CL1I
11 43. — Entre août et octobre.
Joscelin, évêque de Soissons, répondit à la lettre où saint Bernard paraissait l’accuser de complicité dans les injustices du roi, par une lettre que nous ne possédons pas, mais qui commençait par cette salutation : « Salutem in Domino et non Spiritum blasphemiæ ».
Saint Bernard reconnaît dans une nouvelle lettre qu’il a pu aller trop loin et il demande humblement à l’évêque de lui pardonner. Il le supplie néanmoins de montrer plus de zèle pour obtenir réparation des injustices que le roi a commises contre l’Eglise.
Cf. HF. y XV, 58g (S‘-Bern., ép. 223 ). — Pécheur, II, p. 433. — D’Arbois de Jubainville, H re des ducs et comtes de Champagne , II, p. 344 et seq.
n43. — Avant le 9 octobre n43.
Saint Bernard réclame de Joscelin qu’il travaille avec lui à rétablir la paix entre le roi et le comte Thibaud. Sa lettre laisse percer l’espérance du succès.
Cf. IiF. y XV, 593 (S l -Bern., ép. 225 ). — Pécheur, II, p. 434- — D’Arbois de Jubainville, Z/ rc des ducs et comtes de Champagne , II, p. 344 et seq.
Saint Bernard exprime l’espoir qu’il a de rencontrer Joscelin, « in indicta celebritate , apud Sanctum Dionysium ». Il s'agit ici d’une
seconde conférence qui devait se tenir à Saint-Denis le 9 octobre ii 43 , jour de la fête du saint Patron, ainsi qu’il avait été fixé dans une première conférence à laquelle fait allusion le début de la lettre de saint Bernard et à laquelle Joscelin était resté étranger.
Brial date à tort cette lettre de 1i 44 , ainsi que le remarque M. D'Arbois de Jubainville, loc. cit. : la paix définitive entre le roi et Thibaud fut conclue sous Gélestin II, mort le 9 mars n 44 -
11 43 . — Après le 18 octobre.
Dreu de Pierrefonds s’était emparé pour y conserver son gibier à poil, d’un bois qui appartenait à l’abbaye de Notre-Dame de Soissons, l’abbesse et le chapitre portèrent plainte devant l’évêque Joscelin qui s’entremit et amena les deux parties à composition : Dreu donna en échange a l’abbaye 10 sous de cens sur la prévôté de Pierrefonds.