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ces procès étaient assez rares. « Un official du temps de M. de Gondy, de qui le nom ne me vient pas à la mémoire, écrit Bayle (4), m'a dit que pendant quarante ans qu'il avait exercé sa charge, il n'avait
ordonné le Congrès qu’une seule fois. »
Mais qui donc eût l’idée du Congrès?
Est-ce un official? Non. Est-ce un médecin? Non. Un chirurgien juré? Pas davantage. Une sage-femme ? Encore moins.
Voici ce que rapporte là-dessus le Dictionnaire de Trevoux À) : « Cet usage (du Congrès) doit son ori- - gine à la témérité d’un jeune homme qui demanda le Congrès. Le juge, surpris de la nouveauté de cette demande, ne crut pas qu'elle put être refusée, regardant cette épreuve comme un moyen infaillible de découvrir la vérité. Depuis, il devint une jurisprudence certaine dans les officialités et les arrêts l’ont autorisée. Mais outre que cette expérience offense la pudeur et qu'elle est contraire à la pureté de nos mœurs, On à reconnu que cette prétendue certitude que l’on pouvait en tirer et qui seule l’avait fait accepter, était une illusion et que dans la plupart de ceux qu'on y assujettissait, la honte de l’accusation., | la crainte d’un événement incertain, la pudeur et le
trouble causé par la présence des experts, produi-
(4) Dict. nist. et crit.
(2) Paris, par la Compagnie des Libraires associés, 1771, T. I.