CHAPITRE PREMIER
METHODE DE BARFOED
En 1881, Barroen, cherchant un moyen de distinguer le glucose (sucre de raisin) d’avec le sucre de canne, le lactose et la dextrine, indique d’employer l’acétate de cuivre, en solution acétique. Voici d’ailleurs ce qu'il dit (2) : « La dextrine (ou le sucre de canne) à la tempé- « rature ordinaire ne donne aucune réduction avec une « solution d’acétate de cuivre, et ne donne, également, « avec une solution de ce même sel contenant une petite « quantité d'acide acétique libre, aucun précipité d’oxy- « dule de cuivre, ni après un chauffage de quelques ins- « tants, ni au bout de quelque temps ». Le sucre de raisin, dans les mêmes conditions, donne au contraire un précipité d’oxydule de cuivre. Le lactose agit comme la dextrine ; cependant Barfæd formule cette remarque qu'il n’y a pas de réduction : « à la condition d'opérer « sur une solution pas trop concentrée. »
Comme réactif, Barfœd indique le suivant : « On dis- « sout dans 15 parties d’eau, 1 partie d’acétate de cuivre « cristallisé ; à 200 centimètres cubes de cette solution, « on ajoute 5 centimètres cubes d’acide acétique à 38 0/0 « ou une quantité équivalente d’acide d’une autre con-
Ho 2
« centration. Préparée de cette façon, la solution con- « tient environ 1 0/0 d’acide acétique libre ».
Barfœd donne ainsi un moyen de distinguer le glucose du lactose ; malheureusement le réactif n’est pas spécifique, puisqu'il réduit avec une solution assez concentrée de lactose, et d'autre part Barfæd se borne à une recherche qualitative et non point quantitative.