LEP PER ETES
La fausseté du prétexte est démontrée avant même que la Confirence ne se réunisse,
Les lanceurs du ‘‘péril allemard'’
En avril, le Nineteenth Century publie une remarquable étude de sir William WHITE, ancien directeur des constructions navales du gouvernement britannique, sur “la situation maritime” de la Grande-Bretagne. En quelques pages, à l’aide de faits &«t de chiffres précis, il démolit de fond en comble l’argumentation de M. McKenna, de M. Asquith et de M. Balfour, qu'il n'hésite pas à traiter de “politiciens innocents de toute connaissance technique”. Il se moque de teurs prédictions sinistres. Il démontre la supériorité écrasante de la flotte anglaise sur la flotte allemande et l'impossibilité absolue pour l'Allemagne de s’écarter de son programme naval, soit en augmentant le nombre des navires mis en chantier, soit en avançant la date de leur lancement. 11 formule de graves doutes sur l'efficacité absolue des dreadnoughts et fait entendre clairement que l’unique mobile des protagonistes de ce type de vaisseau de guerre, c’est l'énorme profit qui en résulte pour les détenteurs des brevets qui couvrent la fabrication des pièces de blindage et d'artillerie dont les dreadnoughts exigent une porportion beaucoup plus considérable que tous les autres vaisseaux. Le monopole de ces brevets appartient à la puissante maison Krupp, d'Allemagne, qui en partage les profits avec les trois ou quatre principales compagnies anglaises de construction maritime. Nous verrons plus tard que les constructeurs français et italiens sont également associés à ce trust monstrueux.
Ce plaidoyer de réfutation, froid comme l'acier des canons blindés, produit une sensation profonde en Angleterre. Quelques politiciens jingos, aussi “ innocents de toute connaissance technique ” que M. Asquith et M. McKenna, tentent de le réfuter et d'entretenir la panique. Ils obtiennent facilement la Collaboration de certains officiers de marine et fonctionnaires de l’Amirauté, moins “innocents”, mais pécuniairement intéressés dans la construction des navires de guerre et, par conséquent, dans le maintien de la panique à l’état aigu.
La vérité ne tarde Pas néanmoins à prendre le dessus... en Angleterre. M. McKenna doit confesser qu’il a trompé le parlement et l’Empire tout entier, ;
Il est démontré que M. Balfour, pour relancer les ministres et ré. clamer un plus grand nombre de dreadnoughts, s’est servi des renseignements et des chiffres qui lui ont été fournis par M. MULLINER, directeur de-la Coventry Ordnance Company, dont les sept-huitièmes du Capital-actions appartiennent à deux des plus grandes compagnies de construction maritime: John Brown & Co. et Cammell Laird & Co. Le même Mulliner a avisé le premier Lord de l’Amirauté. Il a conféré secrètement avec le Conseil des ministres — tout comme un premier ministre colonial. C’est lui qui a fourni les fausses données sur le programme allemand, Cause première de la panique FE
(1) L'amiral Von Tirpite, ministre allemand de la Marine,
onné le démenti aux stat stiques fantaisistes résentées à la Ch ur. Lors “période de da
F avait immédiatement et M. Balfo que arriva la
par M. McKenna nger”, en 1912, il fut démontré que le
onfé-
Mais aux colonies, comme le faisait observer, un jour, un vieux professeur d'Oxford, le télégraphe ne semble marcher qu'au gré des politiciens et des financiers. Quand le parlement se prorogea, le 19 mai, la panique avait Presque cessé en Angleterre; au Canada, elle battait encore son plein. Lord Grey remercia les honorables sénateurs et les non moins honorables députés d’avoir consacré le principe de “Ia reconnaissance des devoirs du Canada ” envers l'Empire ; mais il se garda
bien de leur dire que le Souvernement impérial s'était payé leur tête.... impérialement.
Conférence militaire de 1909 — Les Impérialistes anglais démasquent leurs batteries
La Conférence se réunit à Londres le 28 juillet, sous {a présidence alternative du premier ministre, M. Asquith, et du ministre des Colonies, le comte de Crewe, Le Canada y est représenté par sir Frederick BOR:- DEN, ministre de la Milice et de la Défense, et M. BRODEUR, ministre de la Marine et des Pécheries. Le seul mandat qu’ils ont, c'est “ de discuter avec l’Amirauté le meilleur moyen de mettre à exécution la résolution ” du 29 mars (1). Ce qui ne tes empêche pas de conclure avec le War Office des arrangements précis et définitifs au sujet de l'organisation de l'état-major impérial, en vue de la coopération des troupes canadiennes dans les juerres de l’Empire.
Cette fois, les délit ations restent secrètes. On ne rend publics qu’un résumé succinrt :s décisions prises ainsi que les rapports et les pièces techniques qui ur ont servi de base.
La Conférence, apparemment convoquée pour pare: péril naval annoncé par M, McKenne, commence Dar s'occuper des ar. es de terre. Ce seul fait suffit à dénoncer le mobite secret des ministres britanniques. La première séance de travail se tient au War Office, le 29 juillet, pour étudier un mémoire du ministre de la Guerre intitulé: “ Projet d'organisation des forces militaires de l'Empire en vue d'assurer leur coopération en cas de guerre” (p. 28).
Ce projet, préparé et rédigé par le général Nicholson, chef de l’'Etatmajor impérial, est précédé d’une note de M. HALDANE, ministre de la Guerre. Celui-ci résume en quelques mots Job
jet que poursuivent les autorités militaires de fa Grande-Bretagne: “ Le fait d'organiser les
“forces locales de telle sorte qu'à l’heure du danger suprême, elles puis-
ministre allemand avait dit la vérité et que le constructeur anglais avait audacicusement trompé les ministres et le leader de 1 iti Il avait
on. du reste, é point : dix à douze millions de profits aéditioanels étaient tombés da = e
ts, entre des centaines “rveille les méthodes des vampires qui s'engraissent de la subs- Peuples. Inutile d'ajouter qu'à même leurs énormes profits, ils font la part
(1) Dépêche du 5 mai 1909 de lord GREY à lord CREWE: “Correspond
the Nevcl eus ein, Conference ef the Emonesi es of the Self-Ga re > À e Naval an efence o e Empire”, , D. ons
suivent sont extraites et traduites de ce document. chiffre île la indiqué
Le est a chaque citation. Le mé pt a été réimprimé au da : fonai P: # Le : se tation me document a réimpr au Cana Lrrer 'apér
sie LE Ë # ml LE sue à Es
GTR
7 TE rh
Fo ONE il mie bus
SARA M à RRQ ch
tn D PER TN