Acte T
Page 17. — Vers 6, — Daran, ici pour : woran.
Vers la, — Es rauscht. Remarquer l'emploi de es, comme sujet, remplaçant un substantif facile à suppléer ; de même plus bas, vers i6, 17, 18 et 19. Es raunt, es Jliistert heimlich, es raschelt,., es naht, es streckt den Ami, Cmp. Und es ruft aus den Tiefen | Lieb Knabe bist mein (Schiller. Tell. I, i). — Und es wallet und siedet und brauset und zischt (Schiller. Der Taucher).
Vers i4' — Wiegen, ici : bercer, balancer. On sait que wiegen, n'est fort que dans le sens de peser.
Vers 16, — Es raunt ; raunen : i* murmurer des sons plaintifs et sinistres ; 2° chuchoter.
Vers 20, — Deutet ; deuten : i" v. neutre avec une des prépositions auf, nach, hin, indiquer, montrer, désigner du doigt, des yeux, annoncer, présager ; 2° v. actif, interpréter.
Page 18. — Vers 4, — Schlummern, sommeiller, dormir légèrement ; schlafen, dormir. Schlummern est souvent employé pour schlafen dans le style relevé.
Stuzt pour stutzt, — Stutzen : i" v. actif, raccourcir, écourter, rogner ; 2° V. neutre (a), s'arrêter court, faire un mouvement de surprise ; hésiter, demeurer court (en parlant) ; (fi) être en grande toilette, parader ; de là der Stutzer, le faquin, le dandy, etc. — Synonyme : scheuen, avec cette nuance que scheuen désigne l'action de reculer, de fuir de peur, tandis
que stutzen veut dire s'arrêter court, écouter. Gmp. Und als er sprengen will ûber die Brûck' | Da stutzet das Ross und bâumt sich zurûck (Uhland. Die Rache).
Page 23, — Vers ii, — Blûtenreis, petite branche en fleurs. Ne pas confondre der Reis, le riz avec das Reis, la pousse, le scion, la petite branche, la baguette. Voir Grammaire Lorber-Wolfromm, § 24^» P» ^^^ * noms ayant deux genres distincts pour deux significations différentes.
Page 25. — Vers 5. — Faden, mesure de longueur = quatre aunes ; en marine, brasse ; corde, lorsqu'il est question de bois.
Vers 6. — Hackenglmpel = Kreuzschnabel, bec croisé, perroquet d'Allemagne, loxie.
Vers 8. — Rûhezagel = Rûbezahl, c'est l'esprit, le génie du Riesengebirg sur lequel on raconte tant de légendes. Voir Musâus^ Volksmàrchen der Deutschen.
Page 26. — Vers a. — Lieben Freunde, au lieu de liebe Freunde. Estce une faute d'impression ou une négligence de l'auteur ?
Vers 4' — Schlûget ihr mich braiin und blau, si vous me rouiez de coups. Remarquer la suppression de wenn, en tête de cette subordonnée, et la construction de cette proposition.
Vers i4- — Fortj fort, partez, partez ! de même plus bas : fort von hier ! On sait que l'impératif, en allemand, peut se rendre de différentes manières, tantôt par l'infinitif : Nichts anrùhren, ailes einsteigen ; tantôt par le participe passé : Nicht lange gefeiert, frisch ! Die Mauersteine | Herbei, den Kalk, den Mortel zugefahren ! (Schiller. Tell. I, 3) ; tantôt par le présent de l'indicatif : Du bleibst ! tantôt par un adverbe ou une particule, le verbe étant sous-entendu : «hier, her, weg, los, fort, ab, auf, zu ! Gmp. le français : en route ! en avant ! à droite ! à gauche ! porte ! fenêtre ! silence !
Vers 16. — Plan, ici : clairière. Plan : i' plan, esquisse, dessin, vue ; 2" plaine, arène, lice ; 3° clairière.
Vers /j7. — Die Silberlehne, ici : nom propre désignant la partie de la montagne où se passe l'action. Die Lehne, le versant, en pente douce, d'une montagne, d'une colline ; la montagne ou la colline elle-même, d'après Sanders ; voir plus loin, page 35 : Cher Lehnen, Kluft und Tal.
Vers 18. — Mutter Wittichs Haus, A remarquer ici que le nom commun reste invariable tandis que le nom propre se décline ; cela a lieu chaque fois que, par inversion, le génitif précède le nom dont il dépend. Gmp. Kaiser Napoléons I. Tod.— Graf Terzkys Regimenter.— Zu Aachen in seiner Kaiserpracht..; | Sass Kônig Rudolphs heilige Macht (Schiller. Der Graf von Habsburg). Lorsqu'il n'y a pas inversion, c'est le nom commun qui se décline, et le nom propre reste invariable : Der Tod des Kaisers Napoléon. — Die Regimenter des Grafefi Terzky, etc. ■ Vers ig, — Wetteraas, injure grossière ; s'adresse surtout aux femmes, d'après Sanders ; le mot Aas, charogne, carogne, est renforcé encore dans ce sens dans les composés : Galgenaas, HôUenaas, Hundeoas, Sauaas, Schweinaas, Teufelsaas, Strengaos, Sternaas, Wetteraos/ Voir p. Sa : du Donneraos.
. Page 27. — Vers i, — Remarquer la suppression du verbe exprimant le mouvement après un auxiliaire de mode, lorsqu'il y a un des adverbes hin, her, fort, hiuaus, weiter, etc. : Ich kanu nicht weiter, sous-entendu :
gehen. Cmp. : ich soll weiter; er soll fort', er muss fort; ich will hinaus; er darf hereln.
Vers 2, — Blaupfeifereien= blaues Gepfeife, d'après Sanders; Schnurre, Krimskrams ; serait donc à traduire par : balivernes, sottises, contes bleus.
Vers j7. — Menchelmord, meurtre avec guet-apens.
Vers 8. — Peter, der dos Gruseln lernen wollte, Cmp. Grimm. Mârchen von einem der auszog, das Furchten zu lernen. (Der Junge ging hinaus auf die grosse Landstrasse und sprach immer vor sich hin : „ Wenn mir's nur gruselte ! wenn mir*s nur«gruselte I *'.)
Vers i^, — Die Hexenvettel, die Vettel, la gourgandine, la paillarde, la salope.
Vers i8, — Kollrig, pour Kollerig ou Kollerisch, se dit des chevaux qui ont le vertigo, qui prennent le mors aux dents.
Vers ig, — Drutenzôpfe ; ne se trouve dans aucun dictionnaire; peutêtre pour Drusen ou Driisenzôpfe, série de glandes, de bubons scrofuleux?
Vers 20, — Kielkrôpfe und Schwàre, des goitres et des abcès, des ulcères. — Der Schwàr, der Schwâren, die Schwàre = das Geschwur,
Page 28. — Vers 2, — Wimmern, gémir, se lamenter. Cmp. Kinder jammern; Mûtter irren | Tiere wimmern | Unter Trûmmern! (Schiller. Die Glocke).
Vers 4' — '^ff^n, singer. — Hexenspuk, vacarme, grabuge de sorcière ; ici : tour de sorcière.
Page 32. — Vers 8, — Der rote Hahn, le feu ; den roten Hahn aufs Dach s^tzen, mettre le feu à la maison.
Vers 12. — Anglûhen, regarder avec des yeux brûlants, féroces.
Vers j5. — Heissen : 1° s'appeler; 2" dire de faire ; ici, ce dernier sens; se rappeler qu'après heissen on ne met pas la préposition zu devant l'infinitif, complément de ce verbe ; Heiss' mich nicht reden (Goethe).
Page 35. — Vers 10,— Gurgelschàumeschacht, le trou, l'abîme grondant sourdement et recouvert d'écume, écumant. Vers i4' — Tumnile dich ! dépêche-toi.
Page 36. — Vers y, — Mondenglast, poétique, pour : Mondenglanz.
Vers i3. — Frau Holle = Holda = H et, la déesse des morts, fille du dieu Loki, sœur du loup Feurir. Autour d'elle se tiennent les Holden, les âmes des défunts. Elle habite avec ces âmes les étangs et les fontaines ; avec elles, parfois, elle traverse les airs, tantôt sur un cheval blanc, tantôt dans un char ; elle séjourne parfois aussi sur ou dans les montagnes. Lorsqu'il neige, on dit que dame Holle fait son lit. (Mogk. Deutsche Mythologie. Pauls Grundriss, 1106.)
Page 38. — Vers 14* — Dos Masslieh, la pâquerette, fleui* de Pâques, petite marguerite.
Page 39. — Vers 6. — Der Bulle, le taureau.
Vers 21, — Mauzen et mauen = miauen.
Page 40. — Zerstieben, se disperser, en parlant des personnes. — Versonnen, plongé, enfoncé dans ses pensées. — Bleiht stehen, reste debout. Après bleiben finden, sehen, le participe passé des verbes stehen, liegen, sitzen est rendu par la forme de l'infinitif : er blieb liegen, sitzen, stehen ;
ich sah ihn vor der Thùre stehen, liegen, sitzen. Au fond, ces formes ne sont que des participes présents ayand perdu le d final ; liegen, aitzen, stehen, pour liegend, sitzend, stehend»