‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 12 sur 52 · Did Shakespeare live, he couldbut sit at home · texte numérisé non relu

Did Shakespeare live, he couldbut sit at home

And get himself in dreams the Vatican, Greek busts, Veuetian paintings, Roman walls. And English books, none equal to his own, Which I read, bound in gold (he never did).

— Terni's fall, Naples* bay and Gothard*s top — Eh, friend ? I .could not fancy one of thèse ; But, as I pour this claret, there they are :

l've gained them, — crossed St.-Gothard last July With ten mules to the carriage and a bed Slung inside ; is my hap the worse for that ? We waut the same things, Shakespeare and myself, And what I want, I hâve : he, gifted more, Gould fancy he too had it when he liked, But not so thoroughly that, if fate allowed, He would not hâve it also in my sensé.

...If this life's ail, who wins the game ?

{Bishop Blougram's Apology.)

la négation. Si le Christ est fils de Dieu, Luther aura pu gagner, mais quel sera le bénéfice de Strauss qui a nié sa divinité ? Ayons donc la foi. Et qu'on ne vienne pas dire : « Je ne peux pas croire » et s'accuser de doute. Les doutes sont autant de preuves de la foi ; le négation ne doute point. Vous désirez la foi, donc vous en avez assez. Ainsi nous entendons de nouveau, dans la bouche de Blougram, rapetissée et ravalée jusqu'à terre, la parole consolante de Pascal : « Console-toi, tu ne Me chercherais pas si tu ne M'avais pas trouvé. » [ja foi pure est impossible dans ce monde qui cache Dieu ; elle n'est qu'un combat perpétuel contre le doute et la négation, qui reviennent constamment à la charge. D'ailleurs, à quoi bon cette foi parfaite ? Supposons qu'on en soit revenu au moyen âge ; supprimons la cosmogonie, la géologie, l'ethnologie, toutes ces terminaisons grecques, dont chacune est un glas annonçant l'agonie d'une foi. Croyons en la Genèse de nouveau. Comment agirons-nous ? Comme nos ancêtres agissaient en ces temps, nous croirons dans notre ame vide, et cependant nous oserons mentir, tuer, voler, en plein visage de la foi. Mieux vaut en être où nous sommes, lutter toujours contre le doute, afin de maintenir la foi vivante.

Qu'est-ce donc que les lois de la nature, pour qu'elles ne cèdent pas si l'Eglise le leur dit ? demande Newman. Dressez l'Immaculée Conception ! Allez sur le chevalet de torture avec votre foi I Tel est mon avis. Ceci ne nous mettra-t-il pas à genoux, nous frappant la poitrine : « Ces choses ne peuvent pas être, et pourtant il faut qu'elles soient. . • Qui suis-je moi,*. ver de terre, pour discuter contre mon pape * ? ))

Mieux vaut cet acquiescement aveugle que d'appeler Dieu à la barre de la raison et de le juger : « L'accusation n'est pas prouvée ; la philosophie est indulgente pour lui ; laissons-le passer. »

Par conséquent, la foi étant meilleure que le doute, plus forte que lui, ayons-la complètement. Ne discutons même pas les plus petites choses. On commence par nier le miracle de la liquéfaction

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