‹ Quelques aspects de la foi moderne dans les poèmes de Robert BrowningChapitre 45 sur 52 · Forgiveness ? rather grant · texte numérisé non relu

Forgiveness ? rather grant

Forgetfulness I The past is past and lost.

However near I stand in his regard, So much the ncarer had I stood by steps Offered the feet which rashly spurned Iheir help. This I call Hell ; why further punishment ?

(A Camel- Driver. — Ferishtah*s Fancies,) 2 But faults you ne'er suspected,

Nay, praised, no faults at ail — , Those, would you had detected — Crushed eggs whence snakes could crawl I

Je n'ai plus pour le principal coupable aucun espoir, excepté dans la sou- *

daineté même du coup qui va le frapper... J'étais à Naples, une fois, par %y

une nuit si sombre que j'aurais pu à peine supposer qu'il existait quelque ..y/"' \ y

part un ciel, une terre ou un univers. Mais, dans la noirceur de la nuit, un jv ' ^> C éclair jaillit, flamboyant, et la traversa de part en part. Le tonnerre frappa "^, -^'Z

ses coups redoublés ; la terre gémit et le reçut dans toute sa longueur de v • \ j , h

montagnes, ainsi devenue visible, et voilà que s'étendit devant moi la cité ^ , , , .,r populeuse et claire avec ses clochers, et, comme un fantôme sorti de son A'" , r;

linceul, la mer toute blanche. Ainsi un seul coup peut faire éclater la vérité, *•' * , t'^"

Guidola voir un instant et être sauvé *. , \ '

Qu'il la voie un instant et soit sauvé sur la terre, ou qu'il lui H o*^

faille passer par ce lieu secret où Dieu refait les âmes, c'est toujours A'- ' la torture du remords qui l'attend. Mais ce n'est qu'une torture née de la vision claire de sa faute, et d'où sortira son salut final.

Encore moins que de l'enfer trouvons-nous une définition complète du ciel. Browning aime mieux nous dire ce qu'il ne sera pas que ce qu'il le croit être. Ce ne sera point le ciel orthodoxe, immuable et éternel, l'état de Tâme parfaite, abîmée dans la contemplation de Dieu. Ce serait pour nous l'arrêt du progrès, la satiété, l'état du monde de l'étoile Rephan, d'où toute âme forte et noble doit désirer sortir pour venir sur la terre. Le paradis de Browning n'est pas un idéal d'Oriental oisif, trouvant le suprême bonheur dans une contemplation inactive du but atteint. Il eût encore mieux aimé le paradis des Germains barbares, avec ses combats et ses victoires incessantes. Il ne lui faut point l'arrêt et le repos, mais l'effort constant.

Dieu est à l'infini. Le bonheur suprême, c'est de se sentir toujours avancer vers lui, par un développement continuel, par une lutte d'où l'on sort triomphant pour en recommencer une autre ; c'est de

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