‹ Que devons-nous à l'Angleterre? [microforme]Chapitre 10 sur 120 · ET · texte numérisé non relu

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était attaqué et ses forces de milice suffisaient amplement à repousser les agresseurs. Cependant, le Souvernement canadien, invoquant le fait que ces attaques étaient la conséquence de la politique Poursuivie par l'Angleterre en Irlande, fit appel au secours de Ja Grande-Bretagne: il réclama des troupes anglaises et des armes pour Ja milice canadienne. Le gouvernement britannique n’accorda qu'une Partie de cette demande, et il y mit beaucoup de lenteur et d'hésitation. 11 consentit à prêter des armes au gouvernement canadien et à prolonger Je séjour au Canada des garnisons anglaises dont il avait décrété Je rappel. Dès que le danser sembla éloigné, les ministres britanniques, avec celte ténacité et cet esprit de suite qui caractérisent ]n politique anglaise, revinrent à leur point de départ, Ils décidèrent de rapatrier la plupart des régiments anglais et de ne laisser en garnison au Canada que 5,000 hommes dans le Québec et l'Ontario, 2,000 à la Nouvelle-Ecosse et 1,650 au Nouveau-Brunswick.

Le 25 janvier 1869, CARDWELL devenu ministre de la Guerre dans le premier cabinet Gladstone, Communique à son collègue, lord Granville, ministre des Colonies, la décision du War Office (1). 1 réitère l’enga- #ement pris par le cabinet Palmerston, en 1865, de garantir l'emprunt que le Canada devra faire pour réparer les fortifications. “Ce projet “ de loi est encore à l'étude; mais cette promesse a été donnée avec la “ la présomption que le gouvernement de la colonie ferait de plus grands

Il rappelle Ja dépêche de lord Grey, de 1851; il en cite même la Partie essentielle, 1] fait aussi mention des dépêches du duc de Newcastle; et il ajoute:

“Des circonstances tout à fait exceptionnelles ont empèché, ces “ années dernières, l'application de ces principes aux provinces an- “ glaises de l’Amérique du Nord; mais, à mon avis, ces circonstances

“Le gouvernement de la nouvelle Confédération a fait preuve de “son ardent désir d'activer l'organisation de ses forces de défense. “Ceci mérite notre encouragement: et conséquemment [le gouverne- “ ment Canadien] a profité de l’aide de quelques-uns des régiments de “ Sa Majesté pour entrainer les officiers et les soldats de sa milice volon- “taire. Les réductions que je propose Maintenant n'interrompront

“point cette Coopération.”

Le #ouvernement britannique réclamait aussi la remise des armes qu’il avait prêtées aux Canadiens. Toujours Pratique, il stipulait même aue celles de ces armes qui avaient été perdues ou endommagées seraient remplacées aux frais de la colonie. Il présenta son compte pour £847, 13s., 3% d. Ces trois-quarts de denier (un sou et demi) en disent long!

(1) Pièce justificative 40. La principale partie de ce document fut transmise par lord Granville à sir John Young, le 14 avril 1869,

par

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