‹ Que vaut l'emploi de l'acétate de cuivre: Comme réactif différentiel du glucose et du lactose?Chapitre 66 sur 70 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

I. — Dans notre première partie, nous avons établi que la méthode de dosage du cuivre, avec l’hyposulfite de soude et le sulfocyanure de potassium, telle que l’indiquent Zecchini et Incze, donne de bons résultats et peut être appliquée au dosage des sucres réducteurs.

II. — Après une deuxième partie consacrée à l'étude de différents réactifs à base d’acétate de cuivre : réactif de Barfœd et réactif de Roaf, nous avons été amenés à étudier les différents facteurs qui interviennent dans le réactif de Barfœd.

De cette étude nous retenons que :

1° la concentration en cuivre a une influence considérable sur la réduction par les sucres : cette dernière augmente avec un accroissement de cuivre ;

2° l'augmentation de concentration en acide diminue la rapidité de la réduction par les différents sucres,

III. — Passant alors à l'étude de l'influence de l’acétate de soude, préconisé par Roaf, nous constatons que l'addition de ce corps au réactif de Barfœd a une double influence : elle empêche la formation de précipités basiques dus à la présence de sels alcalins ou alcalino-terreux et, en même temps, augmente la vitesse de réduc-

tion.

IV. — A la suite de nombreux essais et en nous inspirant des conclusions précédentes, nous avons pu établir un réactif qui répondait, en partie, à nos désiderata : être suffisamment sensible au glucose et ne pas être réduit par 0 gr., 10 de lactose, en fixant le temps de chauffage à 10 minutes; un chauffage plus prolongé amènerait, en effet, une réduction par 0 gr., 10 de lactose, car dans tout réactif à base d’acétate de cuivre ii semble bien qu’on ne puisse annihiler le pouvoir réducteur du lactose ; on peut simplement ralentir la vitesse de réduction.

V. — De plus, la présence de lactose, à dose non réductrice, dans un milieu glucosé rend difficile le dosage du glucose seul ; on obtient, en effet, une erreur par excès, erreur d'autant moins sensible que la quantité relative de glucose est plus forte.

VI. — D'autre part, nous avons constaté qu'après un chauffage de 10 minutes au bain-marie, la réduction par le glucose n’est pas complète. On se trouve alors en présence de ce dilemme : soit augmenter la durée du chauffage pour obtenir l'oxydation totale du glucose, mais alors on obtient également une réduction par le lactose : d’où diminution de la sensibilité ; soit se contenter d’un chauffage plus court qui ne donnera qu’une oxydation incomplète du glucose : ce qui diminue également la sensibilité du réactif et occasionne quelques écarts dans les résultats mais présente l'avantage de ne donner aucune réduction par le lactose.

VII. — Etudiant ensuite l’action des sels alcalins ou alcalino-terreux sur notre réactif, nous constatons que

la présence d'ions halogènes (ion C1 du chlorure de baryum ou du chlorure de sodium, par exemple), dans notre liqueur, diminue la réduction par les sucres ; mais cette diminution n’est d’ailleurs, en partie, qu’une diminution de vitesse et non point une diminution absolue de réduction.

VIII. — Quelques essais au cours de nos expériences nous ayant amené à étudier l'influence de la mannite, nous constatons qu’elle a une action semblable à celle des chlorures : diminution de la réduction.

IX. — Il nous a paru ensuite intéressant d'examiner, en milieu alcalin, l'influence des différents facteurs que nous avions étudiés en milieu acide. Faisant, tout d’abord, un rapprochement entre le pouvoir réducteur des sucres en milieu acide et en milieu alcalin, nous arrivons aux conclusions suivantes :

En milieu acide, on obtient une réduction par le glucose aussi forte et même plus forte qu’en milieu alcalin, mais la réduction totale est beaucoup plus lente à obtenir en milieu acide (40 minutes au lieu de 7) ; ce qui prouverait donc que la différence de pouvoir réducteur du glucose en milieu acide et en milieu alcalin est surtout une différence de vitesse de réduction.

D'autre part, la différence de pouvoir réducteur entre le glucose et le lactose, considérable en milieu acide, est cependant déjà très manifeste en milieu alcalin ; ce qui prouverait qu'il s’agit d’une différence purement quantitative. ï

Cette exagération de certains phénomènes, quand on passe du milieu alcalin au milieu acide, se retrouve, d’ailleurs, dans d’autres cas :

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