PURE
considérations, je feuilletais un jour le Dictionnaire Historique et critique de Bayle dans une de ces belles éditions du xvir siècle, lorsque mes regards se fixèrent sur le mot : Quellenec. Ce nom me plut, je ne sais pourquoi. Je lus l’article, Il y était question d’un procès en impuissance qui avait été intenté à Charles de Quellenee, baron du Pont, en Bretagne, et qui « fit une grande figure sous le nom de Soubise parmi ceux de la Religion, durant le règne de Charles IX ». A ce propos, Bayle parle tout au long du « Congrès ». L'article fort copieux, fort savant, est bourré de faits. Je le trouvai original, et je fis en moi-même, de nombreuses réflexions sur les habitudes de la société du temps de Louis XIV et sur ses mœurs. Puis, par une association d'idées assez facile, je pensai à diverses questions qui préoccupent nos contemporains, concernant le mariage et ses préliminaires au point de vue médical. Tout cela me parut assez intéressant pour ne pas le garder pour moi seul. Les autres, me dis-je, trouveront plaisir et profit à connaître cette question. Je vais l’'exhumer, je la présenterai avec le style du jour et puisque j'ai à rédiger une Thèse et à la faire imprimer, j'en ferai le sujet de ma thèse inaugurale.
Traiter de la question du CoNGREs, c'est étudier une question curieuse dans son archaïsme, mais ce
n’est pas traiter une question périmée parce que la
(1) A Rotterdam, chez Rémier Leers,: MDCXCVII.
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question du Congrès amène insensiblement sur le plan des diverses questions. de Médecine sociale qui retiennent l’attention des Médecins les plus qualifiés et dont l'intérêt est universel par leur actualité brûlante. La question du Congrès est un sujet « judicieusement complexe » qu’on doit aborder avec tact mais en disant tout. Autrefois on l’eut traité en latin. Peutêtre. Ce n’est pas bien sûr. Bayle, dans son Dictionnaire, entremèêle son article de passages en latin et le Dictionnaire de Trévoux s’en tient au français. Le latin n'était déjà plus de mode à cette époque. Il n’est plus de mode aujourd'hui d'écrire en latin et la mode nous asservit. Et puis, ce serait peut-être embarrassant. D'ailleurs, pourquoi aborderait-on avec crainte même devant l'Aréopage de telles questions ? Saint François de Sales a examiné la question de l'amour dans le mariage et Henry Bordeaux a repris les idées du célèbre évèque de Genève dans une série de conférences qu'il vient de faire à travers la France.
-Le D’ Maurice de Fleury a traité de cette question, puisque j'ai lu quelque part qu’il a souligné l'identité pathologique qui existe entre être amoureux et être alcoolique ou morphinomane. Les écrivains les plus grands en ont parlé avec force détails biologiques. Je ne citerai pas Ovide mais je retiendrai Lucrèce et son admirable poème sur la Nature des choses (). Enfin, tout à fait près de nous, le D’ Le Bec &), Président de la Société Saint-Luc, a fouillé une question bien
(1} De Nature rerum, Livre IV.
(2) Des procès en nullité de mariage.