PROC
B. — APPLICATION AU LACTOSE
Nous avons refait les mêmes essais avec le lactose ; mais avant d’aborder cette étude, nous avons examiné si, placé dans les conditions où nous voulions l’employer, le lactose ne risquait pas de s’hydrolyser.
$ [L — ETUDE DE L'HYDROLYSE DU LACTOSE
Nous avons pris 0 gr., 40 de lactose ; nous avons ajouté 0 cm°, 375 d’acide acétique à 38 0/0 et nous avons complété le volume à 20 cm° pour nous trouver dans les mêmes conditions que dans nos dosages précédents.
Après une demi-heure de chauffage au bain-marie, nous avons prélevé 5 cm” que nous avons mis en contact 10 minutes au bain-marie avec 15 cm° d’acétate de cuivre au 1/15 et 0 cm°, 65 d’acide acétique à 38 0/0, pour obtenir une concentration en acide de 0 cm”, 75 ; concentration à laquelle, comme nous le verrons plus loin, 0 gr., 10 de lactose ne sont pas réduits ; le dosage nous montre qu'il n’y a aucune réduction.
Un deuxième dosage, avec 5 nouveaux centimètres cubes, prélevés après avoir ramis encore une demiheure au bain-marie la liqueur précédente, nous a donné les mêmes résultats.
Nous pouvons donc dire que, dans les conditions où nous opérons, il n’y a aucune hydrolyse appréciable du lactose, même après une heure de chauffage au baïnmarie; nous pourrons donc sans inconvénients augmenter le temps de chauffage.
Est Enr g L — INFLUENCE DU TEMPS DE CHAUFFAGE
Prenant une très petite quantité de lactose donnant une très légère réduction après un chauffage de 10 minutes au bain-marie, nous avons prolongé Île chauffage jusqu’à 20 et 40 minutes, nous obtenons alors, avec 0 gr., 03 de lactose : ;
Cuivre réduit.
(en cm5 Cu N/20).
Temps de chauffage.
(en minutes).
Nous voyons donc qu’en augmentant le temps de chauffage, on augmente la réduction par le lactose.
Un autre essai, avec 0 gr., 40 de lactose et une liqueur d’une concentration en acide moitié de celle de la liqueur de Barfœd nous donne des résultats identiques :
Cuivre réduit.
(en cm3 Cu N/20).
Temps de chauffage.
(en minutes).
L'influence du temps de chauffage est donc considérable : la réduction par le lactose croît, comme pour le glucose, avec l’augmentation de temps de chauffage.