‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 24 sur 52 · He at Icast belicved in Soûl, was very sure of God I · texte numérisé non relu

He at Icast belicved in Soûl, was very sure of God I

[Id.)

Le doute ou l'incertitude ne peuvent venir que lorsqu'on discutera sur la nature de Dieu ou de Tâme, jamais sur leur existence :

Qu'est-ce qui causa à Torigine toutes les causes ? quel est l'effet de tous les effets ? Ce sont là des conjectures. Demandez au roseau s'il soupçonne où et comment a pris sa source le fleuve sur lequel il flotte, où et comment il se terminera ou continuera à couler. Quelle sera la réponse du roseau ? Que certainement il existe et flotte ; qu'aussi certainement le fleuve existe, tout à fait extérieur à lui ; qu'il le transporte en avant pour le rejeter à la fin comme une épave, ou pour le déposer sur une rive où il s^enracinera de nouveau, afin d'y pousser et d'y fleurir, fixé maintenant à tout jamais*.

Toutes les questions qui peuvent se poser au roseau se posent à rhomme. Après les réponses nettes sur l'existence de Tâme et de Dieu, du roseau et du fleuve, viennent les conjectures sur Timmortallté, sur l'existence à venir, sur la puissance et sur la bonté divines. Les générations passées ont préparé pour nous des réponses que nous pourrions recevoir comme une coupe réconfortante. Mais Browning n'en veut point ; c'est sur sa propre expérience qu'il doit bâtir sa foi. A chacun de faire de même :

De la façon dont tu comprends le système des choses, tire ton blâme ou tes louanges pour le Créateur... L'apparence des choses a été déployée pour ton appréciation complète et finale ; ton monde à toi, et non celui d un autre mortel ^,

Mais puisque ce seront des intuitions personnelles et non la raison universelle, qui formeront le fondement de sa foi, cette foi n'aura qu'une valeur absolument personnelle et ne sera point la certitude scientifique Browning n'hésite pas à le reconnaître. Mais ce caractère est une force de plus ; le poète ne voudrait pas d'une foi

1. What before caused ail ihe causes, what effect of ail efiects Haply follows, — thèse are faucy. Ask the rush if it suspects

Whence and how the stream which floats had a rise, and where and how Falls or flows oo still I What answer makes the rush except that now Certainly it floats and is, aod, no less certain than itself, Is the everyway external stream that now through shoal and shelf Floats it onward, leaves it — may be — wrecked at last, or lands on shore There to root again and grow and flourish stable evermore,

(La Saisiaz.)

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