‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 41 sur 52 · Why did you net pincb a flower · texte numérisé non relu

Why did you net pincb a flower

In a pellet of clay and fling it ?

Why did I not put a power

Of thanks in a look, or sing it ?

Each life unfulfîlled, you see ;

It hangs still, patchy and scrappy :

We hâve not sighed deep, laughed free,

Starved, feasted, despaired, — been happy.

And noboby calls you a dunce,

And people suppose me clever :

This could but hâve happened once,

And we missed it, lost it for ever.

{Youth and Art.

La vie future.

Comment la vie future complétera-t-elle la vie terrestre ? La conception la plus ordinaire qui soit dans Tesprit des hommes est celle de rimmortalité personnelle, avec des récompenses ou des châtiments proportionnés à nos vertus ou à nos fautes. L'idée la plus simple qu'on puisse s'en faire est celle du jugement, avec le ciel et Tenfer.

Browning n'a pas défini d'une façon complète son ciel ou son enfer à lui, mais il en a dit assez pour expliquer nettement sa pensée. Tout d'abord il admet comme une chose nécessaire la survivance de la personnalité. Lui, en qui elle était si forte et si bien marquée, ne peut en concevoir la destruction. L'immortalité, ce n'est point la persistance de nous-mêmes dans nos enfants, ni dans les souvenirs de plus en plus vagues de nos amis, ni même celle sur laquelle Carlyle insistait avec tant d'éloquence : la durée de notre œuvre, notre trace dans le monde. Tout cela n'est pas suffisant pour l'homme.

Ce que tu écris ou peins reste ; cela ne meurt pas ? Sapho survit, puisque nous chantons ses chants, et Eschyle, parce que nous lisons ses pièces ? — Eh bien I s'ils vivent encore, qu'ils viennent m*enlever l'esclave que tu m'as donnée ; qu'ils boivent comme moi dans ta coupe, ou qu'ils parlent à ma place * !

Le poète sent, comme tout esprit qui s'examine, que durer ainsi ce n'est pas vivre. C'est se perdre en un souvenir de plus en plus lointain, dont on viendra même à discuter les origines, ou encore se dissoudre dans la conscience universelle où il ne restera plus rien à l'âme de ce qui était elle-même. Dans une telle immortalité fictive, comment cette âme peut-elle arriver à la perfection ? Or il ne faut point qu'une âme créée finisse par s'anéantir, car ce serait un échec

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