‹ Que vaut l'emploi de l'acétate de cuivre: Comme réactif différentiel du glucose et du lactose?Chapitre 53 sur 70 · DER RES · texte numérisé non relu

DER RES

male, au fur et à mesure que nous diminuons la quantité de chlorure de sodium ; cependant, même avec 0 gr., 02 de chlorure, soit 2 gr. pat litre de liqueur sucrée, la diminution de réduction se fait encore sentir.

Dans tous ces cas, l’oxydule n'apparaît qu'en très petite quantité ; le sulfate de cuivre au lieu de se précipiter à l’état d’oxydule, se trouve probablement réduit, en partie, à l’état de chlorure cuivreux soluble ; les méthodes qui consisteraient, soit à peser l’oxydule formé, soit, comme dans la méthode de BERTRAND (4), à utiliser les propriétés réductrices de l’oxydule recueilli après filtration, donneraient des résultats certainement très inférieurs à la vérité.

Variation du temps de chauffage. __ Nous avons voulu examiner si cette diminution de la réduction était due à un véritable arrêt ou bien simplement à une diminution de rapidité de la réduction. |

Nous avons alors fait des essais en effectuant le dosage après un séjour de 10, 20, 40 et 80 minutes au bain:-marie. Nous obtenons les résultats suivants :

Temps de chauffage Glucose Chlorure de sodium . Cuivre réduit

(en minutes). (en poids). (en poids). (en cm3 Cu N/20). 10 0,02 0,08 9,40 20 » » 13,20 40 OR » 13,80 80 » » 14,60 10 » 0 16

Après 160 minutes nous obtenions un léger précipité basique, dû probablement à l’évaporation de l'acide acétique, qui gêne la réaction.

à 2 Pb

Se LES

Le terme final de la réduction n'est donc pas atteint complétement ; cependant on peut conclure que l’action des chlorures se borne à un effet inhibiteur et non pas à un phénomène d'arrêt brutal de la réduction.

D'ailleurs Cooper et Wazker (10) faisant des expériences sur le dosage du sucre dans le sang humain et opérant après hydrolyse par l’acide chlorhydrique constatèrent, qu'après hydrolyse, la substance réductrice était détruite. Incriminant le chlorure de sodium qui prenait naissance par action de l’acide chlorhydrique sur le sulfate de soude restant en excès, après précipitation des proteines (Méthode Mac Lean), ces auteurs firent de nouveaux essais et constatèrent que la présence de chlorure de sodium, dans la proportion de 5 0/0, avait un véritable pouvoir inhibiteur sur le pouvoir réducteur de l'extrait de sang humain.

Ils firent alors des essais sur le glucose et le maltose purs qui leur donnèrent des résultats identiques :

En l'absence ë Chlorure de chlorure de sodium. de sodium 5 0/0. « Sucre dem 0 10 0,05 du sang. 2° 0,085 0,024 0,243 avec addition de glucose. 0,199 Glucose. 1° dans l’eau 0,102 0,087 dans 15 0/0 SOfNa* 0,102 0,082 2° dans l’eau 0,100 0,075

dans 15 0/0 SO#Na? 0,105 0,057 3° dans 15 0/0 SONa? 0,091 0,035 0,231 0,139

HSBC TE Maltose. 1° dans l’eau 0,071 0,032 dans 15 0/0 SO‘Na? 0,090 0,055 2° dans l’eau 0,080 0,078

dans 15 0/0 SO'Na? 0,070 0,000

D’après ce tableau, nous voyons que le chlorure de sodium, à une concentration de 5 0/0, diminue considérablement le pouvoir réducteur du glucose et du maltose, puisque cette diminution va de 20 jusqu'à environ 50 0/0.

D'autre part, le sulfate de soude n’a pas d'effet sensible : ce qui amène les auteurs à penser que c’est l’ion halogène qui exerce l’effet spécifique.

Cooper et WALKkER avaient également étudié si cet effet inhibiteur du chlorure de sodium était dû à une

diminution de rapidité de la réaction. Etendant Ja pé-

riode d’ébullition de 6 à 10 minutes, ils trouvent des résultats plus élevés au bout de 10 minutes ; Ce Qui prouverait donc bien également que l’on se trouve seulement en présence d’une diminution de rapidité de la réaction. Voici d’ailleurs leurs résultats :

Temps d’ébullition.

Sans chlorure 6min. 0,070 0,0040 0,0034

desodium. 10 min. » 0,0047 0,0047 Avea chlorure 6min, 0,0042 0,0028 0,0028 de sodium. 10 min. 0,0066 0,0039 0,0037

D'après ces auteurs, ce retard pourrait être dû aux composés d’addition que le glucose forme avec les sels halogénés, composés dont la présence a été reconnue ; cependant ce retard, d’après les auteurs, est observé même lorsque le sel est ajouté après avoir porté la solu-

Hi ee

tion de sucre à l’ébullition, bien qu’il soit peu probable qu’un sel, composé instable, puisse se former dans ces conditions. Ce composé serait donc beaucoup plus stable qu'on ne le croit ordinairement.

Le réactif employé par les auteurs était celui de Mac Lean (1), réactif dont l’alcalinité est relativement faible par rapport à celle de la liqueur de Fehling ; néanmoins, . l’action retardatrice des chlorures se manifeste déjà ; comme, d'autre part, avec la liqueur de Fehling, ainsi que nous le verrons plus loin, on ne trouve aucune différence entre les dosages, avec ou sans chlorure de sodium, il faudrait admettre que l’ion halogène exerce un effet spécifique plus grand en milieu acide qu’en milieu alcalin et que les composés d’addition qui se forment et sont peut-être l’origine de cette diminution de rapidité de la réaction, auraient tendance à être plus stables, au fur et à mesure qu'augmenterait l'acidité.

Variation de la concentration en acide. Nous avons voulu vérifier cette hypothèse en faisant varier la concentration en acide. Nous avons alors fait des essais avec 0 gr., 02 de glucose et 0 gr., 08 de chlorure de sodium, mis en contact avec des liqueurs contenant, l’une 50 0/0 en plus, l’autre le double d’acide acétique. Nous obtenons : (20 cm liqueur À contiennent 0 cm°, 34 d’acide acétique).

{1} Formule du réactif de Mac Lean :

Bicarbonate de potasse.......................svessesse ee PORTE Carbonale de DOtaSsé. ee ire loc etes cee selles 10 gr. Solution: desulfate descuivret a 0100 een me semoterresre se 15 gr. Todurel dé PDoOlassUME Nm elessderteeseseiee sie tes 1 gr. lodaterlde re palasu ne 0 ET ci alerte 0 gr. 1

Eau distillée q. s. p........ Or mener AA TOR OAI DE 100 gr.

RS

Conditions expérimentales :

20 cm° liqueur A. :

5 cm° liqueur B.

0, gr., 02 de glucose.

Eau q. s. p'. 39 cm’.

Les résultats donnent le cuivre réduit exprimé en cm° Cu N/20.

Acide acétique Chlorure de sodium (en cm) 0 0 gr., 08 Différence 0 14,80 9,20 : 5,60 0,17 12,60 4,60 8,00 0,34 8,40 1,20 7,20

La différence entre les dosages avec ou sans chlorure, augmente donc avec une concentration croissante en acide : elle paraît cependant passer par un maximum. Pour compléter nos recherches, nous avons repris la solution d’acétate de cuivre au 1/15 qui nous avait servi à préparer le réactif de Barfœd ; à chaque prise d’essai de 20 cm°, nous avons ajouté des quantités variables d'acide acétique et effectué les dosages suivants :

Conditions expérimentales :

20 cm” solution d’acétate de cuivre au 1/15.

o cm° liqueur B.

0 gr., 02 de glucose.

Eau q. s. p'. 35 cm°.

Les chiffres donnent le cuivre réduit exprimé en cm° Cu N/20.

Page 1