‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 20 sur 52 · Evolutionists l · texte numérisé non relu

Evolutionists l

At truth I glimpse from depths, you glanée from heights,

Our stations for discovery opposites, —

How should ensue agreement? I ezplain ;

*Tis the tip-top of things to which you strain

Your vision, until atoms, protoplasm.

And what and whence and how be the spasm

Which sets ail goiog, stop you : down perforée

Needs must your observation take its couVse,

Since there's no moving upwards : link by link

You drop to where the atoms somehow think,

Feel, know themselves to be : the world's begun,

Such as we reeognize it. Hâve you done

Descending 7 Hcrc's ourself, — Man, known to-day,

Duly evolued at last, — so far, you say,

The sum and seal of being's progress. Good !

(Froncii Furini. — Parleyings.)

L*esprit de Browning, passant confusément par toutes ces questions, arrive à la conclusion suivante : Tétude de Tàme devient le dernier objet de la science évoiutionniste si elle veut expliquer la vie. Autant vaut commencer par là.

Moi, je conseille plutôt de commencer par le bas, au fond. Je professe ne connaître qu'un seul fait : la conscience de moi-même, connaissance placée comme une île entre une ignorance et une autre. Avant moi était ma cause, ce qu'on appelle Dieu ; après moi, en son temps, viendra le reste. Cela, mon intelligence, à ses meilleurs moments, le comprend ; aux pires, elle le conçoit dans un mélancolique désespoir ^.

Ce ne sera donc pas en examinant le monde extérieur de la matière, mais en examinant son âme propre qu'il arrivera à édifier une doctrine en laquelle il pourra avoir confiance, et qui Sera indépendante à la fois de Tautorité des Églises croulantes, d'un passé historique et de textes controversés, ou de sciences incomplètes et éphémères. Descartes ne posait pas d'autre principe lorsqu'il bâtissait toute sa philosophie sur la notion indiscutable de sa propre existence. Mais le fait abstrait de l'existence ne suffit point à constituer un système. Il faut encore examiner les caractères de cette existence, ses rapports avec les autres, afin d'avoir des éléments suffisants pour en former une doctrine complète et utile. Descartes est obligé, pour ainsi dire, de disséquer son esprit, et, des idées qu'il y trouve et qui en font partie iûtégrante, il déduit tout son credo philosophique. Il n'y a point d'autre méthode de découverte que cette marche du connu à l'inconnu. Ainsi le paléontologiste, voyant un os d'un animal disparu, en examine les moindres particularités, et,"^ diaprés elles, détermine le squelette entier. Il y a^ cependant une grande différence entre le raisonnement de Descartes et delui de Browning. Le premier, mathématicien, philosophe plein de logique et habitué aux raisonnements scolastiques, ne s'intéressant qu'aux faits généraux de Tâme humaine et voyant plutôt l'homme

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