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ACTE PREMIER. — SCENE III

mal (le cette femme: je tiens uniquement à la connaître pour pouvoir lui vendre ton diadème.

HENRIETTE, ahurie.

Comment! vendre mon diadème?

Eh! oui... Je te l'ai dit hier... J'ai malheureusement perdu tout ce que j'avais...

HENRIETTE

Tu as au->i perdu l'argent que lu as reçu avanthier?

LAMBERT

Mais oui.

II ENRIETTE.

Tu ne me l'avais pas dit.

LAMBERT

Je le demande pardon.

HENRIETTE

Moi aussi.

LAMBERT

Eh ! bien, je te le dis, voilà tout ! Et, comme il serait d'un très mauvais effet, pour mes employés, de redemander, encore, de l'argent à Paris, je préfère vendre ce bijou.

HENRIETTE

C'est, en effet, très simple et... très agréable pour moi.

LAMBERT

Mais je t'en donnerai un autre... et. plus artistique.

Oh ! plus artistique, je n'y tiens pas. Les bijoux artis-

tiques sont trop souvent des cadeaux économiques. Gomme cette soi-disant élégante àqui son amant avait fait croire qu'en fait de bijoux, rien n'était plus artistique que de porter des morceaux de bois sculpté!

LAMBERT

Je suis tranquille; je ne pourrais jamais le faire croire cela.

HENRIETTE

Tu m'en fais accroire tant d'autres. Quand je pense que c'est pour me faire prendre l'air, pour me reposer, que nous sommes venus ici!...

LAMBERT

Eh bien, le pays est magnifique!...

HENRIETTE

Il parait!... Malheureusement nos seules promenades ont été de l'hôtel au Casino.

LAMBERT

Qu'est-ce qui te force à y venir, au Casino.

HENRIETTE

Toi.

LAMBERT

Moi?

Tu y es toujours fourré.

LAMBERT

Ce n'est pas une raison pour que tu y sois !

HENRIETTE

Je ne me suis pas mariée pour vivre seule.

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