‹ Quelques actesChapitre 96 sur 238 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

BRINGUE

Peuh ! couci, couça...

FLOCHE

Et ta femme ?...

BRIN G l" F. , embarrassé .

Ben! ma femme... justement j'étais venu pour te demander de me rendre un petit service.

FLOCHE

Je t'écoute.

BRINGUE, l'invitant à s'asseoir sur le canapé à côté do lui.

Voilà. J'ai rencontré un ancien camarade de collège à moi... et, ma foi! j'aurai grand plaisir à passer la soirée avec lui.

FLOCHE

Et alors ?

Et alors... je voudrais que tu envoies un mot à ma femme ^tu lui dirais que tu me gardes à diner pour une affaire très importante ; nous dînerons ou nous ne dînerons pas ensemble et j'aurai ainsi ma soirée.

FLOCHE

Ah! Le petit garçon qui veut la permission de dix heures.

BRINGUE

Que veux-tu, ma femme s'imagine toujours un tas d'affaires; ce n'est pas de sa faute : elle est si jalouse !...

FLOCHE

Et tu ne veux pas la faire souffrir?

bringue:

Non ! car sa souffrance se traduit par des scènes.

FLOCHE

Alors 1 mon pauvre vieux, elle ne change pas, ta femme?

BRINGUE

Si elle change... seulement elle change de défauts, voilà tout ; quand elle cesse d'être jalouse, c'est pour devenir faniasque ou coquette, exigeante ou morose.

floche.

C'est qu'elle t'aime.

C'est ce que je me dis, comme fiche de consolation.

FLOCHE, se levant et allant sonner sur la table. C est ll'èS gentil. (Prenant une boîte de cigarettes qu'il présente

à Bringue.) Une cigarette?

BRINGUE

Volontiers.

Entre Gertrude par la droite.

Page 1