V. — INFLUENCE DE LA CONCENTRATION EN CUIVRE
En milieu acide, nous avons constaté une influence considérable de la concentration en cuivre, nous avons
Cf À + RER
fait quelques essais comparatifs, en milieu alcalin, avec des quantités variables de liqueur À de Bertrand ; nous obtenons les résultats suivants :
Glucose Cuivre réduit (en poids). (en cmS Cu N/20).
10 cm° liqueur À
+ 10 em* liqueur B + 0,02 12,40
20 em° liqueur A + 10 cm* liqueur B + » 12,60
5 cm* liqueur À + 10 cm liqueur B + ” 1070
Nous obtenons donc des différences beaucoup moins sensibles qu'en milieu acide.
Pour achever la comparaison, nous avons constitué une liqueur contenant, en sulfate de cuivre, la même quantité de cuivre que 15 em° de réactif de Barfœd ; nous avons donc pris 1 gr., 218 de sulfate de cuivre auquel nous avons ajouté 12 cm” de liqueur B de Bertrand, pour obtenir une solution limpide et, après avoir ajouté 0 gr., 02 de glucose, nous avons complété à 20 cm’ (volume d’une prise d'essai pour le réactif de Barfœd) ; après un chauffage de 7 minutes au bain-marie, nous obtenons une réduction de 12 cm*, 40 (en em° Cu N/20). Il n’y a donc pas une différence bien sensible bien que la concentration en cuivre ait augmenté du triple environ. Quisimbing et Thomas signalent : qu'avec une concentration croissante de sulfate de cuivre, la réduction totale diminue parce que l’auto-réduction de la solution s’est accrue.
&g VI. — COMPARAISON DU POUVOIR REDUCTEUR DES SUCRES EN MILIEU ACIDE ET EN MILIEU ALCALIN
Si nous comparons les quantités dé cuivre réduit obtenues, en milieu alcalin et en milieu acide, avec 0 gr., 02 de glucose, nous constatons qu’en milieu acide la réduction est beaucoup plus lente ; mais, si on prolonge le chauffage suffisamment, on obtient une réduction plus élevée ; cette augmentation de réduction serait, peutêtre, due à la concentration du cuivre qui est environ trois fois plus forte dans notre liqueur que dans la solution de Bertrand. D'ailleurs, comme nous venons de le montrer, en milieu alcalin, la concentration en cuivre n'a pas une influence très appréciable : le milieu acide paraît donc beaucoup plus sensible à l’action de la concentration en cuivre.
Avec 0 gr., 02 de glucose, nous obtenons une réduction complète au bout de 7 minutes de chauffage au bainmarie, tandis qu'avec notre liqueur la réduction croît avec le temps et n’est complète qu'après 40 minutes ei plus ; mais, au bout de ce temps, on obtient une plus grande quantité de cuivre réduit ; alors qu’en milieu alcalin on obtient seulement (en cm° Cu N/20) 12 cm°,40, en milieu acide, on obtient, après 10 minutes de chauffage, 14 cm°, 80 et après 40 minutes : 17 cm”, 40.
On peut donc dire que, en milieu acide, on obtient une réduction par le glucose aussi forte et même plus forte qu’en milieu alcalin ; mais la réduction totale, rapide en milieu alcalin, est beaucoup plus lente en milieu acide. Il semblerait donc que la différence de pouvoir réducteur du glucose, en milieu acide et en milieu