What
« Thou writest, paintest, stays ; that does not die : « Sappbo survives, because we sing ber songs, « And iEschylus, because we read bis plays ! » Wby, if they live still, Ict tbem corne andtake Tby slave in my despite, drink from tby cup.
Spcak in my place.
(Cleon.)
définitif pour elle et pour Dieu. L'existence immortelle de Tâme, le jugement, le ciel et l'enfer sont des éléments essentiels de notre évolution constante et toujours inachevée.
L'âme est- elle mauvaise? Il faudra la refaire. C'est là tout ce que Browning ose affirmer de la nature de l'enfer. Au moment où le pape Innocent XII va prononcer l'arrêt de mort de Guido (the Ring and the Book)^ il essaie de suivre par la pensée Tâme de ce réprouvé ; mais il détourne sa face alors qu'elle arrive « dans cette région triste, obscure et secrète où Dieu défait une âme afin de la refaire, car sans cela il l'aurait faite d'abord en vain, ce qui ne doit pas être * » .
Mais comment la refaire ? Par la torture physique ? par la damnation et le feu éternel ? A Dieu ne plaise. Le châtiment ne serait ni juste ni utile. Le chameau battu par son maître pour avoir mordu à la botte de foin appétissante qu'il lui tendait a le droit de lui faire des reproches amers. (The Camel-Driver. — Ferishtah^s Fondes,) Ixion, puni par Zeus, se fait dans ses torturesJ!accusateur et le juge de ce créateur de l'enfer. Le châtiment n'est justifié que s'il sert à empêcher de nouvelles fautes. Or quelles fautes reste-t-il à commettre dans l'enfer ? Pourquoi, de plus, torturer ainsi un être faible et chancelant, et que Dieu a créé tel ? Que ne lui donnait-il d'abord la force d'être vertueux ? Lorsque le méchant se repent, Zeus, qui voit si le repentir est sincère, n'a donc nul besoin de frapper. Ixion luimême, quand il régnait en Thessalie, n'eût point commis de telles injustices. Maintenant, ennobli par ses souffrances, il devient le supérieur d'un dieu de vengeance et de cruauté. (Ixion, — Jocoseria.)
L'enfer des Églises orthodoxes est une insulte à Dieu même. Doctrine épouvantable dans son absurdité :
Après la mort, la vie : l'homme créé de nouveau, ingénieusement rendu parfait maintenant, tandis que lorsqu'il fut créé d'abord avec amour, il était loin de la perfection ; l'intelligence remplaçant enfin l'ancienne stupidité ; la mémoire se rappelant toutes les fautes passées, maintenant que le remords est vain, tandis qu'elle dormait inutile au moment où ses leçons auraient pu être prises à cœur... une faculté de souffrance immense conférée à l'âme et au corps ; — Tâme qu'autrefois aucun rêve de componction ne visitait pen-