THÉBAUD
ACRODYNIE ET NÉVRAXITE
Les nombreuses observations cliniques et les cons-
tatations anatomiques récentes sont venues jeter un peu de lumière sur la véritable nature de l’acrodynie infantile. De plus en plus rares sont les auteurs qui y voient le résultat d’une carence alimentaire, d’une intoxication ou d’une complication du rachitisme.
Le tableau neuro-végétatif si riche de cette maladie explique à lui seul pourquoi Feer lui-même et d’autres auteurs après lui, ont attribué tout ce tableau à une infection du système nerveux central, due à une atteinte du névraxe par un virus neurotrope particulier mais voisin de celui de l’encéphalomyélite.
C’est Kuiper qui a émis le premier cette opinion et Rocaz fut un des premiers à l’avoir adoptée en France.
Riteschel, de Wurzbourg, combat cette hypothèse à l’aide des arguments suivants :
— les résultats nécropsiques sont inégaux ;
— le liquide céphalo-rachidien, à quelques exceptions près, est normal ;
— la maladie est afébrile dans la grande majorité des cas ;