‹ Quatrièmes mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 62 sur 79 · Petit de Julleville, ouvr. cit., p · texte numérisé non relu

Petit de Julleville, ouvr. cit., p

COURTOIS D ARRAS

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gius Macropedius, composa aussi un Enfant Prodigue 1 . Et ce ne sont là que les œuvres les plus connues : on en citerait beaucoup d’autres.

Tous les pays de l’Europe, l’Allemagne en particulier et l’Italie, ont produit une quantité de poèmes dramatiques du même titre. En Italie, on trouve, dès le xv e siècle, le drame d’un « padvre, che haveva duo figluoli, uno bono chiamato Benedetto et l’altro cattivo Antonio », et encore, à peu près contemporaine, une Festa del Vitel sagginato 2 .

Ces faits ne prouvent pas que Courtois soit un drame, mais seulement qu’il peut en être un. L’examen interne du poème nous apprendra-t-il quelque chose de plus ? Ceci au moins qu’il paraît porter les marques d’une parenté étroite avec les autres œuvres du répertoire dramatique artésien au xin° siècle, avec le Ju Saint Nicolas et avec le Ju Adam. Cette parenté ne se manifeste pas dans le contenu : les ressemblances qu’on relève entre Courtois et Saint Nicolas dans plusieurs passages de la scène du cabaret ne prouvent rien. Mais la forme est un indice plus sûr. Les lois de versification suivies par l'auteur de Courtois sont celles qui étaient en vigueur au théâtre. Les strophes a a b c c b du début ne sont pas employées ailleurs que dans le drame. Pour l’usage du vers à rime plate, on constate un respect scrupuleux de cette règle familière au théâtre artésien de l’époque : Deux rimes qui se répondent dans un même couplet ne peuvent finir ou commencer ce couplet, si elles sont suivies ou précédées par deux autres rimes qui se répondent dans un même couplet. Et, si on observe ici une dérogation à ce principe, elle a pour origine, selon la loi commune, le besoin de séparer deux scènes. Enfin l’emploi de quatrains alexandrins monorimes est également significatif ; non pas que cette forme soit particulière au théâtre, mais sa combinaison avec les strophes a a b c c b e t les octosyllabes ordinaires n’existe pas dans les autres genres littéraires.

Admettons donc pour l’instant que Courtois soit un drame.

1. Hartelust, De dictione Georgii Macopedii. Trajecti ad Rhenum, 1902, P- il-

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