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“sent se concentrer et agir ensemble comme une seule armée dans toute “ partie de l'Empire, ne diminue pas mais au contraire tend à accroître
“pectives ” (p. 32). C'est le renversement du principe et de la pratique observés avant ja Suerre d'Afrique, Jusque4à, la défense de chaque pays de l’Empire par les forces locales est l'objectif principal, La sécucité du tout dépend de la protection efficace de chacune des parties. L'Angleterre, unique maîtresse de la politique impériale, reste seule responsable de la défense de toutes ses possessions non autonoinès. C'est sur cette buse que les ententes de 1854 et de 1865 se sont conclues et que la Confédération Canadienne s'est faite, La nouvelle tactique, c’est d'assurer tout d'abord la protection de l’ensemble: Ja sécurité de chacun des pays d'empire devient la considération secondaire. Le motif de cette révolution saute aux yeux. En 1865, les colonies autonomes et l'Empire des Indes forment la majeure partie de l’Em L'Angieterre a tout à Sagner à induire chacun de ces pays à s’
celui qu'elle gouverne de Londres, pour son seul bénéfice. Elle a donc tout intérêt à développer chez les “nations-soeurs” un sentiment de soli-
tent et qu'elle n’assume aucune obligation nouvelle pour la défense des
C'est sur ce terrain que le général NICHOLSON se place carrément pour indiquer les mesures à Prendre afin d’atteindre l'objet désiré.
“1.—L'Empire britannique, dit-il, couvre Plus d'un cinquième “ de la surface de la terre; le nombre total des sujets du Roi représente
“L'ensemble des forces militaires de l'Empire, comprenant l’armée “ des Indes, les troupes des Donvinions d'outremer et des &garnisons co- “loniales dans te monde entier, s'élève à environ 1,200,000 soldats et “officiers... L'armée des Indes est dans une large mesure localisée “par des considérations politiques et militaires; l’armée territoriale an- “ glaise et les forces des Possessions d’outremer ne sont tenues de servir “ que dans leurs Pays respectifs, bien que, si elles offrent volontairement “de servir à l'étranger en temps de guerre, Sa Majesté peut accepter “leur offre.” Les forces militaires de d’Empire sont donc “ presque in- “signifiantes lorsqu'on les compare aux vastes armées des Puissances ‘ continentales [d'Europe] et du Japon.
“2—....Pour produire une armée capable de concentrer promp-
L'objet du War Office est précisément d'établir ces conditions.
moire en trois parties. La première n'est que la répétition du mémoire présenté à Ja Conférence
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de 1907; elle définit Les principes généraux qui doivent présider à la défense de l'Empire: le maintien de la suprématie maritime, la défense de chaque pays d'empire par les forces lucales, “ la création d'une force d'expédition préte à se porter sur tout point menacé de l'Empire" (p. 33).
Que l'on compare cette réuaction à celle du général LYTTELTON, du 14 mars 1907; que l’on rapproche ces deux textes des déclarations de M. CHAMBERLAIN, en 1497 (1); et l'on constatera que c'est la même pensée qui s'affirme et se précise,
Le chef de l'état-major reconnait que, depuis la Conférence de 1907, les colonies autonomes ont fait quelque progrès dans l’organisation de “leurs forces militaires pour la défense locale ”; mais elles n'ont encore rien tenté “ pour Porter assistance aux autres pays de l’Empire en “cas de danger, Le temps est arrivé, semble-t-il, d'étudier cette impor- “tante question” (p. 34). 11 n’est pas question d'imposer une “ obligation définie ” à aucune colonie; mais “les armées des Dominions pour- “raient être organisées de telle manière que leurs gouvernements fus- “sent prêts, en cas de nécessité, à coopérer entre eux et avec la mère “patrie au degré qui leur paraîtrait utile, non pas en improvisant des “secours hâtifs, mais avec rapidité et certitude ” (p. 35).
“9.—Sous l'autorité des lois actuelles de la Milice et de la Défense “ des divers Dominions, les gouvernements n'ont pas le pouvoir d'em-
“ployer de force. ‘‘’’aires en dehors de leurs territoires pour soutenir “ des intérêts impér 2x.”
“ développement serait entravé par la dépense plus considérable qu'exi- “ge le maintien d'une armée régulière.” Les vrais soldats ont de ces éclairs de franchise qui font contraste avec les duperies des politiciens. Mais le chef de l'état-major impérial pense tout d’abord, naturellement, aux intérêts de J'Empire; aussi s'empresse-t-il d'exprimer l'espoir “ que “les colonies autonomes Pourront organiser leurs forces de manière, non
des troupes aux Indes et dans les diverses Sarnisons d'Asie. “Le Ca-
“nada est mieux situé, peut-être, pour accorder un prompt secours en
Cas de guerre européenne (nearer home) ou pour prêter main forte à “l'Australie” (p. 35).
En résumé, l'objet de la Conférence doit ètre de jeter Ja “ base d’un
“ système pratique qui nous permettra, en cas de nécessité, d'utiliser
:) Voir pages 110 et 169-170.
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