‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 14 sur 52 · Men in the chancel, body and nave · texte numérisé non relu

Men in the chancel, body and nave

Men on the pillars' architrave, Men on the statues, men on the tombs With popes and kings in their porphyiy worabs, AU famishing in expectation Of the main-altar's consummation.

For see, for see, the rapturous moment ÂpproacheSf and earth's best endowment Blends with heaven's ; the taper-fires Pant up, the winding brazen spires Heave loftieryet the baldachin ; The incense-gaspings, long kept in, Suspire in clouds ; the organ blatant Holds his breath and grovels latent.

As if God's hushing finger grazed him, (Like Behemoth when he praised him) At the silver bell's shrill tinkling, Quick cold drops nf terror sprinkling On the sudden pavement strewed With faces of the multitude.

Earth breaks up,time drops away.

In flows heaven, with its new day Of endless life, when he who trod, Very man and very God, This earth in weakness, shame and pain, Dying the death whose signs remain Up yonder on the accursed tree, Shall corne again, no more to be Of captivity the thrall, But the one God, Ail in ail, King of kings, Lord of lords, As his servant John received the words :

« I died, and live for evermore I »

{ChristmaS'Eve and Easter-Day.)

Dieu. Devant cet amour tout s'en est allé, la Rome païenne, la Grèce avec ses dieux et sa poésie, tout Tart et toute la sagesse antique. Il ne se réjouit point de les voir disparaître, mais il sent que l'Amour, qui se suffit à lui-même, était la meilleure chose à quoi on pût les sacrifier, et il s'écrie comme un fervent disciple de l'Église :

J'élèverai ma voix, moi aussi, comme ils le font, pour chanter les lonanges de Dieu. Je vois Terreur ; mais bien au-dessus du champ de Terreur, je vois T Amour *.

Il n*a donc été ni systématiquement hostile ni même indifférent vis-à-vis de TÉglise romaine. Mais des moments d'enthousiasme poétique comme celui que Ton vient de voir n'établissent point sa foi en l'autorité ecclésiastique. Ils ne font peut-être que mieux marquer Tindépendance de son esprit, demeuré en dehors de TÉglise, en voyant le bien et le mal, ravi par l'un, mais indigné par l'autre, toujours clairvoyant, agenouillé peut-être devant elle, mais à Textérieur, sur les degrés du temple.

Les Eglises protestantes.

Il eût été plus attiré par les Églises protestantes, surtout les sectes non conformistes. Pour lui, TÉglise anglicane, cette création hybride semi-catholique, semi-protestante, semble ne pas exister, au moins en tant qu'Église distincte. D'ailleurs elle ne présente qu'un intérêt secondaire pour le penseur qui, comme Browning, s'occupe de dogmes et de principes plutôt que d'organisation religieuse. On peut juger de sa sympathie protestante par son admiration pour Luther, dont le nom paraît çà et là dans son œuvre toujours d'une façon rapide, mais toujours accompagné de quelque louange. Mais ce qu'il admire en lui, c'est la sincérité de ses convictions plutôt que les convictions elles-mêmes. Une seule de ses descriptions d'églises protestantes mérite qu'on s'y arrête. C'est celle qui forme le début de son poème religieux Christmas-Eve and Easter-Day . Nous assistons

Page 1