‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 15 sur 52 · I will raise · texte numérisé non relu

I will raise

My Yoice up to their point ofpraise I I see error ; but above The scope of error, see the love.

{Christnias' Eve and Easter-Day.)

à un oflSce de la secte des méthodistes ou des Wesleyens, dans un faubourg sordide de grande ville, où les gens sont ignorants, fanatiques, et appartiennent aux plus basses classes du peuple. Le poète ne cache point son dégoût pour eux. Il s'est réfugié sous le porche de la chapelle pour échapper à la pluie, et il voit passer les fidèles déguenillés et repoussants : la femme grasse et fatiguée, haletante, qui ferme à grand bruit son parapluie ruisselant, un débris de baleines ; la jeune fille émaciée, aux traits vieillis, portait dans ses bras son tout petit frère, s-avançant dans ses sabots cassés, tordant avant d'entrer son châle trempé de pluie, puis entrant avec un sabot dans chaque main ; la créature féminine aux lèvres trop blanches et aux joues trop rouges, vêtue de soie fanée, et pour qui la porte, prise de pitié, se ferme une fois sans grincer ; l'homme jaune et grande à la tête enveloppée d'un foulard de coton et aux paupières fermées ; l'apprenti cordonnier au visage non savonné et au tablier enroulé autour de sa taille comme une corde. Il les suit, lui, étranger, supporte un moment le poids de plomb de cette atmosphère puante et son bourdonnement humain. Il écoute même le prédicateur qui dissèque et torture des textes bibliques, déchirant le Livre des livres pour n*en faire qu'un ramassis de morceaux disparates, sans signification et sans suite. Mais ce qui est plus insupportable que tout le reste, c'est la f^çon dont les auditeurs béats reniflent avec extase ce torrent de sottises, comme si c'était la rosée de THermon :

Ma vieille femme grasse ronronnait de plaisir, et ses pouces tournaient de plus en plus vite, tandis qu'allant en mesure avec ses périodes, elle dévorait maternellement le pasteur ; l'homme dénoua son mouchoir, nous montrant au dedans un horrible goitre, donna un autre tour de vis à ses paupières et se mit à se balancer comme la femme. Le jeune cordonnier retenait sa toux et, discrètement, s'étoujffait. Tout cela était trop irritant I Ma gorge se soulevait devant toutes ces sottises et cette absurdité. Aussi, comme disait Eve après qu'elle eut cueilli la pomme : « Je voulais y goûter, et maintenant j'en ai assez. » Je me précipitai hors de la petite chapelle ^.

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