ESSAIS PRELIMINAIRES
Devant les inconvénients des méthodes précédemment exposées, nous avons essayé de constituer diverses liqueurs avec lesquelles il nous fût possible de faire varier la réaction d’une façon graduelle, du milieu alcalin au milieu acide.
Des essais avec le sulfate de cuivre et l’ammoniaque ou la pyridine ne nous ayant pas donné de résultats satisfaisants, nous avons eu recours à la glycérine.
Avec la formule suivante : sulfate de cuivre 20 gr., glycérine 250 cm°, potasse 20 gr., eau q.s. p'. 1000 cm’, nous avons obtenu une liqueur se réduisant d’elle-même, très rapidement, à la température ordinaire. Des essais avec deux glycérines de provenance différente ayant donné les mêmes résultats, nous avons abandonné la glycérine.
Nous inspirant d’une formule de R. FRÉSENIUS (16) nous avons constitué la liqueur suivante : sulfate de cuivre 40 gr., mannite 16 gr., soude 14 gr. 50, eau q. s. p° 1000 cm*.
Cette liqueur réduisait le glucose, mais réduisait également le lactose dans de fortes proportions ; nous avons alors essayé de faire varier la soude et la mannite.
Prenant 10 cm° de liqueur À (formule Bertrand , nous avons cherché la quantité minima de soude N et de mannite nécessaire pour dissoudre l’hydroxyde de cuivre et obtenir une liqueur limpide ; nous trouvons 6 cm° de soude N et 1 cm°, 6 de mannite à 10 De Nous avons alors fait l’essai suivant:
10 cm liqueur À Bertrand + 1 cm°, 6 mannite à 10 0/0 + 6 cm° soude N et nous avons complété le volume à 40 cm*.
Après nous être assuré que notre liqueur était stable au bain-marie, nous avons essayé l’action du glucose et celle du lactose ; nous trouvons :
Sucres réducteurs. Cuivre réduit. (en poids). (en cm3 Cu N/10).
0 gr., 02 de glucose 10 cm°, 10 0 gr., 02 de lactose 6 cm°, 50
Nous obtenons donc avec cette liqueur une forte réduction par le lactose ; d’autrè part, la liqueur surnageant le précipité d’oxydule était d’une couleur verte, probablement due à la présence de précipités basiques.
Nous avons alors abandonné la soude et essayé d’employer l’acétate de soude, mais quelle que soit la quantité employée, nous avons obtenu rapidement un précipité basique, en portant la liqueur au bain-marie. Nous avons alors eu recours à l’addition de mannite : faisant varier