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Joscelin, évêque de Soissons, confirme à l’abbaye de Prémontré :
i° Les donations que lui a faites Ive de la Chaînée : une maison à la Chaînée, avec ses hôtes payant chacun un cens de i4 sous et de 6 poules ; — une maison « de l’autre côté du chemin, sous le mur de l’évêque » ; — une vigne de 6 arpents, dite Perroiselle ; — une autré vigne, près de la première, payant chaque année au trésorier de Spint-Gervais, un cens en cire, d’une valeur de 4 sous; — une autre vigne, dite Forte-Terre, payant 6 deniers à l’église de Saint-Jean ; — la vigne de Longoil avec ses pressoirs ; — la moitié d’une vigne dite le Clos y —une autre dite le Vivier ; — un champ à Presles ; — deux setiers de vinage à Bruyères ; — une vigne à Coucy, de l’autre côté de Longoil ;
2° Les donations de Helvide, épouse de Ive, et de Asceline sœur de Helvide : ce qu’elles possédaient à Bucy d’une vigne dite Dau foiart ;
3 ° La donation de Gilbert, neveu de Ive : une vigne appelée vigne de Bernier, au-dessus de Perroiselle.
Orig. Arch. dép. Aisne, H. 761, liasse. = Cop. Bibl. munie, de Sois-
sons, Cartul. de Prémontré, f° 68.
La chancellerie de Joscelin s’est contentée de reproduire ici un acte qui avait été rédigé sous l’épiscopat de Lisiard, le prédécesseur de Joscelin. L’acte de confirmation ne porte qu’une date, et c’est précisément celle de la charte émanée de Lisiard. L’original et sa copie du cartulaire de Prémontré portent tous deux : Aclum est hoc anno incarnationis domin. 1124, ep. i 4 a , ind. 3 a , conc. 3 °. — [Encore faut-il remarquer que l’épacte, l’indiction et le concurrent sont tous trois de l’année ii 25 : peut-être Lisiard commençait-il l’année à Pâques, contrairement à l’usage qui paraît avoir prévalu sous son successeur; peutêtre n’est-ce qu’une erreur de scribe.] — Les témoins cités sont ceux de l’acte de 1125 . La confimation de Joscelin est seulement indiquée en tête de l’acte par la formule Ego Goslenus ... nolum fieri volo et après la date par celle-ci : Sicut in privilegio Dni Lisiardi prædecessoris nostri conlinetur...
Néanmoins cette confirmation a été donnée avant la fin de ii4i, puisqu’il n’y est pas question de l’échange que nous analysons au n° GXXXIV.
ii42. — Après le I er août. — Reims.
Joscelin, évêque de Soissons, souscrit à la charte par laquelle
86 MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE
l’archevêque Samson confirme la fondation de la Chartreuse du Mont-Dieu.
L’acte fait connaître la présence à Reims d’un grand nombre de personnages: les évêques Joscelin, de Soissons ; Barthélemi, de Laon ; Simon, de Noyon ; Guérin, d'Amiens ; Alvise, d’Arras ; — les abbés, Eude de Saint-Remi ; Richard, de Mouzon ; Enguerrand, de Haut-Villers; Helluin, de Saint-Thierry; Nicolas, de Saint-Nicaise ; Albéric, de Saint-Basle ; Ursion, de Saint-Denis de Reims ; Thierry, de Saint- Martin d’Epernay ; — les archidiacres Guillaume et Ilugue; le doyen Léon ; le chantre Gervais (du chapitre de Reims).
Éd. Gall. Chr., X, instr. 44 - — Gillet, Uabb. de Mont-dieu (1889),
A. — L’acte porte ces dates qu’il est impossible de concilier Anno... ii42°, ind. 5 a , régnante Ludovico Franciæ rege, anno VII 0 , archi episcopatus Samsonis anno VI°. Aucune de ces dates 11e concorde, sauf le millésime de l'année et le chilîre de l’indiction. Albéric, abbé de Saint-Basle, qui souscrivit à cet acte, étant mort le 9 septembre ii 43 , nous pensons qu’il faut lire « VI e année du règne de Louis Vil » et III e de l'archiépiscopat de Samson.
B. — C’est peut-être dans cette assemblée que fut jugée l'affaire entre Alvise, év. d’Arras, et l’abbé de S l -Nicolas-au-Bois, que Samson raconte au pape Innocent II dans une longue lettre. [ HF. y XV, 4 o 4 .]
ii42. — Après le I er août. — Reims.
En la présence et sur le conseil de Joscelin, évêque de Soissons, et de Geoffroi, évêque de Châlons, Samson, archevêque de Reims termine un différend qui s’était élevé entre l’abbé de Saint- Thierry et quelques-uns de ses hommes au sujet de certaines redevances en espèces et en nature, auxquelles l’abbaye avait droit. L’archevêque règle en outre que les hommes de Saint-Thierry doivent supporter le tiers des frais de gîte du roi, et contribuer, quand la nécessité le demande, à subvenir aux frais du voyage de l’abbé à Rome, voire même aux frais d’achat des terres, des provisions et du vin dont les frères peuvent avoir besoin.
L’acte est souscrit par Joscelin, évêque de Soissons, Geoffroi, évêque de Châlons, les abbés de Saint-Remi, Saint-Thierry, Saint- Nicaise, Saint-Denis de Reims, les dignitaires du chapitre rémois, et un grand nombre de chevaliers.
Daté de 1142, ind. 4 (lindiction est en retard d’une année), 6 e année du règne de Louis VII, 2 e année de l’archiépiscopat de Samson.
Éd. Varin, Arch. adm. Reims, I, 3 o 4 (d'après le Gartul. de S l -Thierry, f° 1).
ii 42. — Après le 18 octobre.
Joscelin, évêque de Soissons, notifie à Hugue, abbé de Prémontré, qu’il a donné à son abbaye une terre sise en dehors de la Chaînée, près de Saint-Rémi, pour y établir des religieux de son ordre. Il ne prélèvera sur cette terre aucun droit de vinage.
Néanmoins il se réserve les coutumes commerciales, toutes les justices et toutes les forfaitures.
La charte est souscrite par Bruno, abbé de Nogent; l’archidiacre Thibaud; le chapelain Jean ; le chanoine Hugue de Mariais,
Daté de 1142, 17 e année de l’épiscopat de Joscelin.
Oriff. Arch. dép Aisne, H. 825, liasse. = Cop. Bibl. munie. Soiss.,
Cart. de l’abb. de Prémontré, f° 67.
11 4 ^. — Après le 18 oct.
L’évêque Joscelin notifie la donation d’une vigne dite Perroiselle , faite à l’abbaye de Prémontré par Ernaud de la Chaînée et par son épouse Sibille, en témoignage de leur repentir de leurs fautes, et par amour pour leurs fils dont l’un était enseveli à Prémontré et dont l’autre était religieux dans cette même abbaye. Leurs autres enfants et leurs héritiers approuvent la donation.
L’acte a été conclu en la présence de l’évêque, de l’archidiacre Thibaud, du chapelain Jean, du diacre Albéric, du sous-diacre Hugue, tous chanoines; des chevaliers Enguerrand Matifart, Diet de Vauxbuin, Jean de la Chaînée.
11 est daté de 1142, 17 e année de l’épiscopat de Joscelin.
Orig . Arch. dép. Aisne, H. 825, liasse. == Cop . Bibl. munie. Soiss.,
Cartul. de l’abb. de Prémontré, f° 68, verso.
nl\ 2 . — Après le 18 oct.
Goisbert, doyen de l'église de Saint-Frambaud de Senlis et tout son chapitre donnent à Roger, abbé de Saint-Crépin-en-Chaie, la terre de Millancourt, moyennant un cens ae ioo sous, monnaie de Soissons, qui sera payé à Senlis partie en la fête de Saint- Nicolas, partie au dimanche des Rameaux.
L’acte fut muni du sceau du roi Louis VII, de la reine mère Adélaïde, de Samson, archevêque de Reims, de Joscelin, évêque de Soissons, de Pierre, évêque de Senlis, du chapitre de Saint- Frambaud, du chapitre de Saint-Crépin-en-Chaie.
L’acte est daté de 1142, 6 e année du règne de Louis VII, 17 e de l’épiscopat de Joscelin.
Cop. Bibl. Nat., Latin, 18872, Gartul. de Saint-Crépin-en-Chaie, f° 21
verso.
Samson, archevêque de Reims, Joscelin, évêque de Soissons, et Barthélemi, évêque de Laon, donnent une charte qui règle le procès pendant depuis longtemps entre l’abbaye de Cuissy et celle de Vauclerc, du diocèse de Laon, au sujet de la possession d’un bois de peu d’étendue dont chacune prétendait avoir reçu donation, La sentence des évêques fut favorable à Vauclerc.
Ed. De Florival, Barth. de Vir., p. 267. = Cf. D. Jean Delancy, Historia Fusniacensis (Laon, 1671), ad an. 1142. — Claude l’Eleu, Hist. de la ville de Laon , Ms. Bibl. munie. Laon, I, f° 3 75.