LA DÉFENSE NATIONALE
Introduction du régime britannique au Canada ngleterre changea Ja base du droit
Quelques
Uni, dans un
a la base de Ja i pplicable aux pos- "Angleterre par le traité de Paris, décida que les a Couronne jouissaient de tous les privilèges des e naissance et qu’ils étaient soumis aux mêmes obli-
L'un des des privilèges aujourd’hui :
dication de
- (1) Sur us ces Points, on trouvera une mine d’indications et de renseignements précieux dans des Archi Canadienne r li “MM, SH # UGHTY :
le volume
ves O] et DO!
“Documents concernant l’histoire constitutionnelle du Ces, 1759-1791."
Un autre principe aussi solidement établi, corollaire du premier, c'est que le Royaume-Uni, seul détenteur de Ja souveraineté impé. riale, maître absolu des relations extérieures de l'Empire et des Causes de guerre entre cet Empire et les Puissances étrangères, doit porter tout le poids de la défense générale des Possessions britanniques. Ÿ
L'unique point débattu, la seule Cause de discussion qui se soit élevée durant un siècle et demi entre les autorités de l'Empire et les &gouvernements des diverses colonies, c’est celle qui a entraîné Ja révolte des colonies américaines, c’est la définition des charges et des responsabilités que les colonies dites ‘autonomes’ doivent assumer dans la défense de
définitivement , les rôles se trouvèrent renversés,
l'Angleterre se vit
Révolution américaine
Le respect de deur serment d’allégeance et l'influence du clergé et des seigneurs empêchèrent les Canadiens-français
Pressantes des révoltés, même après que la France américaine. Plusieurs répondirent à l'appel de sir Guy CARLETON et prirents . armes pour défendre le drapeau britannique contre }’ Anglo-Américains. Ce fut l’origine de la milice nation anglaise, Carleton, avec la clairvo administration, vit là le germe d’ x Il songea dès lors à l'établissement d’une milice régulière recrutée parmi les habitants de la colonie. Il eut sans doute à Vaincre, sur ce point comme sur tant d’autres, la méfiance des autorités impériales et les préjugés des nouveaux colons venus d'Angleterre — ces “fanatiques déréglés” dont le général] Murray se plaignait avec si peu de ménagements. Quoi qu’il en soit, son opinion triompha. Dès Je 29 mars 1777, il signait une crdonnance enjoignant à tous les Canadiens, âgés de 16 à 60 ane, de s'enrôler dans la milice, à l’appel des officiers verneur, Le refus de répondre à lappel entraînai L'objet de cette milice, déclare l'ordonnance, est
EE
Par la
ue temporaire: elle fut renouvelée, en deux ans, jusqu’en 1787.
Le 23 avril 1787, Je gouverneur sanctionnait une ordonnance régulière de son Conseil “ qui régle plus solidement les milices de cette Pro- “vince et qui les rend d'une plus grande util:*6 pour la Conservation et
de deux ans
de la colonie, “depuis Pâge ciarés miliciens, et obligés de
+ “servir en cette qualité dans la milice de la Paroisse, village ou seigneu- “rie, dans lesquels ils sont domiciliés.” Le même article impose une
es à quiconque refuse d'obéir à l'appel du Capitaine de milice de son arrondissement.
L'article V decrète que lorsque
» le commandant en chef tirés dans [de] telles
une juste proportion, être emploïés.….. pendant un tems qui n’excè- “dera point deux années.”
ire de la colonie est d’ores et déjà a colonie sont sujets au service miliappelés sous les armes que pour dire la défense du territoire.
en vigueur jusqu’à nos jours. Ce n’est que que les impérialistes ont commencé tituant peu à Peu le faux princi
taire ; mais ils ne peuvent être “la sûreté des frontières”, c’est-à-
à le battre en brèche en Jui subs
tenta d’indui diens à prendre du service dans les armées impériales.
se laissèrent entraîner; la masse des miliciens résistèrent.
régimentés sous lPautorité de } de traverser les mers (3).
à les accuser d’insubordinat
vingt années de &uerre que l'Angleterre eut à so
de la République et la Puissance menaçante de Napoléon, ne songea à Soutenir la thèse absurde de
en aide à la mère-patrie, Et Pourtant, la Grande-B à plusieurs reprises, un péril Pour le moins aussi grave que celui qui la Menace aujourd’hui. Mais la casuistique impérialiste n’était pas née.
(1) Pièce justificative 1.
(2) Pièce Justificative 2.
(3) Benjamin Sulte : “Histoire de la Milice Canadienne”, page 2.
Commission royale qui avait appelé Carleton à son poste, Elle n’était q
Ér
Les Canadiens avaient prouvé en 1774 qu'ils étaient prêts à défendre leurs foyers et les droits de la Couronne britannique au Canada, De leur fidélité et de leur Courage ils donnèrent de nouvelles preuves en repoussant les attaques des Américains, en 1812, Mais alors comme aujourd'hui, ils considéraient qu’ils avaient accompli tout leur devoir en dé-. fendant la colonie contre ses agresseurs; et ni les gouvernants civils, ni les autorités religieuses ne leur demandaient davantage,
Séparation du Bas-Canada et du Haut-Canada
En 1791, la province avait été divisée en deux gouvernements: le Bas-Canada et le Haut-Canada. Dans la province française, l’ordonnance de 1787 resta en vigueur. En 1808, la Législature du Haut-Canada adopta une nouvelle loi de Milice (1).
Comme l'ordonnance de 1787, cette loi décrète en principe le service obligatoire de tous les habitants. Sur l'emploi que le gouverneur peut faire de cette armée nationale, elle est encore plus explicite que l'ordonnance. Elle stipule “ qu’il ne sera pas légal d’ordonner à la Mi.
“la province, ou pour attaque “à cette invasion.”
Même aux jours sombres qui suivirent les soulèvements de 1837-38, les autorités impériales ne songèrent pas à imposer aux habitants de la colonie d’autres obligations que celle de défendre leur territoire. Elles se bornèrent à étendre ce devoir à la répression des désordres intérieurs.
Une ordonnance du Conseil spécial du Bas-Canada, édictée en 1838 (2), décrète “ que tout habitant mâle valide de cette province, âgé de ‘plus de 18 ans ei au-dessous de l’âge de 60 ans, étant sujet britannique “et ayant résidé plus de six mois dans la province, et n'étant pas au “service naval ou militaire de Sa Majesté, ni actuellement en service ou ‘“’enrôlé pour servir dans les troupes volontaires de cette province, sera
sujet à servir comme milicien pour la défense de la province et de “ l'ordre et de la tranquillité publique en icelle, à moins qu'il n’en soit “ spécialement exempté par la loi” L'article IX stipule “ que dans le “cas de guerre avec les Etats-Unis d'Amérique, d’invasion, d’insurrec- “tion, ou de danger imminent d’icelles, il sera Joisible au gouverneur “ou à la personne administrant le Souvernement d’appeier sous les “armes, d’entre les officiers des différentes compagnies de milice de la “ movince et d’entre les miliciens non mariés au-dessous de l’âge de 30 “ans, un nombre qui n’excèdera pas un cinquième du total, lesquels “seront tirés au sort ou commandés à la discrétion de l'officier com-
(1) Pièce justificative 3.
(2) Pièce justificative 4.
concitoyens anglais les traitent “comme des frères et non comme des bâtards.” 11 serait temps de méditer et de faire revivre cet enseignement énergique et équitable.
La loi de 1846 resta en vigueur jusqu'en 1855. Dans ce court espace de dix années, des modifications profondes s'étaient produites dans le mécanisme intérieur de l'Empire britannique et dans ses relations internationales.
Après une lutte opiniâtre qui avait duré plus d'un demi-siècle et dont les échauffourées sanglantes de 1837 marquèrent le seul écart grave de jugement et de conduite, les Canadiens des deux races avaient enfin obtenu des autorités impériales l'application loyale du principe qui fait la base du régime britannique: le droit de tout groupe de sujets britanniques de n'être soumis qu'aux lois votées par ses représentants élus et à l'autorité d'un pouvoir responsable à ses mandataires.
Cette conquête, les Canadiens ne furent pas les seuls à en bénéficier.. Elle devint la règle politique de toutes les possessions anglaises peuplées d’Européens. Du reste, ce n’était pas une révolution ni même une évolution de principes. C'était la simple extension aux colonies du régime dont le parlement britannique avait fait la règle fondamentale du royaume après la chute des Stuarts et l'avènement de Guillaume et de Marie.
En bonne justice sociale, cet accroissement de privilèges comportait, pour les Canadiens comme pour les habitants de toutes les autres colonies anglaises, une augmentation correspondante de charges et de responsabilités.
Lord Grey et Lord Elgin — Bases de l’organisation militaire de l’Empire
La Couronne britannique eut à ce moment l'immense et rare «vantage d’être représentée au ministère des Colonies et à la tête du gouvernement canadien par deux hommes d’une égale valeur et bien faits pour se comprendre et se compléter, Lord Grey est peut-être le meilleur ministre des Colonies que l'Angleterre ait connu. Lord Elgin est sans contredit le meilleur gouverneur que le Canada ait possédé sous la domination anglaise.
Dans ses instructions au successeur de lord Metcalfe, de tracassière et :yrannique mémoire (1), lord GREY disait : “I] ne “ saurait être trop nettement reconnu qu’il n’est ni possible ni désirable “ de gouverner aucune des provinces britanniques de l'Amérique du “ Nord contrairement aux opinions de ses habitants.”
Cette attitude généreuse et sincère donnait à l’homme d’Etat anglais le droit de rappeler aux Canadiens les obligations nouvelles que comportait pour eux l'exercice de leurs nouvelles libertés. C’est ce qu'il fit une dépêche en date du 14 mars 1851, dont je détache le passage suivant:
maire et n'exerça aucune à
(1) Je nc tiens compte du court passage de lord Cathcart, administra la copus À e novembre OT à oncle 1846. ne fat à proprement parler qu’un gouverneur . ction positive.
“Le Canada possède maintenant, en commun avec les autres pro- “ vinces britanniques de l'Amérique du Nord et de la manière la plus “ample et la plus complète possible, les avantages du sel/-government “en tout ce qui touche à son administration interne.
“Il semble au Souvernement de Sa Majesté que cet avantage doit “entrainer des responsabilités correspondantes; et que le temps est “ venu où le Peuple du Canada doit être appelé à assumer une part plus “large ;u'il n'a prise Jusqu'ici des dépenses qui résultent, à son béné. “ fice, de cette situation.
“De ces dépenses, ja charge de beaucoup la plus lourde qui “sur ce pays [le Royaume-Uni] est celle encourue pour la défense mili.
“ Considérant Je Canada comme une partie très importante et très “ appréciable de l’Empire, et croyant que le maintien du lien qui unit “la mère-patrie et la colonie est éminemment avantageux aux deux pays,
“Mais, tenant compte des progrès rapides que le Canada fait aujour- “ d’hui en richesses et en population et de la prospérité dont il jouit en “ce moment, le Souverneme le Sa Majesté est Convaincu qu’en toute “ justice Je Peuple du Royau: devrait être déchargé d’une forte pro- “portion des charges qui lui ont été imposées jusqu'ici pour la protec- “tion d’une colonie qui est maintenant en état de faire beaucoup pour “assurer sa #“ropre protection.
“Il n'est guère nécessaire de vous rappeler qu’en adoptant ce prin- “ cipe, le gouverner *nt de Sa Majesté ne ferait que revenir à l’ancienne “politique coloniale de ce pays.” (1)
Comme sanction pratique de cette doctrine, le gouvernement bri. tannique commença à dégarnir les postes militaires de la colonie et à rappeler en Angleterre les Sarnisons impériales qui les occupaient, 1] prit les mêmes mesures dans les Provinces Maritimes. La chute du cabinet Russell, dont lord Grey faisait Partie, n’entraîna aucune modification de cette politique nouvelle,
Le 22 avril 1853, le duc de NEWCASTLE, ministre des Colonies dans le cabinet Aberdeen, écrivait dans ces termes au lieutenant-gouverneur de l'Ile du Prince-Edouard, sir À. Bannerman, qui lui avait communiqué les objections des habitants de la colonie au retrait des troupes impériales :
“ Veuillez faire savoir au Conseil et à Ja Chambre d’assemblée que “j'ai déposé leur adresse aux pieds de la reine et qu'il a plu à Sa Ma- “jesté de l’accueillir très gracieusement; mais je ne me crois pas libre “ de recommander à Sa Majesté de se rendre aux prières qui lui sont “ adressées.
“Si la colonie était menacée d’une attaque, le gouvernement de Sa ajesté ne serait pas lent à lui accorder les secours nécessaires à sa protection; mais aucun danger de ce genre ne se présente: et nous
“ considérons qu’il n’est Pas juste de décharger la Législature de l'Ile r et de la responsabilité de maintenir une “force — police, milice ou corps de soldats en retraite — en nombre “suffisant pour maintenir la paix intérieure de la colonie (1).
Et il presse le gouvernement de la province d'organiser une milîce
du Conseil législatif et de l’Assemblée de la Nouvelle-Ecosse, La Législature se déclare prête “à faire des efforts (exertions) pour la défense “ de la province au cas où il serait jugé nécessaire de retirer les troupes “ régulières dont se compose maintenant la garnison ” (2). Cet acquiescement à la nouvelle politique impériale est d’autant mieux accueilli à
Londres que l'Angleterre est à la veille du conflit sanglant qui lui coûtera de si louré:s pertes en Crimée.
Guerre de Crimée
Les exigences de cette &uerre si follement entreprise pour maintenir en Asie Mineure la domination abrutissante et parfois cruelle de la Turquie hâtèrent l'exécution de la politique coloniale inaugurée par lord John Russell et lord Grey.
La situation offrait des analogies singulières avec celle que nous traversons aujourd’hui. Pour la première fois dans l’histoire des colonies d'Amérique, les deux nations qui s’en étaient disputé la possession pendant deux siècles étaient alliées sur les champs de bataille. Pour la première fois dans l’histoire du Canada, Canadiens-français et Anglo-Canadiens pouvaient fraterniser dans leur attachement à leurs patries d’ori-
yrans” et les “barbares”, fourd’hui; la “civilisation” et la “faiblesse opprimée”, c'était la Turquie!
Mais ce à quoi Personne ne songea, ni en Angleterre ni au Canada, ce fut d’induire les Canadiens à prêter l'appui de leurs armes à leurs “deux mères-patries”, Tout ce que le Souvernement britannique désirait,
c'était de hâter Je retrait des troupes impériales de la colonie et leur remplacement par les milices coloniales.
Le 11 août 1854, sir George GREY, qui avait remplacé le duc de Newcastle au ministère des Colonies, écrivait à lord Elgin que le gouvernement de Sa Majesté avait décidé de rapatrier “ quelques-uns des “régiments qui font du service dans les colonies de l’Amérique du Nord “et les autres possessions de la Couronne. Heureusement, ajoute-t-il, le
(1) Pièce justificative 10.
(2) Pièce justificative 11.
“ militaires importantes telles que Québe “protection, si jamais la nécessi “en vain. Néanmoins, j'ai confi “assument une
par lord Grey et en 1854 par lord Elgin sont restés, jusqu'aux jours de Chamberlain, l'inspiration directrice
“caractère de la Suerre nous permet d'utiliser ces ressources sans laisser CE
-€s colonies courir le risque d’une attaque extérieure. Le gouvernement de Sa Majesté reconnait pleinement le devoir et la responsabilité “ qui lui incombent de protéger les colonies contre loute agression: “Toutes les forces de l'Empire seraient employées à la défense de celles
“ d'entre elles qui pourraient être mises en danger par suite de la situa- “tion actuelle” ,,,..... D'autre part, “ Sa Majesté croit que la paix “intérieure de la Province peut être en toute sûreté confiée à ses sujets “ du Canada ” (1)
Obligations respectives de la métropole et «les colonies Ce ne fut pas sans quelque diffi
Lord ELGIN lui-même ne méconn valeur de certaines objections formulée
Canadiens. Il entrait pleinement dans ]
8 qu'ils ne contribuent nullement à
“propos de maintenir des Sarnisons impériales dans certaines stations
C, Comme garantie que cette té s’en présente, ne sera Pas invoquée ance que si les habitants de da colonie
curité de l’'Empi des moeurs viriles.” (2) n rappelant au Souvernement impérial ses 0
bligations particuliéres qui résultent de l'exercice de l’autorité absolue
que étrangère, lord Elgin ne contredit en rien les Propositions de lord Grey. Au contraire, il les confirme,
il les définit plus clairement, ji]
s qui en découlent pour l’An. gleterre et Pour Je Canada.
On peut dire, en toute certitude, que les principes posés en 1851
et permanente de la politique im- (1) Pièce Justificative 12. Il ne
faut confondre sir George G lord Grey, prédécesseur du due de Newcastle et À de la mars IS
(2) Pièce Justificative 13.
périale, Dans la discussion des obligations réciproques de la métropole et de la colonie, les hommes d'Etat anglais et canadiens de tous les Partis ont invoqué ces principes et s’y sont rattachés, même quand ils ont été en désaccord sur leur application.
Pour donner toute la pensée de lord Elgin, ii n’est que juste de citer un autre passage de sa dépêche du 18 décemb Voyance qui touche au génie, que le loyalisme des Canadien.
confiance que leur témoigner
“Le parlement du Cana “J'intérêt qu’il prend au conflit “l’alliance heureuse qui unit aujo “ cendants forment le peuple de cett “une somme de 20,000 livres pour “ des soldats et des marins des de “service de leur pays durant la gue
eront peut-être s
“veau enga
es aux traditions de lord Grey repris de rompre l'équilibre des s des deux peuples; s'ils avaient
gin ne se seraie accord moral des deux races canadi Bretagne et le Canada ne seraient-ils p
anada q cette dépêche. I] fut remplacé par
Loi de la Milice, 1855
Afin de répondre au désir des autorités impériales, le gouvernement de la colonie proposa des modifications à la loi de la milice et demanda à la Législature une augmentation du budget de la défense.
Le parti Conservateur, né l’année précédente de la coalition des torys du Haut-Canada et d’une fraction du parti bas-canadien, était alors au pouvoir. Sir Allan MacNab et sir Etienne-Pascal Taché en étaient les chefs. Cartier faisait partie pour la première fois du ministère, On ne saurait assurément soupçonner ces hommes d’Etat de desseins sédi-
tieux ou même de tiédeur à l
1854 (1), lorsqu'il apportait formulée par lord Grey et po
La deuxième lJect l’Assemblée législative, C'était aux jours les pl au pied de la forteres de l'Angleterre, de la
e 20 mars 1 us difficiles
et d’invoquer les beso répugnances de la Législature, la coopération du Canada devai assurer sa propre défense et sa intéressant (2).
Les objections 1 diens éminents: Holton, Taché-A\'acdonald, et Jo Haut-
M. HOLTON va tout de suite au dit-il, “ impose à la province foutes “ pendante sans lui en conférer les “propose de taxer le peuple afin “laquelle i:
“ de guerre
M. GALT déclare que le résulta “création d’une force volontaire “étrangers
t se pai
esure nous obli “milice sous les armes.” L’honorable Sandfield McDONA tien de l’autorité britannique.
de la colonie dans la puissance cas de guerre avec les Etatsmais le territoire du Canada, sera envahi par les armées a cessite l’organisation de la dé “patrie de pourvoir à cette défense.
“vent pas être abandonnés. Ils ont
La n
Unis, 1
(D Le cabinet MacNa que le 27 janvier 1855 cabinet MacNab-Morin,
b-Taché
endroit de la métropole. C’ leur opinion qu’exprimait lord Elgin dans sa dépêche du un tempérament à la n ursuivie par ses successeurs.
ure du projet de loi de la milice fut proposée à
se de Sébastopol, les armées allié Turquie et du Piémont devaient
ins urgents de la mère-patrie pour Cependant, il prit soin de
es plus fortes furent fo Galt, futur ministre hn Sandfield McDon L:nada et futur premier ministre,
droits et les privilèges.
d'entretenir une force militaire sur n’exercera aucune autori
décidées sans sa partici
qui pourra être utilisée à des vince.”
LD y voit un protectrice de la livré aux seules ressources
méricaines. Cette éventualit fense des frontières;
est cependant 18 décembre ouvelle politique
855, par sir Allan Ma de la campagne de
CNAB lui-même.
Crimée. Butées es de la France, lutter six mois
marquer que borner à prendre des mesures pour x intérieure. Le débat fut long et
rmulées par des Anglo-Canades Finances dans le cabinet ald, chef du parti libéral du coeur de la question.
les charges d'une souv
Cette mesure, eraineté indé- Le ministère
té et de poursuivre des , pation délibérative.”
t principal de la mesure sera la
érations
gerait
danger pour le mainque va ébranler la foi Grande-Bretagne. En a flotte anglaise balaiera les rers, de la colonie, é possible né- “ mais c’est à la mér-.
Les habitants de ce pays ne aoibesoin de troupes anglaises et d'of-
ouvelle politi
milice, n'en es même
sans tions et ses attitudes subséar lord Elgin. 11 contribua plus que utionnel posé dans la dépêche du 18
“ficiers d'expérience autour desquels ils se rallieront pour se défendre “ dans une guerre dont les Causes ne leur seront peut-être pas sympathi- Ci ques.”
“Un conflit peut s'élever entre la France et les Etats-Unis. L’An- “ gleterre, liée à la France par son alliance offensive et défensive, s’y “trouverait entraînée. Le Canada devra:t-il alors porter le poids ‘de “ cette guerre?”
Cette loi, déclare M. CHRISTIE, “ affirme le principe de limpôt * sans la représentation (taxation without representation), de la taxe “imposée pour soutenir des guerres. sur lesquelles nous n'exerçons au-
M. RHODES approuve le projet, pourvu qu'il se limite à la protection de ia province. “I] combattra en comité l’article qui donne au gou- “vernement le droit d’expédier la milice en dehors de la province.”
Opposition des Canadiens-français
Les premières et les principales objections furent exprimées par des Anglo-Canadiens. Il ne faudrait pas croire toutefois que les députés canadiens-français restèrent silencieux. On ne pensait pas encore, en ce temps-là, que les Canadiens-français n’ont pas le droit de s'exprimer en toute liberté sur toute question et particulièrement sur celles qui touchent aux relations du Canada et de l'Angleterre.
Le leader du parti libéral bas-canadien, M. DORION, affirme hardiment qu’il est temps, pour les Canadiens, d’avoir une opinion nationale, “une opinion qui place les intérêts du Canada avant ceux de l'Angle- “terre lorsqu'il y a conflit ” entre ces deux catégories d'intérêts. “ Envi- “ sageant la question de ce point de vue, il ne voit aucune nécessité à la “ dépense de deniers ” qu’entraînera l’adoption du projet de loi.
M. PAPIN “ ne désire pas que les Canadiens prennent les armes “pour rompre le lien qui les unit à la mère-patrie; mais il n’est pas dis- “posé à combattre Pour maintenir ce lien ni à se battre contre les Amé- “ ricains, si l'Angleterre entraîne les Canadiens dans une guerre où ils “ n’auraient aucun intérêt immédiat.”
M. LORANGER, Conservateur qui se séparera de son parti en 1862 .Sur la même question, appuie le projet de loi parce qu’il y voit “ Pintv- “rêt de la colonie et non celui de la Grande-Bretagne... Le régime “ colonial — régime d’infériorité pour le Canada — ne peut durer Jong- “temps. La destinée manifeste du Pays, c’est l'indépendance.”
M. LABERGE, libéral, riposte que “ si le pays doit être un jour indé- “pendant de la domination anglaise, quel crime Ya-t-il à voir dans “l'annexion aux Etats-Unis plus d'éléments de grandeur, de liberté et de “puissance que dans un état d: complet isolement? ....... Que le pays “ devienne indépendant, et aucu1 autre député ne sera plus empressé “que lui à appuyer le projet de loi ou même une mesure d’une portée “beaucoup plus étendue Pour assurer la défense du pays. Le point “principal qu’il ne faut Pas perdre de vue, c’est de décider si une na-
Es. 10
“tion assujettie doit maintenir une armée Pour prendre part à des guer- “res qu’il n’est pas en son Pouvoir de provoquer ou d'éviter, L'histoire “prouve que le Canada n’a jusqu'ici combattu que pour l’Angleterre, Son “territoire a été le champ de bataille de l'Angleterre; mais c’est PAngle. “terre qui a recueilli tous les profits.”
M. TURCOTTE relance tous ses collègues.
trouve “ absurde que le Canada scit appelé à “ guerre dans laquelle il n’aura aucun intérêt.” parce qu’il y voit un moyen Pour la colonie de “ Croit-on que l'Angleterre osera dicter ses co “quand ils auront les armes à la main? Non!
“leur dire en toute sincérité: Gouvernez-vous vous-mêmes.”
Le ministère et ses partisans les plus fidèles s’empressent de rassurer les adversaires de la mesure. Ils leur donnent l’assurance que le Souvernement canadien, d'accord avec les autorités impériales, n’a d’autre objet que d’assurer la protection de la colonie.
Le solliciteur général SMITH déclare que le pouvoir d’envoyer des
a province existait dans Ja loi précédente et que c’est Par un pur accident qu’on a omis d'insérer dans le projet de loi les restrictions antérieures. Elles seront réintroduites avant son adoption définitive.
M. HINCKS, futur ministre des F la Confédération, affirme que le gouvernement im l'intention de s'affranchir des obligations qui découlen suprême, Il indique que la mesure n’a d’ au peuple canadien de défendre ses propres intérêts.
Sir Allan MacNAB déclare qu’il serait “ honteux pour les Canadiens “ de laisser à la mère-patrie fout le fardeau de la défense de la province, “au cas où la &uerre éclaterait entre Ja Grande-Bretagne et les Etats- “Unis.”
Le colonel RANKIN, qui, comme M. Loranger, votera contre la loi de 1862, accorde son appui à la mesure Parce qu’il y voit la promesse de la séparation du Canada et de l'Angleterre.
M. John A. MACDONALD, procureur général du sume Ja question avec le bon suite, tant de preuves dans la conduite des affaires p
nada, dit-il, “ peut se reposer sur l’engagement pris par la Grande-Bre-
“tagne d'employer toutes les forces de J’'Empire britannique à la défense “de la province, Û
“étrangère, Mais
onie un organisme milice du Canada.
ce que ce projet de loi autorise, c’est qu’en prévision
britannique, serait
“oi permette au gouvernement impérial d’armer la me Toit
d'Etat l’invoquer et le définir de nouveau, en termes équivalents, en 1862, au cours des débats sur un nouveau projet de loi de milice, et vingt-et-un ans plus tard, en 1883, lorsque le parlement fédéral opèrera la refonte de ces lois.
Le bill de 1855 fut enfin voté, Conformément à l'engagement pris par Je solliciteur général, l’article 66 décrétait que —
“La milice ainsi appelée pourra être dirigée vers toute partie de la province ou toute place hors de la province mais contiguë à icelle, où
ennemi pourra se trouver et d’où l’on pourra craindre une attaque “contre cette province.” (1)
Première entente entre l'Angleterre et le Canada — Transfert des Ordnance Lands Le gouvernement et la Législature du Canada avaient à peine exécuté leur part du traité proposé par les autorités impériales que cellesci s’appliquèrent à en presser l’exécution et à en resserrer les termes. Le 13 avril 1855, sir George GREY envoie à sir Edmund Head, successeur d€ lord Elgin, une importante dépêche dans laquelle il reprend à nouveau toute la question. (2) - “Le gouvernement de Sa Majesté, écrit-il, a étudié longuement la “ nécessité d'établir une entente bien définie avec le gouvernement du
“ militaire de Ja province et des arrangements subsidiaires que nécessite “cette défense
“Le gouvernement de Sa Majesté ne se propose d’apporter a-1cun “changement au principe des relations maintenant établies entre ce “pays [la Grande-Bretagne] et la province, en ce qui concerne sa dé- “fense militaire. Le gouvernement impérial demeure obligé comme “auparavant de fournir et d'entretenir les forces militaires nécessaires ‘“ à la défense du Canada, comme à celle de toutes les autres possessions “de Sa Majesté, au cas où la colonie serait menacée par une armée “étrangère. Il se propose également de maintenir les forces stationnées “aujourd’hui en Canada, ou toutes celles qui pourront étre strictement “requises pour l'occupation militaire des quelques postes de première “importance, afin d'en faire le noyau des forces de défense de la pro- “ vince.
“Mais au-delà, le gouvernement s’en rapporte au loyalisme et à esprit militaire du peuple de la province. Il sait parfaitement que “ dans l'éventualité, heureusement lointaine aujourd’hui, d’une invasion “ du Canada par une armée étrangère, l’appui le plus précieux que pour- “raient recevoir les troupes envoyées d'ici pour renforcer la colonie, “ seraït celui que leur assureraient le courage et les cadres d’une milice “que la province, grâce à sa nombreuse population, peut maintenant
see
D Pièce justificative 14.
(2) Pièce justificative 16.
“organiser. Le gouvernement ‘est également persüadé que si la “tranquillité intérieure de Ja colonie était menacée, la province elle- “ même pourrait le plus avantageusement fournir les forces nécessaires “pour le maintien de l’ordre — forces civiles et, au besoin, forces mi- “ litaires.”
C’est l’application exacte des principes posés par lord Grey en 1851 et par lord Elgin en 1854. y
Le ministre aborde ensuite la question des terrains possédés au Canada par le gouvernement impérial pour les besoins de la défense, les Ordnance Lands. I] propose de céder ces domaines au gouvernement canadien à certaines conditions. Ces conditions avaient déjà fait Pobjet de discussions et de correspondances entre les deux gouvernements. Parmi ces terres, il s’en trouvait un certain nombre jugées inutiles aux besoins de la défense. Le ministre suggère de les vendre.
“Si votre Souvernement, ajoute-t-il, juge à propos d’employer les “fonds provenant de cette vente aux besoins de la défense intérieure, “ainsi qu'il a déjà été suggéré, le gouvernement de Sa Majesté verrait “cet emploi de fonds avec beaucoup de satisfaction. Il ne désire pas “toutefois l’imposer comme une condition de l’abandon de ces terres.”
Le transfert des Ordnance Lands s’opéra à peu près dans les conditions suggérées par le gouvernement britannique.
La fin de la guerre de Crimée et le rapatriement des troupes anglaises au Royaume-Uni n’apportèrent aucune modification à la politique impériale ni au traité conclu entre la métropole et la colonie. Le 5 février 1855, le ministère Palmerston avait remplacé le cabinet Aberdeen. Lord Palmerston, rompant avec la tradition libérale, inaugurait, dans ses relations avec les puissances étrangères, la politique agressive à laquelle on peut faire remonter l’origine du nouve] impérialisme britannique qui triomphe aujourd’hui. Néanmoins, le père du jingoïsme libéral anglais ne songeait nullement à faire partager aux colonies la responsabilité de ses poussées provocatrices.
Après une série de brefs intermèdes, M. Henry LABOUCHERE était devenu secrétaire d’Etat pour les Colonies. Le 2 mai 1856, il envoie à sir Edmund Head une longue dépêche dans laquelle il reprend à son tour tout le problème de la défense coloniale et des charges respectives de ia métropole et de la colonie.
“La dépêche de lord Grey à lord Elgin, en date du 14 mars 1851, “écrit-il, a défini les principes que le gouvernement de Sa Majesté a “ alors adoptés comme base de sa politique coloniale envisagée du point “de vue militaire. Tout en réservant à la mère-patrie le devoir de m 3- “tenir des garnisons dans les forteresses de première importance, telles “que Québec, le gouvernement a sollicité la coopération de la province “ dans l’adoption des mesures auxiliaires de défense. L'énergie avec
“ laquelle la milice de la province s'organise en ce moment nous justifie
“de maintenir cette politique en toute confiance; et c’est ce que nous ‘“ faisons.
“ La politique du gouvernement de Sa Majesté reste la même: nous “ désirons nous appuyer principalement
jes obligations conformes aux
que et aux simples règles de justice.
La métropole conserve les obligations qui résultent de sa souveraineté
impériale; la colonie assume celles qui correspondent à son autonomie interne et à la mesure de ses intérêts.
Révolte des Cipayes — Réo
A quelques mois de là éclata fut le plus grand péril de l’Angl
rganisation de l’armée impériale
it aux Indes la révolte des Cipayes. Ce
eterre impériale au XIXe siècle. Il menaçÇa la puissance anglaise au coeur même de son véritable empire, d’où
eHe a tiré le plus de Puissance, de richesse et de prestige, et pour la con-
servation duquel elle sacrifierait encore aujourd’hui toutes ses colonies dites ‘ autonomes ?,
Les autorités britanniques, ments des hommes clairvoyants face au péril avec hésitation d’ qui a toujours marqué l’action Grande-Bretagne. Pas un instant les gouvernants du Canada et
armée anglaise, livrée à ses seules ressources, eut à vaincre les bandes indisciplinées des
Le parlement mit à l'étude la réforme de l’armée. Unc commission impériale,
milton et Elliott, fut chargée d'étudier la
budget de la métropole.
Deux des commissaires, GODLEY et HAMI janvier 1860 (2). Ils acceptent les principes
LTON, font rapport le 24
posés par le général PEEL, ministre de la Guerre dans le cabinet Derby :
(1) Pièc: justificative 17.
(2) Pièce justificative 18.
s'anadhesntttionpnenn
“l'Angleterre, devraient contribuer automatiquement et habituellement “à la défense de Londres et de Portsmouth. Mais le terrain sur lequel “nous nous plaçons pour soutenir que l'Angleterre est tenue de contri- “buer à la défense de ses colonies, c’est que le gouvernement impérial “ a le contrôle de la paix et de la guerre et qu'il est conséquemment tenu “en honneur et en devoir de protéger ses colonies contre les conséquen- “ces de sa propre politique.”
En conclusion, ils Proposent de classer les colonies en deux catégories distinctes: celles dont la défense intéresse plus particulièrement l'Angleterre, qui les garde comme postes militaires ou stations navales; et celles dont les habitants ont un intérêt primordial à protéger leurs biens et leurs territoires. Ils suggèrent d'exempter les premières de toute contribution et d'abandonner aux autres la responsabilité et Je fardeau de leur propre défense—sous réserve de l'obligation de la métropole de leur venir en aide lorsqu'elles seront attaquées par une puissance étrangère. Cette obligation, répètent-ils, comme s'ils craignaient que les autorités impériales n’en soient pas suffisamment convaincues, “résulte “à nos yeux des relations particulières qui existent entre la mère-patrie
“et les colonies et qui attribuent à celle-là l'autorité exclusive sur les “ causes de paix et de guerre.”
C’est, on le constate sans peine, la doctrine posée par lord Elgin en 1854. C’est aussi celle que les nationalistes canadiens ont opposée sans relâche aux entreprises des impérialistes, depuis la guerre d'Afrique jusqu’à la guerre actuelle; c’est le principe essentiellement britannique qu’ils ont invoqué contre la construction d’une flotte “canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre”, et contre le vote d’une contribution à la marine impériale, C’est le même principe qu’ils opposent à la doctrine révolutionnaire, anti-britannique, de l’obligation morale ou légale du Canada de contribuer à Ja &uerre que l’Angleterre a déclarée de son seul chef à l’Allemagne.
Le troisième commissaire, M. ELLIOTT, d’accord avec ses collègues sur fous les principes de Souvernement constitutionnel et de défense militaire, s’en sépare sur les conclusions (1). 1] juge que ses collègues ne tiennent pas assez compte de l'intérêt primordial de la métropole à la conservation de ses possessions; il trouve injuste d’attribuer à toutes
les colonies ‘ autonomes ? une égale responsabilité et des charges uniformes, même pour leur propre défense,
position stratégique. Comme à ses collègues, le problème de la défense du Canada et
des autres provinces anglaises de l'Amérique du Nord lui semble dominé tout entier par le voisinage des Etats-Unis. Cette situation impose Proportion avec leurs ressources en hemmes et en argent. I] rappelle les principes posés par lord Grey en 1851, par le duc de Newcastle et par sir George Grey en 1854, et rend témoignage au zèle que le gouvernement du Canada a déployé
tt :
pour répondre au désir des autorités impériales et accomplir sa part du traité.
Il en conclut qu'on ne saurait établir de règle uniforme pour toutes les colonies et que les provinces de l'Amérique du Nord en particulier méritent de recevoir une aide plus considérable de la métropole,
Aucun des trois commissaires ne songe à suggérer qu'une seule des colonies doit fournir un seul fantassin ni Payer un seul denjer pour la défense générale de l'Empire et la protection particulière du Royaume. Uni, .
Ces deux rapports furent soumis à une commission parlementaire qui en délibéra dongtemps (1).
L'un des membres les plus ir:portants de Ja commission, lord STANLEY, tenta de faire prévaloir les vues exprimées par M. Elliott et d'établir une distinction entre les diverses colonies, selon les exigences de leur situation particulière, M. ADDERLEY se rallia aux conclusions de la majorité des Co.amissaires. 11 posa en principe:
“Que toute partie de l'Empire qui possède un gouvernement repré- “sentatif doit pourvoir aux besoins de sa propre défense:
“Que la mère-patrie cst tenue de soutenir ses colonies dans toutes “les guerres, et particulièrement dans celles qui sont les conséquences “ de sa propre politique;
“Et qu’elle peut espérer en retour la coopération de ses colonies, “particulièrement dans les guerres qui les concernent.”
Le président, M. Arthur MILLS, tenta de réconcilier les deux opinions tout en inclinant plutôt vers celles du commissaire Elliott et de lord
Stanley. Il proposa de partager les colonies en deux groupes; de laisser à la Grande-Bretagne la
a cette distinction. Elle maintint ce-
&roupes. Elle recommanda que Ja charge de la défense des colonies militaires fût laissée à la mère-patrie.
auxquelles
sur l’orga- “nisation et le coût de la défense coloniale, l'application pratique de doit nécessairement être “laissée à la discrétion du gouvernement de Sa Majesté, qui devra tenir “compte des ressources locales de chaque dépendance, “ d'attaque extérieure auxquels elle est exposée “ générales de l'Empire.
négociations avec chacune des colonies en particulier, Elle recommande l’application géné-
rale des principes posés en 1851 par lord Grey. Enfin, elle conclut à la nécessité de la concentration des troupes impériales dans le Royaume-
1) Sessional Pap 1862, No 17, 2ième partie. On trouvera des extraits d y À Commission à 1e en Justificative 20. ————
Uni, la suprématie navale de l’Angieterre restant le moyen suprême de
défense pour toutes les possessions de l'Empire, Ce rapport fut adopté le 11 juillet 1861.
Guerre de Sécession - Menaces de rupture avec les Etats-Unis
La révolte des Cipayes était à peine réprimée que la guerre de Sécession éclatait aux Etats-Unis, Les sympathies non déguisées de l’aristocratie anglaise pour les Sudistes, les nombreuses pirateries exercées Par le corsaire anglais Alabama sur le commerce américain, et surtout la saisie des délégués des Etats Confédérés, Mason et Sewell, opérée violemment par Je Commandant d'un vaisseau de guerre américain à bord du paquebot anglais le Trent, faillirent à plusieurs reprises mettre l'Angleterre en conflit avec les Etats-Unis. Si Ja guerre avait éclaté, c’est le Canada qui aurait subi le choc des armées américain Comme en 1774 et en 1812, il aurait payé chèrement l'honneur d'app..enir à l'Empire britannique: il aurait versé son sang et subi de lourdes pertes matérielles pour soutenir un conflit qu’il n'avait “nullement provoqué” (1) puisqu'il résultait exclusivement de l'attitude et de la politique de l'Angleterre. C'était donc le temps ou jamais pour les autorités impériales de remplir l'engagement qu’elles avaient pris en 1851 et renouvelé à maintes reprises, “d'employer toutes les forces de l’Empire britannique à la défense de la province” (2). C'était bien l'occasion d’ap-
colonie. A la demande d'armes et de munitions formulée pe” Je gouvernement canadien, le duc de NEWCASTLE, rentré au mimiière des Colonies, acquiesça avec peu d’empressement. 1] prit soin de spécifier que ces armes n'étaient que prêtées et que les Canadiens devraient les rendre en bonne condition. Les ministres Canadiens ayant fait observer qu’ils étaient dans une ignorance totale des intentions du gouverne-
ment impérial à l'endroit des Etats-Unis, Sa Grâce ne daigna pas les éclairer (3).
Commission par!'ementaire canadienne Projet de loi de 1862
Le gouvernement canadien n’en resta pas moins fidèle à l’engage-
(1) Lord Elgin, dans sa dépêche du 18 décembre 1854.
(2) Sir John Macdonald, dans son discours sur la loi de la Milice de 1855.
(3) On trouvera la =. pus des dépêches échangées à ce sujet dans les archives du lement canadien : “des nal Pa \
1862, No 17, et 1863, ntes sont reproduites à la suite de cette étude, comme pièces
0 15. Les plus imporjustificatives.
toire, Le ministère Cartier-Macdonald, qui avait pris les rênes du pouvoir en 1858, répondit loyalement aux voeux exprimés par le parlement impérial en 1861 et aux exigences de la situation créée par la tension des rapports entre l'Angleterre et les Etats-Unis. Sur l'avis de lord HERBERT, ministre de la Buerre, communiqué à Sir Edmund Head je 4 Juillet 1861 (1), une commission spéciale fut chargée de—
“1: — préparer un projet de réorganisation du département de “ l'adjudant général de milice;
“2. — rechercher le meilleur moyen de réorganiser Ja milice et de “ mettre la défense de la province sur une base efficace et économique;
“3. — préparer un ou plusieurs projets de loi sur ces divers sujets, “lesquels projets devront être soumis à la prochaine session du parle- “ ment.”
Les membres de cette commission étaient MM. CARTIER, MAC- DONALD, GALT, MacNAB et TACHE, représentant le ministère, et les colonels LYSONS, T.-E. CAMPBELL, et CAMERON. Ils présentèrent leur rapport au gouverneur, le 15 mars 1862. (2)
Dès le début, ils prennent soin d'indiquer les conditions particulières de la province et d'ouvrir les yeux des autorités impériales sur les dangers qui en résultent pour ses habitants:
“En formulant nos recommandations sur le meilleur moyen de “ réorganiser Ja milice du Canada, nous avons pris pour base de nos “études les faits suivants dont l'évidence s'impose d'elle-même à tous “ceux qui connaissent la situation et les conditions particulières de la “province.
“1. — Le Canada présente une frontière de plus de mille
milles “d'étendue, ouverte à toute attaque par terre ou par eau;
“4, — Le revenu d’un Pays dépendant dans une large mesure du “chiffre de sa population, l'étendue de frontières que cette province est
“appelée à défendre est nécessairement hors de proportion avec son *“ revenu.”
Cette description ne s’applique-t actuelle du Canada? Nos jingos et n de fracas et d’emphase de la croissan ct en richesses, Ils le représentent comme une nation puissante et redoutable, tenue en honneur de voler au secours de la “pauvre” Angleterre chancelante. Sans contester les progrès accomplis depuis un demisiècle, n’est-il pas rigoureusement exact d'affirmer que l'infériorité re-
-elle pas exactement à Ja situation 0S parvenus parlent avec beaucoup ce inouïe du Canada, en population
(1) “Sessional Papers”, 1862, No 17, 4ème partie. (2) Pièce justificative 21.
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lative du Canada vis-à-vis de fa Grande-Bretagne, richesses et en moyens d'action militaire, est plus grande encore en 1915 qu'en 1862? A l'un de nos politiciens vantards, qui parlait avec force hyperboles de Ja croissance mirobolante du Canada, M. SAMUEL, alors membre du cabinet britannique, faisait observer tranquillement que, depuis cinquante ans, la population du Royaume-Uni s’est acrue d'un chiffre supérieur à Ja population totale actielle du Canada. La disproportion relative de la richesse des deux Pays — trésor public et fortunes privées — est encore plus considérable aujourd’hui qu’elle ne l'était alors. .
Quant à l’écrasante supériorité des Etats-Unis, à l'impossibilité pour le Canada actuel de défendre, mais peut-être à brève échéance contre le Ja frontière quatre fois plus étendue que celle de 1862 et aussi totalement dépourvue de moyens de défense, contester que la situation est plus désavantageuse encore qu’en 1862.
Tout ce qui est changé, c’est la base de la politique adoptée par les 8ouvernants canadiens pour résoudre le problème de la défense nationale. On juge aujourd’hui que Ja meilleure manière de défendre le Canada, c’est de l’affaiblir davantage ei de sacrifier le plus d'hommes et d'argent possible Pour soutenir, à mille lieues de distance, une guerre que le Canada n’a “nullement provoquée”, dans laquelle il n’a aucun intérêt immédiat et dont les causes et le règlement futur échappent totalement à l’action de son Souvernement. Les hommes de 1862 jugeaient et agissaient autrement. Fidèles au principe posé dès 1851, ils basèrent toute leur politique sur les besoins de la “défense de la province”, ils décidèrent de recommander au parlement de porter Je chiffre de la milice active à 50,000 hommes et celui de Ja réserve à un chiffre égal. Ceci entraînait l'achat de 100,090 fusils. Sur l'emploi de la milice en temps de guerre, ils suggérèrent, il est vrai, un texte beaucoup plus élastique
que celui de 1855 (1); mais l’objet restait le même: la défense de la province.
en population, en
Défaite du ministère Cartier Macdonald
On pourrait croire que les menaces de Buerre avec les Etats-Unis auraient dû faciliter J'adoption du projet de loi et du budget de la défense. Ce fut le contraire qui arriva. Les Canadiens de cette époque, anglais comme français, n'avaient pas été empoisonnés par Je virus impérialiste, Ils envisageaient tout autrement que les politiciens d’aujourd'hui le principe des relations entre la métropole et la colonie. Outrés de l'indifférence que l’Angleterre Manifestait pour le sort du Canada, ils rejetèrent le projet et renversèrent Je cabinet Cartier-Macdonald. On trouvera à la suite de cette étude de copieux extraits des débats parlementaires (2). J’ose en recommander la lecture attentive. sera de Jumineux enseignements singulièr tion actuelle, Je me borne ici à en signal
(1) Pièce justificative 22.
(2) Pièce justificative 23.
ti —-
Le projet fut déposé par l’honorable J.-A. MACDONALD, procureur général du Haut-Canada. En proposant la deuxième lecture du bill, il rappelle le contrat intervenu en 1854 entre le gouvernement du Royaume-Uni et celui de la province. Par ce traité, “le gouvernement impé- “rial s’est solennellement engagé à employer toutes les forces de l’Em- “ pire à protéger le Canada contre toute agression de l'extérieur.” La abandonné les Ordnance ic :1e à la province “à condition que nous “pourvoyions dans une :ertr1;e niesure à la défense de la province.” Il rappelle ensuite Ja Correspondance changée en 1854 entre les deux gouvernements à l’occa on de la retrite des troupes impériales stationnées au Canada, “+ souverneme it impérial, dit-il, informa la Lé- “ gislature et le peuple &: Zsncda ses... QU'à l'avenir Je Canada “devra attendre de sa seule énergie le maintien de l’ordre intérieur et “la résistance aux atlaques soudaines ou inattendues de bandes de ma- “raudeurs ou de flibustiers; et en retour de l’accomplissement de ce “ devoir par la province, le gouvernement impérial a fort libéralement “abandonné au gouvernement provincial les terres mises en réserve “pour des fins de la défense militaire.”
Le projet de loi actuel, comme 1 loi de 1855, “ pourvoit à l'erécu- “tion de l'engagement pris envers Je gouvernement impérial” Cet engagement se borne “ à la défense de notre PONS... 1:25: Nous devons “autant que possible éviter de compliquer l’étude de cette mesure par “ des considérations sur ce que l’Angleterre fera pour nous..... En cas “de guerre avec les Etats-Unis, l'Angleterre consentira sans aucun “ doute à dépenser son dernier denier et son dernier homme pour notre “ défense. C'est son devoir d'en agir ainsi; nous recevrons d'appui de “toutes ses forces; cependant nous avons le devoir évident d’organiser “une armée considérable et effective, dont l'objet sera de combattre “sur notre propre terriloire, pour nos propres possessions, nos propres “privilèges et nos propres libertés.”
C’est la déclaration la plus nettement nationaliste qui ait été faite, avant ou depuis l'établissement de la Confédération.
L’honorable Thomas LORANGER, ancien secrétaire provincial dans le ministère Macdonald-Cartier, fut l’un des premiers conservateurs qui se prononcèrent contre le projet de loi. Le principal motif de son opposition, c’est que le Canada ne possède aucune responsabilité souveraine. “Il est parfaitement compris, dit-il, que le Canada laissé à lui-même ne “ferait pas la guerre ou ne serait pas entrainé dans la guerre. Si le pays “entre en conflit avec une puissance étrangère, ce sera la conséquence “des querelles de l'Angleterre avec cette Puissance.”
M. GALT appuie la mesure. Il n’y met pas d'enthousiasme. Il s’oppose à ce que Je gouvernement paye le coût des armes à feu: “ la dé- “pense qu’entraînera l’achat de 100,000 fusils est trop forte pour da
“ ger à cause d'un conflit avec les Etats-Unis, ce sera la conséquence de “la politique impériale et non celle de la politique coloniale... Si le “territoire canadien est transformé en champ de bataille, ce sera la “conséquence de la politique impériale: .. Formant partie de VEm-
—— “ pire, nous devons & “périté. Si la mère-patrie était attaquée, ce serait notre de “volonté de ne pas rester “ droit d'attendre de la m “secours qui nous sont dûs e M. ROSE, tout en appuya aistérielle pose tout le probl colonie. I] fait un bref hist deux 8ouvernements.
Angleterre, à l’abandon de cette opinion.
s dangers autant que sa pros-
voir et notre autre part, nous avons Je du danger, l'appui et le t ne nous ont jomais fait défaut.”
nt la mesure, considère que la politique mième des relations de la métropole et de Ja orique des dépêches échangées entre les
Il signale le mouvement d’opinion favorable, en des colonies. Il ne croit
es que Ja province “Le Canada, dit-il, ns d’assurer sa paix i il à fidèlement ac- “compli sa part du traité conclu avec la mèére-patrie.” M. LANGEVIN, futur successeur de Cartier, vient ministère, “Si le Canada
» dit-il, devient Un pays indépendant — et “tout indique que telle est s 4 i
a déjà faits pour aider la mère-patrie “ a protégé ses pêcheries:
C'est la répétition de l’argument qu’invoquaient, en 1855, M. Rankin et M, Loranger.
Rien n'y fit. Le ministère fut défait et le parti libéral appelé au Pouvoir sous Ja direction de MM. John Sandfield McDonald et Victor Sicotte,
Les ultraJoyalistes Poussèrent des hurlements de dépit. Ils voyaient dans l'échec du projet de loi et d
de la chute de J'Empire.
i impériales le
bérations de Ja Chambre.
juin 1862, contient ce Passage intéressant :
“Je ne discute pas le droi
“il l'a fait et de Pourvoir, à mon avis, avec trop de parcimonie à la dé- “ fense de son territoire. Je sui ê
Ministère McDonald-Sicotte
Le cabinet McDonald-Sicotte prit le pouvoir le 24 mai 1862, Le surlendemain, M. J.-A. MACDONALD Pressa les représentants du minis- (1) Pièce Justificative 24.
er
tère de donner à la Chambre un aperçu du programme des nouveaux ministres. Il en profita pour définir de nouveau l'attitude de son parti et la base des mesures de défense que le ministère défait avait proposées :
“Nous voulions que le Canada aide à l’accomplissement de l’enga- “ gement pris par la nation britannique de mettre Ja totalité des forces “ de l'Empire à notre disposition en cas d'invasion étrangère; mais que “ devons-nous penser d’hommes qui ne veulent pas même étudier le “principe d’une loi dont l'objet est de les mettre en mesure de combat- “tre pour leur propre liberté, leur propre territoire, leur propre patrie? AA Se C’est maintenant l’heure de l’organisation [de la défense de la “piovince] et celui-là sera traître au meilleur intérêt du pays qui refu- “serait de démontrer par ses arguments et par son vote, et par tous les ‘“ moyens à sa disposition, la nécessité de nous armer sans délai pour “défendre notre pays et nos personnes.”
En l’absence des ministres, tenus par les usages britanniques à la réélection, c’est M. Loranger et le colonel Rankin, dont l'opposition au projet de loi a contribué à la défaite du ministère conservateur, qui communiquent à la Chambre les intentions des nouveaux ministres:
M. LORANGER est bref: “ Le gouvernement, déclare-t-il, va pren- “ dre, sous l’autorité des lois existantes, des mesures propres à assurer “la défense militaire du DAYS nr Je ne puis concevoir qu'aucun “ désappointement puisse se manifester en Angleterre, puisque cette “mesure n’était pas exigée par l'Angleterre... Ceux qui ont voté “contre le bill ne sont pas déloyaux; ils sont aussi Joyaux que leurs “ancêtres; mais ils veulent une loi de la milice en harmonie avec la vo. “lonté et les ressources du pays.”
Le colonel RANKIN, vieil officier loyaliste — il a pris une part active à la répression de l'insurrection de 1837, — fait précéder sa déclaration ministérielle d’une charge à fond de train contre la politique du gouvernement impérial :
“Nous ne pouvons être en guerre qu’à cause de la politique impé- “riale. Nous n’avons pas le pouvoir de déclarer la guerre. Aucun con- “flit armé ne peut surgir d’aucune dispute entre Je gouvernement des “ Etats-Unis et le Souvernement de la province. Par contre, nous som- “ mes exposés, à toute heure, à voir notre pays envahi et dévasté d’une “extrémité à l’autre par les armées de nos puissants voisins, en consé- “quence de quelque cause analogue à l’attaque outrageante contre le “Trent. Si la guerre avait surgi de ce malheureux incident, nous, les “Canadiens, mettant de côté toute considération égoïste, poussés par “notre attachement généreux à ce drapeau, emblême de tant de souve- “nirs glorieux, nous aurions pris les armes, comme un seul homme, “pour soutenir la cause et l’honneur de l'Angleterre. Mais après la “ guerre, quand chaque ville et chaque village de notre Pays auraient “été réduits en cendres et rasés jusqu’au sol, on nous aurait remerciés “ de notre loyauté; puis l’on nous aurait permis de reconstruire nos “foyers et de réparer de notre mieux les brèches faites à nos fortunes “ dilapidées. On nous aurait laissé Ja consolation de penser qu’après “avoir porté tout le poids d’une &uerre qui n’aurait eu rien de commun
“reusement, dans ce “la premiére.”
Cet homme de b
“qui échappent aux a
“‘4a ;ondition du lien “pius tôt ce lien sera
Il lit ensuite à la
li des débats une dépêch alors ministre des Col
Cette dépêche ind par lord Grey sous la
“de défense contre la “demander à la souri
“lation sera présentée “efficac
(1) Pièce justificative 6.
‘“ nos vies, nous aurions gagné le droit de
“tanniques. J'ai Ja prétention de ne le céder à personne dans mon atta- “ chement aux institutions britanniques et ronne; mais la loyauté es
Sydenham, premier Souverneur des Canada
“Néanmoins, nous avons des devoirs et des
EN
Pays, on confond sou
on sens rap
tune chose et la servilité une autre. Malïheu-
vent la seconde qualité ‘avec
Que dirait-il du dévergondage de servilisme qui inonde le pays depuis quinze ans, depuis un an surtout?
pelle les jours sombres de 1837. Ia lui-même reçu des autorités britanniques 1
Pagnes canadiennes et de châtie
avaient subies. “ L'expérience du passé, | ajoute-t-il, devrait nous servir de leçon pour l'avenir.
Nous ne de-
utorités de la province, nous avons le droit d’être
“protégés comme toute partie de l’Angleterre elle-même. Si là n’est pas
qui nous unit à la mère-patrie, je déclare que le rompu, le mieux ce sera Dour tout le monde.”
Chambre et fait consi ce, en date du 3 mai 18 onies dans le cabinet
ique que la politique
gner dans le compte rendu 41, de lord John RUSSELL, Melbourne, adressée à lord
s-Unis.
formulée dix ans plus tard
direction de lord John Russell, devenu premier
ministre, avait déjà commencé à prendre corps (1).
Le colonel RANKIN ajoute: “Parler de mettre le Canada en état
Puissance américaine est aussi absurde que de
s de défier l'éléphant
Seb es Les Etats-Unis
ous pouvons être exposés,
“ dans un avenir prochain, à l'attaque de bandes de maraudeurs en ré- : ays et contre celles de toutes les nations.”
acrifié er brin attaà Coualheuavec
ys de-
La camoupaorités mme )assé,
decolouerre ujets | jauses ’être pas le le
ndu LL, lord