QUES
ceux qui se développent chez des névropathes héréditaires. Chez ces derniers, en effet, les centres nerveux ont une propension naturelle à l'instabilité et il suffit quelquefois d’une influence minime pour ramener tous les troubles primitifs. Aussi si l’on peut toujours promettre à ces malades de faire disparaître le. syndrome hystérique, par contre le pronostic doit toujours être réservé. : ; . Nous voici donc en présence d’un hystérique avéré. La pre- mière des choses à faire est de nous rendre un compte aussi exact que possible du degré d’endormissement des centres fonctionnels. Nous le pourrons jusqu'à un certain point en examinant attentivement chaque fonction séparément et aussi en nous aidant de l’échelle des réactions établie cliniquement par Sollier. Nous avons vu, en effet, que chaque organe ou viscèr2 dont la sensibilité propre ou cœnesthésie est troublée, présente des réactions bien déterminées.
Dans les cas les plus légers, le simple isolement suffit pour faire rentrer tout dans l’ordre dans l'espace de quelques jours Ce résultat peut être atteint sans l’aide d'aucune psychothérapie ni d’aucune rééducation fonctionnelle.
Dans les cas un peu plus sérieux, mais où cependant l’activité psychique supérieure reste encore assez grande, l’isolement à .
lui seul ne suffit plus. Il faut alors y joindre la psychothérapie Celle-ci ne consiste pas, comme beaucoup se l’imaginent, en une simple causerie banale. Il y faut au contraire, de la part du médecin, beaucoup de tact et beaucoup de doigté. Peu à peu il devra pénétrer dans la mentalité de son malade, se faire raconter sa vie en détail, gagner graduellement sa confiance. Comme l’a fort bien établi Déjerine cet élément de confiance est absolument indispensable pour le succès du traitement. Il devra toujours avoir la direction de ces causeries de façon à servir en quelque sorte de directrice et de point de repère à son malade Peu à peu il introduira ainsi plus de logique et de lien dans