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lésions céphaliques qui en sont un des caractères constants ne se retrouvent pas ici. L’inversion dans les rapports des différents segments de membres entre eux fait aussi défaut. Enfin, pour ce qui est des caractères de la main, que nous avons dit être les plus constants et les plus particuliers à la dyschondroplasie, nous voyons qu'ils n’ont aucun rapport avec la « main en trident » de l’achondroplasie.
Nous ne saurions mieux terminer cette brève discrémination entre les deux affections qu'en citant le paragraphe de la Thèse de Molin ayant trait à l’examen comparé des Radiographies des deux affections :
« De part et d'autre, on trouve aux extrêmités des os longs et courts des zones cartilagineuses, mais il faut reconnaître que, tandis que chez l’achondroplasique le cartilage juxta-épiphysaire est le siège exclusif des retards d’ossification, chez le dyschondroplasique, les mêmes zones cartilagineuses bien plus épaisses ont une tendance très marquée à l’envahissement de la diaphyse. »
Observation VI
La malade est une femme de 62 ans, dans les antécédents de laquelle on relève qu'elle appartient à une famille de dix enfants dont la plupart sont morts en bas âge ; une de ses sœurs est décédée de tuberculose pulmonaire ; une autre d’une maladie d'estomac ; une autre sœur enfin boite : Elle aurait toujours eu, une jambe plus courte et l’autre « tordue ». La malade ne connaît pas d’autres cas de maladies osseuses dans sa famille.
Personnellement, elle signale que dans son enfance elle tombait facilement, mais marchait normalement. A l’âge de 13 ans, elle a été renversée par une voiture. Elle se serait fait à ce moment, une lésion de
à la hanche gauche. Il est à
noter qu'elle n’a pas gardé le lit et a pu continuer à marcher, mais qu’à partir de cette époque la croissance s’est arrêtée. Elle a été réglée à 16 ans 1/2. Depuis cette accident elle boitait un peu et souffrait quand, étant assise, elle se mettait à marcher.
A l’âge de 16 ans, elle fit une chute accidentelle et on crut qu'elle s'était luxée la hanche. Elle a été endormie et un médecin a cherché, sans y parvenir,
à faire une réduction. Après un an de gouttière, elle a
A iles
pu recommencer à marcher malgré un raccourcissement, mais péniblement et en boïtant.
Pendant la convalescence d’une fluxion de poitrine, à 19 ans, la hanche droite a commencé à s’infléchir. A noter qu'à cette époque la malade était sujette à faire des subluxations du genou.
Depuis lors, l’état de la malade s’est aggravé lentement. À 25 ans, elle a fait un séjour à l’Hôtel-Dieu et l’on a parié d’arthiite et de faire de l'extension. Elle avait de l’œdème des deux jambes et elle est restée deux ans sans marcher. Puis elle a repris la marche à la suite du traitement de Kneïpp.
Ménopause à 45 ans. Vers 50 ans, apparition de douleurs sciatiques droites ; la marche est devenue de plus en plus difficile, impossible sans canne ou sans l’aide d’une chaise.
A 61 ans, elle a commencé à souffrir de l’avantbras droit qui, sans qu'il y ait eu traumatisme, a commencé à s'infléchir.
Quelques mois plus tard, elle s’est fracturée la cla- -vicule en faisant effort avec le bras gauche pour monter dans son lit.
Cliniquement cette fracture de la clavicule est consolidée avec un cal un peu gros. Il existe une incurvation de la diaphyse radiale gauche à sommet postérieur. Il s’agit d’une coudure brusque, sans mobilité anormale, mais donnant une sensation de fracture mal consolidée. Cette coudure aurait augmenté récemment à l’occasion d’un effort.
Il existe un genu valgum plus accentué à droite et une incurvation du tibia à convexité interne.