IMPARTIALITÉ
L'enfant, comme tous les simples, a le sentiment inné de la justice et ne pardonne pas la pärtialité. Il faut que le maître incarne le droit et la justice dont il doit être le symbole. Si le maître témoigne des préférences, il faut que ee soit en faveur des déshérités, des dis: graciés, des inférieurs de la fortune et du talent. II ne faut pas que l’enfant puisse remarquer envers lui de la part du maître une sévérité outrée comparée à celle employée à l'égard des autres dans des circonstances ana-
4 “ précédemment. II constate facilement alors qu'on viole la justice et qu’on en brise l'équilibre. S'il y a ‘faveurs, il faut qu elles soient l'expression du droit et que tous peuvent comprendre ; encore faut-il À a soient très rares, car il y a toujours
anger de fausse interprétation. Devant un groupe, il faut éviter toutes sympathies, personnelles, toute manifestation de préférences qui n’ont d’autres raisons que l’amitié naturerelle. Les élèves ne les supportent pas; l'œil de l'enfant est généralement très subtil; ces préférences sont toujours dangereuses, facilement compromettantes, et sérieusement condamnées par les maîtres de la pédagogie. Alors pour l’enfant le maître n'incarne plus le droit et le devoir dont il doit donner l’exemple, s’il veut garder son influence et son prestige.