‹ Quelques cas de maladies osseuses raresChapitre 12 sur 24 · EN NE · texte numérisé non relu

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gommes centrales, avec leur zone de condensation osseuse périphérique, pourraient ressembler à l’image de la cavité médullaire de notre os avec ses pseudologettes entamant plus ou moins les corticales épaissies.

Il y a cependant, contre l’hypothèse de la spécificité osseuse, ce fait que, si la corticale externe de l'os est épaissie, elle ne présente pas, avec son aspect pommelé, ses fissures longitudinales, ses zones de raréfaction, ses limites mal marquées, l’image de la périostite syphilitique, qui est celle d’un os non seulement épaissi, mais de structure homogène.

Malgré quelques causes d'erreur, nous avons vu, dans l’exposé précédent, qu'il est un peu artificiel étant donnés tous les arguments que nous avons en faveur de la maladie de Paget, de vouloir faire une discrimination avec d’autres maladies à caractères radiologiques approchants.

Nous l’avons esquissée cependant, car si nous avons eu ici affaire à des formes typiques, il est des cas où l’on devra se poser toutes les questions que nous avons envisagées ici, et, Cela Sans pouvoir toujours faire un diagnostic précis.

Si nous avons insisté, enfin, un peu longuement sur les caractères radiologiques de l’os pagétique, c'est pour ne pas avoir à y revenir lorsque dans les observations suivantes se posera la question du diagnostic avec la maladie de Paget.

Observation III

Le malade, un jeune homme de dix-huit ans, ne présente pas d’antécédents notables, sauf une affecüon oculaire qui aurait peut-être été une kératite. Son père avoue la syphilis. Sa mère, bien portante, a eu cinq enfants dont il est l’aîné ; le second serait mort pendant la grossesse, à la suite d’une contusion ; les trois derniers sont en bonne santé.

Cet enfant n'aurait jamais eu une démarche parfaite ; il a été vu en 1915, à l’âge de neuf ans, parce qu'il marchait mal. L'examen fait à cette époque fut négatif.

Le 29 juin 1917, l'enfant est ramené au Professeur Nové-Josserand parce qu'il boite manifestement à gauche, sans éprouver de douleurs. On note de ce côté une atrophie de un centimètre sur tous les segments du membre, mais pas de différence de lonœueur. Les mouvements de la hanche sont libres, mais avec une très légère limitation de l’adduction et de la rotation. En raison des antécédents héréditaires, on ordonne un traitement mercuriel.

Le 6 juillet 1917, l’état est stationnaire. On signale seulement une douleur passagère à la hanche et au cou-de-pied.

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Pendant les années suivantes il ne s’est rien produit de nouveau, l'enfant ayant continué à présenter des douleurs intermittentes n'ayant pas un caractère nocturne et continuant le traitement spécifique.

En 1919, on découvre une déformation de la hanche gauche. L'examen révèle une hyperostose accentuée du trochanter et de la partie supérieure du fémur. La hanche reste libre. Il n’y a pas de modification de longueur du segment de membre.

Le malade est revu pour la dernière fois le 7 novembre 1924. I] a eu chaque année, en mars, une crise douloureuse assez forte pour faire cesser tout travail, mais non pour empêcher complètement la marche. Cette crise douloureuse dure en général trois semaines et n'a pas de caractère nocturne : elle est due probablement à de légères infractions.

La boiterie reste légère, mais la déformation s'est accentuée, le fémur formant une crosse marquée et présentant un raccourcissement de quatre centimètres. Les mouvements de la hanche sont libres, sauf l’abduction qui est nulle. |

Il a fait cependant encore trois cures de traitements spécifiques avec du 606 et du mercure.

Le malade a été perdu de vue depuis.

RADIOGRAPHIE

Nous possédons trois radiographies de ce malade, prises respectivement à l’âge de quatorze, quinze et dix-huit ans. Chacune présente un aspect très différent, aussi les décrirons-nous dans l’ordre chronologique.

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