ACTE II, SCÈNE II
moi, quand il s'agit de l'honneur d'une femme. — Qu'as-tu donc, Thérigny? Te voilà tout triste.
DE THÉRIGNY
Moi? Rien. N'allons-nous pas fumer?
ALEXANDRE
C'est juste, je m'oubliais. Nous n'avons plus qu'une heure.
LE PRINCE, à Hermann,' regardant la fleur qu'Amélie lui a mise à la boutonnière.
Vous avez là une rose magnifique.
HERMANN
N'est-ce pas?
LE PRINCE
Et fort rare. Mon jardinier qui prétendait qu'il n'y en avait que chez moi!...
HERMANN
Des roses?
LE PRINCE
De cette espèce. J'en ai cueilli une ce matin, que j'ai mise dans un bouquet...
Vous êtes amateur, prince.
LE PRINCE
Et connaisseur.
ALEXANDRE, auquel un domestique est venu parler bas.
Le général? Le général de Courtenay? Mais qu'il entre, qu'il entre. (Le domestique sort.) Hermann, c'est ton oncle le général qui te demande. Dis-lui... Mais le voici.