‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 29 sur 52 · How... pass at will · texte numérisé non relu

How... pass at will

Into my fellow's liberty of range,

Enter into his sensé of black and white ?

Life

Lived by my fellow, shall I pass into

Ând myself live tbere ? No — no more than pass

From Persia, where in sun since birth I bask

Daily, to some ungracious land afar,

Told of the travellers, where the might of snow

Smothers up day, and fluids lose themselves

Frozen to marble. How 1 bear the sun.

Beat though be may unduly, that I know :

How blood once curdled ever creeps again,

Baffles conjecture : yet since people live

Somehow, resîst a clîme would conquer me,

Somehow provîded for theîr sake must dawn

Compensative resource. No sun, no grapes, —

Then, no subsistence ! — were it wisely said?

Or this well reasoned — Do I dare feel warmth

And please my palate hère with Persia's vine,

Though, over-mounts, — to trust the traveller, —

Snow, feather thick, is falling while 1 feast ?

What if the cruel winler force his way

Hère also ? Son. the wise reply was this :

When cold from over-mounts spikes through and through

Blood, bone and marrow of Ferishtah, — then,

Time to look out for shelter — time, at least,

To Wring the hands and cry : « No shelter serres t »

{A Bean-Stripe. — Ferishtah'» Fancies.)

déchiré le voile des philosophies pessimistes ; il a déclaré ne pouvoir les comprendre. Il a vu dans rattachement instinctif des hommes à la vie un signe indiscutable que, pour tous, elle est bonne. Les philosophes pessimistes eux-mêmes, qui proclament si haut que la vie est le plus grand des maux, qu'en croient-ils dans leur for intérieur? et comment le prouvent-ils par leurs actes ? Qu'est-ce que ce Sage indien, que le disciple de Ferishtah lui oppose, et qui n'a vu que du noir dans le monde, « de sorte que le meilleur de la vie, c'est qu'elle conduit à la mort » ? Franche et rude est la réponse :

Fils, suppose que mon chameau vienne me dire : « Pendant soixante-dix jours j*ai traversé monts et vallées, et jamais je n'ai trouvé de nourriture pour apaiser ma faim, jamais d'eau pour étancher ma soif, et pourtant me voici vivant, comme preuve que j*ai trouvé la vie impossible. » — « Prends donc cela, bête qui n'as pu survivre, répondrai-je promptement ; mes coups de bâton sur tes flancs ne peuvent faire aucune impression sur ta chair morte et sèche. Tu recules ? Reçois ma correction deux fois, et maintenant, corrige ta façon de parler. Appelle blanc ce qui est blanc. » — Ce Sage morose, pour qui le meilleur de la vie était la mort, a vécu ses soixante-dix ans d'un air robuste et avec un bon rire, aimant par-dessus tout son dîner ; en un mot, il a menti ^.

Le Sage morose (l'appellerons-nous Bouddha ou Schopenhauer ?) aurait sans doute bien des choses à répondre à cela, et l'argumentation de Browning est loin d'être parfaite. Mais on ne peut lui refuser au moins une grande force de bon sens et, sous sa rudesse apparente, plus peut-être de profondeur qu'elle n'en montre d'abord. Ce n'est pas d'après les discours des hommes, mais d'après leurs

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