I. — SELS DES METAUX ALCALINS
1° Sulfate de sodium. __ Pour opérer dans les mêmes conditions qu'avec notre liqueur acide, nous avons ajouté à notre prise d’essai 0 gr., 10 de sulfate de sodium ; après un chauffage de 7 minutes au bain-marie, nous ne trouvons aucune différence, ni dans le dosage du cuivre
— Nil —
total, ni dans le dosage du cuivre restant après réduction par 0 gr., 02 de glucose.
Le sulfate de sodium ne paraît donc avoir aucune influence en milieu alcalin. D'ailleurs, Cooper et WALKER (10) opérant avec le réactif de Mac Lean, dont nous avons donné la formule plus haut, ne trouvent aucune différence dans la réduction par le glucose, en présence du sulfate de sodium restant en excès après précipitation des proteines du sang.
Le sulfate de sodium n’a donc, dans ces conditions, aucune influence sur la réduction, ni en milieu alcalin, ni en milieu carbonaté.
2e Chlorure de sodium. —— Nous avons vu précédemment, que le chlorure de sodium, à la dose de 0 gr., 08, diminuait la rapidité de la réduction de notre liqueur par le glucose ; nous avons voulu examiner si pareille influence se manifestait en milieu alcalin. Reprenant la technique de Boutot avec la liqueur de Bertrand, nous avons fait des dosages après réduction par 0 gr. 02 de pacte en présence de 0 gr., 08 de chlorure de sodium : nous n’avons trouvé aucune différence dans la réduction avec ou sans chlorure.
Cooper et Walker ayant one des différences avec le réactif de Mac Lean, en opérant sur des liquides ayant une concentration de 5 0/0 en chlorure de sodium, nous avons refait de nouveaux essais avec cette concentration de chlorure : après un chauffage de T minutes, nous obténons les mêmes résultats que précédemment.
Le chlorure de sodium, paraît donc, même à une concentration assez forte, n’avoir aucune influence sur la réduction, en milieu alcalin avec la liqueur de Fehling.
D'ailleurs Lewis Evnon et Henry Lane (12), étudiant
l'influence de différents sels sur la liqueur de Fehling, trouvaient : aucun changement avec le chlorure de potassium et le chlorure de magnésium, une légère différence avec le chlorure d’ammonium et un écart très sensible avec le chlorure de baryum et le chlorure de calcium ; mais cette différence, äinsi que nous le montrons plus loin, est due à l’ion Ca et à l’ion Ba.
Avec les trois autres chlorures, de potassium, de magnésium et d’ammonium, les auteurs étaient obligés, pour réduire complétement 10 cm’ de liqueur de Fehling, d'employer les quantités de solution sucrée que nous donnons ci-dessous :
Concentration Chlorure Chlorure Chlorure en sel. de magnésium. d’ammonium. de potassium. N/ 25,60 25,60 25,60 N/100 25,65 25,80 25,60 N/10 R9,60 25,25 25,60
On ne trouve donc, sauf pour le chlorure d’ammonium, aucune différence sensible dans la réduction et l'ion halogène CI, qui paraît jouer un rôle considérable en milieu acide avec notre liqueur, n’exerce, ici en milieu alcalin, aucune influence sensible.
Conclusion. __ En résumé, on peut dire que l'influence du chlorure de sodium; dans le milieu alcalin de la liqueur de Fehling, genre Bertrand, est nulle.
3° Bromure de potassium. — Quelques essais avec
0 gr., 16 de bromure de potassium nous ont montré que l'influence du bromure de potassium ne se faisait pas sentir en milieu alcalin.
Cooper et Walker, opérant en milieu carbonaté, trou-
vaient des différences avec une concentration en bromure de 0/0 ; nous avons alors refait des essais en ajoutant 2 grammes de bromure de potassium ; nous obtenons les mêmes résultats que précédemment.
Conclusion. —— Le bromure de potassium n'a donc aucune influence sur la réduction, en milieu alcalin.
4° Iodure de potassium. Nous avons étudié l’action de 0 gr., 23 d'iodure de potassium ajouté à une prise d’essai : après un chauffage de 7 minutes au bain-marie, nous obtenons les mêmes résultats que sans iodure de potassium.
Cooper et Walker ayant trouvé que l’iodure de potassium, à une concentration de 5 0/0, avait une influence sur le dosage, nous avons ajouté ? grammes d’iodure de potassium ; après 7 minutes au bain-marie, nous trouvons, au contraire, un résultat plus élevé : une augmentation de 2 cm°, 80, qui pourrait faire croire à une augmentation de la réduction.
Conclusion. __ La présence d’iodure de potassium, qui n’a aucune importance, en milieu alcalin, lorsque ce sel est en petite quantité, gêne le dosage lorsque ce même sel atteint une concentration assez forte.
5° Nitrate de sodium. — Je nitrate de sodium peut se rencontrer dans un liquide après défécation par le réactif de Patein ; nous avons examiné si sa présence pouvait avoir une influence sur le dosage. Après quelques essais en présence de 0 gr., 11 de nitrate de sodium, nous n'’obtenons aucune différence, ni dans le dosage du cuivre total, ni dans le dosage du cuivre restant après réduction par 0 gr., 02 de glucose.
Tavernier 8
Boutot avait, d’ailleurs, déjà fait des essais semblables et constaté que le dosage, en présence de nitrate de sodium, donnait des résultats concordants avec le titrage . d’une solution de glucose pur.
Conclusion. = [Le nitrate de sodium n’a donc aucune influence sensible en milieu alcalin.