I. — ETUDE DU CHAUFFAGE ET DU TEMPS
Le Grand, dans l'exposé de sa méthode, conseille de chauffer à feu nu et de laisser bouillir 3 minutes exactement. Le chauffage à feu nu demande une grande attention : il est, en effet, quelquefois difficile de saisir exactement le début de l’ébullition et, d'autre part, si l’on dépasse légèrement les 3 minutes d’ébullition prévues, la quantité de cuivre réduit se trouve modifiée. La réduction de la liqueur de Barfœd n'étant pas, en eflet, complète
après 3 minutes d’ébullition, il importe d’avoir un temps de chauffage toujours exactement le même ; c’est pourquoi nous avons préféré, comme le recommande Cu. O. GuizzAumiN (20), substituer au chauffage à feu nu le chauffage plus lent et plus régulier du bain-marie.
Conservant les mêmes quantités de réactif et de liqueur sucrée : 15 cm* de liqueur de Barfœd et 5 cm° de solution sucrée, contenant 0 gr., 02 de glucose, indiquées par Le Grand, nous avons fait les essais suivants :
Chauffage. Cuivre réduit.
(en minutes) (en cm Cu N/20) 3 à feu nu. 13,20 7 au bain-marie. 13,00 10 au bain-marie 14,20 15 au bain-marie 15,80
Nous constatons donc que la réduction croît avec le temps mais, bien qu'après un chauffage de 10 minutes au bain-marie elle soit encore incomplète, nous serons obligé comme nous le verrons plus loin de conserver ce temps pour effectuer nos dosages.
Le Grand signale la formation d’un précipité basique, lorsqu'on prolonge trop longtemps l’ébullition ; ce précipité serait dû à l’évaporation de l’acide acétique ; le chauffage au bain-marie réduit cet inconvénient ; d'autre part, pour plus de sûreté, pendant le chauffage, nous fermons la fiole par un bouchon traversé d’un long tube : de cette façon, l’évaporation est réduite au minimum.
$& II. — ETUDE DE L'AUTO-REDUCTION
De nombreux auteurs ayant signalé, comme nous le verrons plus loin, que la liqueur de Fehling présentait