C. — APPLICATION AU MALTOSE
Le maltose réduit également la liqueur de Fehling, mais son pouvoir réducteur est inférieur de plus d’un tiers à celui du glucose ; nous avons voulu essayer quelle était son action sur notre liqueur.
Nous avons alors soumis des doses variables de maltose à l’action de notre liqueur ; nous obtenons les résultats suivants :
Maltose Cuivre réduit (en poids). (en cm3 Cu N/20).
Avec 0 gr., 06 de maltose, on se trouve sur la limite de réduction ; dans certains cas même, on n'observe aucune réduction : pour plus de sûreté nous considérerons 0 gr., 05 de maltose comme quantité maxima. Nous
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avons voulu examiner si nous retrouvions les mêmes phénomènes d'entraînement observés déjà précédem-
ment pour le lactose en présence de glucose. Pour cela nous avons fait les essais suivants :
Maltose Glucose Cuivre réduit (en poids). (en poids). (en cm3 Cu N/20).
Nous retrouvons donc avec le maltose les mêmes phé-
nomènes d'entraînement qu'avec le lactose : entraîne-
ment également beaucoup plus sensible en présence de petites quantités de glucose qu’en présence de quantités assez fortes.
Nous avons ensuite fait quelques essais en mettant
simultanément, glucose, lactose et maltose, nous obtenONns :
Maltose Glucose Lactose Cuivre réduit (en poids). (en poids). (en poids). (en cm3 Cu N/20).
Tavernier
ALI C DRenR
Le maltose semble donc être entraîné également par le lactose seul et cet entraînement est encore plus sensible lorsque ces deux corps se trouvent en présence de glucose.
Conclusion. —— En résumé, les expériences précédentes montrent que la différence d’action du glucose, du lactose et du maltose sur l’acétate de cuivre en milieu acétique se borne à une action quantitative et non point qualitative. En effet, s’il est possible de n’obtenir, avec 0 gr., 10 de lactose, aucune réduction après un chauffage de 10 minutes au bain-marie, on obtient une réduction sensible dès que l’on dépasse ce temps ; d'autre part, cette même quantité de lactose qui ne réduit pas, seule, se trouve entraînée dès qu’elle se trouve en présence de glucose ; cet entrainement est d’ailleurs, ainsi que nous l’avons montré, d’autant plus fort que la quantité de glucose est plus faible ; avec une forte quantité de glucose, au contraire, cette même quantité de lactose reste sans effet et ne donne pas de réduction.
Il est donc difficile dans ces conditions d'opérer, d’une façon à la fois très sensible et précise, un dosage de glucose en présence de lactose.