera aux donateurs certaines redevances. Les donateurs concèdent d’ailleurs à l’abbaye toute justice sur les terres de Saint-Aignan. Ils réservent seulement que si quelque étranger commet une injustice à leur égard et qu’ils puissent le saisir en dehors des clôtures, des maisons et de toutes les propriétés de l’abbaye, ils auront le droit d’exercer leur justice. Mais si ces malfaiteurs parviennent à se réfugier sur les terres de l’abbaye, les donateurs n’auront plus sur eux aucun pouvoir: les religieux devront d’ailleurs les laisser se retirer sans leur causer aucun dommage dans leur corps ni dans leurs biens. Quant aux injustices commises contre les religieux eux-mêmes, si ceux-ci ne peuvent se faire rendre droit par eux-mêmes, ils pourront s’adresser à une autre justice.
Moyennant le cens fixé, l’abbaye possédera Saint-Aignan en toute liberté. Et pour que les religieux ne soient point exposés h être trop lourdement chargés par le séjour chez eux de leurs donateurs, sous prétexte d’hospitalité, il est réglé que ceux-ci ne pourront se faire héberger à l’abbaye plus de trois fois l’an, à la condition encore d’y venir seuls. S’ils ont avec eux deux compagnons, ils ne seront reçus qu’une nuit et devront se contenter de la nourriture des frères.
Hadvide de Thorote, de qui relevait Saint-Aignan, approuve la donation.
L’acte est daté de ii 4 i, ind. 4 •
Orig. Arch. dép. Aisne, H. 1077, liasse.
ii4i. — Soissons.
L’évêque Joscelin donne à Henri, abbé de Valsery, l’autel de Saint-Aignan. Et il lui confirme la portion de dîmes de cet autel et de revenus que Gui de Margival a donnée à son abbaye, moyennant une redevance annuelle d’un muid de blé, mesure de Soissons, que les religieux devront payer chaque année h Gui ou h ses héritiers, en la fête de Saint-Denis.
Souscrit par l’évêque Joscelin, le prévôt Ancoul, l’archidiacre Ni'velon, le chapelain Jean, le chancelier Harduin.
L’acte e^t daté de l’an 1 i 4 i, ind. 4.
MÉLANGES D*HI8TOlRE DU MOYEN AGE
Orig Bibl. Nat., coll. Grenier, t. 293, f° 3 . — Ind. Pécheur, op. cil II, p. 285 . — Garlier, Hist. du Valois, I, p. 417.
ii4i ?
Suger, abbé de Saint-Denis, du consentement de ses religieux, et avec l’autorisation de l’évêque de Soissons, cède à Henri, abbé de Valsery, la dîme de Saint-Aignan que l’abbaye de Saint-Denis tenait du chevalier Simon.
Il est question en fin de l’acte des lettres de l’évêque de Soissons que nous avons analysées au n° précédent.
L’acte n’est pas daté.
Orig. Arch. Nat. L. 1009 50 .
CXXXVII 1 ii4i. — Laon.
Barthélemi, évêque de Laon, et Joscelin, évêque de Soissons, terminent le différend survenu entre Bruno, abbé de Nogent, et Hugue, abbé de Prémontré, à l’occasion de la construction du monastère de Rosières par Milesende, mère d’Enguerrand sire de Coucy, et du don qu’elle en avait fait à l’abbaye de Prémontré.
Les deux évêques décident que pour que Bruno et son abbaye n’aient point à souffrir du nouvel établissement, toutes les dîmes, toutes les oblations, « la charge et le soin des vivants et des morts », en un mot tout revenu résultant du droit paroissial, appartiendra exclusivement à l’abbave de Nogent.
Cop. Arch. dép. Aisne, H. 325 , Chronicon... abbatiæ B. Mariæ de
Novigento, f° 233 . = Éd . De Florival. Barth. de Vir y p. 377.